TRAVAUX DES NOUVEAUX PANHELLÈNES
Hadrien lui-même et ses successeurs tinrent pleinement compte de ces dispositions des Grecs ; ils traitèrent les athlètes et les sociétés d'athlètes ambulants avec beaucoup de bienveillance. Nous citerons notamment, dans le nombre des sociétés de ce genre, celle que favorisèrent à un haut degré Hadrien et Antonin le Pieux, la grande « société des athlètes dévots à Héraclès et couronnés dans les jeux sacrés* )), et aussi, sous le successeur d'Hadrien, le collège qui avait pris son nom de l'empereur Antonin, collège d'artistes dramatiques ambulants qui honoraient Antonin comme leur « nouveau Dionysos » ^
Les inscriptions de ce temps nous renseignent encore de la manière la plus complète sur la brillante floraison des grands jeux nationaux grecs anciens et nouveaux, des jeux Olympiques, Pythiques, Isthmiques, Néméens et Actiaques, comme aussi des nombreuses fêtes locales^. Parmi ces dernières, le culte et la solennité des Mystères d'Eleusis en particulier prit un essor de plus en plus puissant ; plus les empereurs s'habituèrent à se faire initier à ces saints mystères, plus aussi les Athéniens firent d'efforts pour en augmenter la magnificence et leur donner toujours plus d'éclat \ Les jeux en l'honneur d'Antinoos furent encore célébrés dans le ni° siècle après J.-C. ^ Mais les plus suivis étaient cependant les nouvelles Panhellénies® ; celles-là aussi florissaient encore au
') Cf. Friedlànder, Darstellungen, II, p. 358, et en particulier Bôckh, C. I. Gr., III, p. 779-786, n» 5906 jusqu'à 5913.
-) Bôckh, C. L Gr., I, n« 349. Sur la suite de l'histoire des athlètes chez les Romains, voy. encore Becker-Marquardt, R. A., Y, 1, p. 118 sqq. Friedlànder, Darstellungen, IP, p. 359 sqq. Pauly, R. E., P, p. 2002 sqq, Herodian., III, 8.
3) Sur les jeux locaux, voy. ci-après. Pour les grands Jeux nationaux, voy., par exemple, Philostrat., Heroic, toc. cit. et Bôckh, C. L Gr., no 1068. II, Addend., 1112 sqq., n» 2810 6. III, no« 5804. 5806. 5910. 5913. Cf. aussi la peinture de l'activité turbulente qui régnait dans les hippodromes grecs, dans Dio Chrysostom., (éd. Morell.), Orat. XX, p. 264.
*) Cf. Dittenberger dans l'Hermès : I, 3, sur l'inscription athénienne de Koumanoudis rapportée dans le Philistor, II, p. 238, qu'il reconnaît (p. 404 sqq. et 420) pour le plus considérable des fragments manquant à l'inscription rapportée dans le C. I. Gr., 1, sous les n<*s 118 et 440*
") Cf. Bôckh, nos 248. 283.
•^j Bôckh, nos 1068. 247.