‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 4)Chapitre 122 sur 179 · ANTONIN LE PIEUX · texte numérisé non relu

ANTONIN LE PIEUX

Sur une des montagnes qui l'enfermaient, appelée Cynortion ou mont de la chasse (« probablement la hauteur située au sud-est de la vallée, au-dessus du théâtre, sur la route de Trœzènt, hauteur dont le sommet est éloigné d'environ vingt minutes de la vallée d'Asclépios »), se trouvait un antique sanctuaire d'Apollon Maléatas. Antonin le restaura également et le pourvut notamment d'un grand aqueduc et d'une citerne *.

Devenu empereur, ce prince aimable et doux fit paraître à diverses reprises la même prédilection pour les Grecs. Sans doute, Antonin, — après avoir, comme particulier et comme fontionnaire romain, suffisamment appris à connaître, sous Hadrien, les provinces grecques de l'empire, — ne retourna pas, à notre connaissance, en Achaïe comme empereur. Mais, s'il ne combla pas personnellement^ à la manière d'Hadrien, cette province d'une foule de faveurs, il fit cependant largement profiter les Hellènes de sa fidélité au devoir, de son infatigable sollicitude pour le bien de l'empire, non moins que de ses autres vertus de souverain, "universellement appréciées, de son amabilité, de sa douceur, de la sollicitude, de la connaissance des hommes dont il ^faisait preuve lorsqu'il se préoccupait du choix des gouverneurs, pour surveiller ensuite rigoureusement leurs actes et toutes leurs allures, enfin de son excellente administration financière. Comme détail, nous savons qu'il acheva et consacra, en l'an 140 après J.-C, l'aqueduc commencé par son prédécesseur pour amener les eaux vives de Céphisia au nouveau quartier d'Athènes ^

1) Pausan., II, 27, 1. 7. 8. Sur le Cynortion, voy. aussi Bôgkh, C. I. Gr,, 1, nos 1173. 1176 et en outre Gurtius, Peloponnesos, II, pp. 419. 421. 423 sqq. et Leake, Topographie von Athen, 2« édit., trad, all., p. 20 (ces bains conservent encore leur importance au iii° siècle de notre ère; voy. BôCKH, C. I. Grr., I, p. 477 sqq. et p. 914 sqq. sur le n° 511).

2} Cf. Orelli, n** 511. Peut-être est-ce à cet objet que se rapporte également l'inscription, de l'année 140 ap. J.-C, reproduite dans Bôckh, n"347. Sur les travaux qui ont obstrué les restes de cet aqueduc, voy. Ross, Archàolog, Aufs., l, p. 269. Sur les restes qui en subsistent au S.-E. de Céphisia, puis au pied septentrional de TAnchesmos, enfin au pied méridional du Lycabette, voy. i3uRsiAN, p. 343, et cf. Y Erlàuternder Text zu den Karten vonAttikay de Gurtius et Kaupert (1881), fasc. I, p. 8 et II, p. 34 sqq.

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