‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 4)Chapitre 11 sur 179 · LK CULTE DE DRUSLS A ATHÈNES · texte numérisé non relu

LK CULTE DE DRUSLS A ATHÈNES

éponymes d'Athènes, tels que Xénon, Q. TrébeJlios Houphos et Mithridate^ furent en même temps les prêtres de ce prince ^

*) Cf. BôcKH, C. L Gr., vol. I, no 181, p. 312 sqq. et n- 264. Mbier. (Gomm. Eplgr.). Index archont. epomjm. s. v. Mithr. Trebell. et Xenon. — Mais nous ne saurions dissimuler que presque toutes ces indications n'ont dans le texte qu'un caractère absolument douteux; à proprement parler, il n'y a encore présentement qu'un point bien établi : c'est qu'il existait à Athènes, dans la période ancienne de l'époque impériale, un culte de Drusus, et que différents archontes éponymes apparaissent comme prêtres de Drusus. A une ou deux exceptions près, les érudits actuels reconnaissent dans le prince objet de ce culte Drusus le Jeune; notamment Bockh, ibid. Ellis- ZEN, Zur G esch. Athens, II, p. 30. Meier, ibid., et Gomm. Epigr.y II, p. 72. Par contre K. Keil (Sched. Epig., pp. 43-45 et Rhein. Museum, XVIII (1863), p. 96) considère ce Drusus comme l'aîné, par conséquent comme le célèbre frère de Tibère; Cette opinion est partagée par Westermann dans Pauly, R. £., t. I, 2e édition, p. 1464. Elle n'est pas en elle-même vraisemblable à priori; mais elle trouverait, cela est certain, une puissante confirmation dans le cas où l'inscription fragmentaire que Keil étudie dans le Rhein. Mus., XVIII, p. 56 et suiv. et dans laquelle un archonte éponyme, Alcon ou Lacon, apparaît également comme prêtre de Drusus, devrait réellement être placée à l'époque de l'empereur Auguste, c'est-à-dire* dans la période comprise entre l'an 9 av. J.-C. et l'an 14 ap. J.-C. — Il y a plus de doutes encore sur la durée du culte de Drusus à Athènes. Bôckh et Meier, op. cit., se refusent absolument à admettre que ce culte ait continué après Tibère, notamment sous les dynasties qui suivirent la dynastie Julia Claudia, ce qui est à la vérité très peu vraisemblable, si l'on doit considérer Drusus comme le fils de Tibère. C'est pourquoi aussi Meier [Ind. Arch. s. v.) pense qu'il n'y a pas identité entre l'archonte Leucios VibuIIios (OOiêouXX'.oc) Hipparchos, mentionné dans Boctcn, C. I. Gr., vol. I, n» 376, p. 437, lequel, dans un texte plus complet de cette inscription {Ephem. Arch., n" 1385, p. 864. Rhein. Mus., XVIII, p. 66), apparaît également comme prêtre de Drusus, et l'archonte du même nom mentionné dans Buckh, op. cit., u° 269, que l'on place au temps d'Hadrien ou plus tard encore, et que le premier de ces archontes doit plutôt être placé au temps de Tibère. Keil, par contre (et après lui Westermann, op. cit.)y est d'un autre avis. Pendant que, d'une part, des inscriptions lui permettent de citer d'autres Athéniens encore qui étaient en même temps archontes éponymes et prêtres de Drusus, p. ex. p. 64, Anaxagoras {Ephem. Arch., n° 3612, p. 1866), Titos Phlabios Alcibiades {Eph. Arch., n« 4008, p. 2004, lequel, à raison de son nom de Phlabios, doit peut-être se placer au temps de la dynastie flavienne), il revendique (p. 66), par des motifs de forme, L. VibuIIios Hipparchos, ci-dessus nommé, avec son inscription, pour le temps d'Hadrien et des Antonins, jusqu'auquel ce culte, par suite, se serait également perpétué. — Dans cette hypothèse, Keil, p. 67, d'une part, révoque en doute (contre Meier, Gomm. Epigr., II, p. 11) le changement annuel de ces prêtres; d'autre part, p. 66, il déclare que l'on ne peut croire à un lien permanent entre l'archontat et le culte de Drusus : d'après lui, le cumul fréquent de cet office avec l'archontat est purement fortuit, parce que, dit-

* V. cependant l'archonte et prôhe de Drusus Thrasyllcs sous Claude: dans Philistor. IV 4, p. 332 sq., 1 ; Plôlologus. Will (1800;, p. iU. " -

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