HÉKODE ET LA DYNASTIE RÉGNANTE
en l'an 143 après J.-C. (en même temps qu'un certain Gains Bellicius ïorquatus), il lui fut encore donné de s'allier aux plus grandes familles de Rome. Hérode avait-il déjà épousé dans sa jeunesse une dame grecque, c'est ce que nous ignorons \ En tout cas, il était certainement veuf à l'époque de son consulat, et il épousa en Italie, après Fan 143, une Romaine riche et de haut rang, Appia Annia Régilla. C'était la sœur d'Appius Annius Atilius Bradua, homme considérable, qui fut plus tard, en l'an 160, revêtu du consulat, et elle était alliée à la famille impériale alors régnante ^ En même temps, les relations d'Hérode avec la cour étaient des plus intimes ; Tempereur Marc-Aurèle entretenait avec lui la correspondance la plus active (p. 371) ; par la suite, lors de l'expédition de son collègue L. Yerus contre les Parthes (p. 373), il recommanda le jeune prince, en l'an 162, à l'hospitalière amitié de son savant ami d'Athènes, et Yerus fut très heureux de descendre dans la maison d'Hérode, où il fut accueilli avec empres-
p. 130 et 132. Il se peut aussi qu'il y ait coïncidence entre l'investiture de cette dignité et l'érection par Hérode, à Rome, de la statue de 1' « Aphrodite armée»; voy. là-dessus Damasc. ap. Phot., BlbL, p. 1046 (éd. Hôschel). OvERBECK, Bie antiken Schriftquellen zur Gesch. der bildenden Kùnste bel den Griechen, p. 459, n" 2367.
*) Que les inscriptions concernant Alcia VibuUia (Bôckh, C. 1. Gr., I, p. 544. II, n° 2371 et p. 293 a. I, n^ 993 [p. 920 b]. Ephem. Arch., n° 3762, p. 1932 = 'EutYp. aXv^v. àv£x5., n» 46. Cf. Keil, op. cit., p. 2102 sqq. Philologus, XXIII, p. 235 sqq.. p. 613 sqq. Rhein. Mus., XVIII, p. 65 sqq. et XXI [1866], p. 383, dans Fr. Lenormant, Inscr. Grœc. inédit, centur. sec. et tert., no 192) se rapportent à la mère d'Hérode, et que le Tib. Cl. Atticos (Julios) Herodianos nommé dans une inscription apposée à une statue élevée au dit personnage par les habitants d'Iulis dans l'île de Céos (BocKH, C. I. Gr., II, n° 2371. Cf. Ephem. Arch.y n° 4006, p. 2003. Suidas, s. V. Keil, p. 2103) soit un frère d'Hérode, ce sont là des faits aujourd'hui démontrés par Dittenberger, p. 77 sqq. Ce frère paraît être mort lui-même peu de temps après. Le Polydeucion qu'Alcia (Bôckh, I, n° 993, p. 920 6. Keil, Philologus, XXIII, p. 235) consacra à Poseidon, à Céphisia (voy. aussi l'inscription placée dans le théâtre d'Athènes et rapportée par Gerhard, Arch, Anz,, 188, p. 263*. Keil, p. 2102), était un affranchi ; voy. ci-après.
*) Pour la chronologie, voy. Franz, op. cit., p. 925 b (921). Le mariage est mentionné dans Philostrat., Vit. Sophist., II, 1, 8, p. 555. Sur la généalogie de Régilla, voy. Bôckh, C. L Gr., III, n» 1820 B. lig. 3-4. cf. 38-40, et Dittenberger, p. 78. Sur les détails, voy. Franz, op. cit., à propos de l'inscription précitée, p. 921. 924, comme aussi, p.. 875, sur le n* 6184. Ellissen, p. 77.