‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 4)Chapitre 144 sur 179 · NOUVELLE PROSPÉRITÉ DE LA GRÈCE · texte numérisé non relu

NOUVELLE PROSPÉRITÉ DE LA GRÈCE

de laine avait pris un grand essor \ notamment à Pollène ; le travail du byssos d'Elide (espèce de coton herbacé)*, fin et d'un prix très élevé, dans les grandes fabriques de Patra'. ^, était toujours très lucratif. C'est à des branches d'industrie tout à fait semblables (cf. p. 208) que sous les Antonins les îleS;, Anaphé* notamment et Amorgos (la ville de Minoa spécialement) ^ doivent leur charmant aspect de prospérité. Les bains, les établissements médicaux de la Grèce, grands et luxueux, notamment l'Asclépiéon d'Epidaure (p. 362), dont la renommée s'étendait au loin, brillaient alors d'un éclat toujours croissant ^ Comme au temps de Plutarque, le mouvement des voyageurs étrangers continuait, nous Favons dit, de faire affluer le numéraire dans le pays; « enfin la longue durée pendant laquelle la culture des arts se maintint en Grèce à un niveau élevé est attestée notamment par les ouvrages en marbre et les inscriptions appartenant aux somptueux édifices nouvellement construits, aux temples et aux statues des empereurs romains )>.

Mais la meilleure source d'informations à cet égard est

golfe Crisaïque (Pausan., X, 37, 3); dans les eaux de la Laconie (Pausan., III. 21, 6) ; dans les eaux de Gyaros (Lucian., Toxaris, 18). *) CuRTius, Peloponnesos, I, pp. 84 et 480. 493. 494.

2) Pausan., V, 5, 2. VI, 26, 4. Plin., iV. H., XIX, 1, 4. Curtius, II, pp.

10 sqq. 95.

3) Pausan., VII, 21,7.

*) Ross., Archàologische Aufsàtze, II, p. 506.

^) Ross, op. cit., pp. 635 à 638.

^) Il faut ajouter aux indications données plus haut (pp. 212 sqq.) sur les stations de bains grecques, celles de Pausanias (VIT, 3, 2 et 5 ; 5. 6. et IV, 35, 6) sur les stations qui florissaient de son temps (et autres curiosités) en lonie. Nous voyons aussi par Lucien quel rôle jouait en Grèce, alors comme à l'époque de Plutarque, le corps médical que mettait particulièrement en relief, à ce moment même, la gloire du grand Galien (voy. par exemple ce qui est dit d'Archibios (Lucian., GalL, 10), d'Antigone {Philopscudes,6 sqq.), d'Alexandre (De morte peregrin., 44), de Dionicos [Convlv. s. Lapith., 20)^

11 est vrai que ces be aux côtés ont leurs ombres à plusieurs points de vue ; et nous trouvons par exemple des traces de fâcheux charlatanisme dans la manière dont la profession de médecin était alors exercée par plusieurs de ses représentants (cf. Bernhardy, Griech. Litt. Gesch., I, pp. 625-626), sans compter la multitude de pratiques aussi sottes que superstitieuses, de remèdes sympathiques et de recettes ridicules qui avaient cours alors, même chez les gens éclairés, et auxquelles on attribuait une vertu curative magique (Lucian., Philopseucles,7 sqq. Cf. Deor. condl., 12).

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