HISTOIRE GRECQUE LOCALE
Enfin, l'histoire locale delà Grèce d'Europe, en tant qu'elle ne se confond pas avec celle des faits et gestes d'Hadrien, n'offre en elle-même qu'un très maigre butin. On ne peut décider si, à propos des tremblements de terre qui ravagèrent la ville de Nicopolis \ il s'agit bien de la capitale de FEpire. En revanche, nous trouvons à diverses reprises des indications qui témoignent de l'activité persistante et inoffensive des fédérations cantonales grecques à cette époque. La confédération achéenne est plusieurs fois mentionnée, dans cette période et dans cellequi la suit immédiatement, comme continuant de subsister ^ ; nous apprenons aussi le nom d'un stratège de la confédération achéenne, personnage très considéré d'Argos (p. 357) ^ et nous faisons également connaissance avec un greffier de cette confédération*. Mégare, par contre, paraît avoir alors appartenu à la confédération béotienne ; du moins, il est fait mention pour cette époque du rhéteur Gains Curtius Proclos de Mégare, qui exerça plusieurs fois la fonction de béotarque * . Nous entendons également parler sous
les passages cités dans Ellissen, Zwr Gesch. Athens, p. 70 ; voy. aussi Keil, Syll. inscr. Boeot., p. 136 sq. ; (ce dernier nomme également, ibid. p. 136, d'après l'inscription de Mégare découverte par Ross, Intelligenzblatt der Allgemein. Litt. Zeitung, 1844, n° 38, p. 307, un a consulaire et épanorthote clarissime )>, Gnasus Claudius Léonticus). Quant au temps où vécut ce Lollianus, Bôckh (C. I. Gr., II, p. 844 sur le n° 3516 ; cf. aussi Addend., p. 1125) le chercherait plutôt aujourd'hui, avec Borghesi, à l'époque de Septime-Sévère ou de Caracalla.
*) Cf. Syncell., éd. Bonn, p. 660 ou 349 P. fin. Euseb. et Hieronym., Chron., éd. Schône, II, p. 166 et 167 (celui-là à 01. 227, 2-3, celui-ci à 01. 227, 4 = de 130 à 132 ou 132 à 133 ap. J.-C). Les villes de Nicomédie et de Nicée en Bithynie furent, dans les premières années du règne d'Hadrien, cruellement éprouvées par des tremblements de terre et restaurées par Hadrien; c'est ce que dit Syncell., éd. Bonn., p. 659, ou p. 349 P. init. cf. Chron. Paschal., éd. Bonn., I, p. 476 ou 203 (V.) fin. Cassiodor., Chronic, éd. Th. Mommsen, p. 636, à l'année 124 ap. J.-C. De même Cyzique;'voy. Malalas, Chronogr., XI, éd. Bonn., p. 279, ou p. 118 (V.) fin. p. 364 (0.). D'après Malalas, ibid., 119 (V.) init. p. 365(0.); cf. Chron. Pasch., ibid., p. 204 init., Hadrien aurait aussi fait relever le colosse de Rhodes.
2) BôcKH, C. I. Gr., I, n« 1307. Pausan., V, 12, 4.
3) BocKH, C. I. Gr., I, n- 1124.
M BôGKH, n» 1307, lig. 9 sqq., p. 644.
») BôcKH, C. I. Gr., l, n« 1058 et p. 728 6. Cf. Kuhn, Rôm.Verfass.^W, p. 73.