CULTES DE L ATTIQUE
ses antiques familles sacerdotales, toujours très honorées et très considérées, avec celles surtout que leur fonction faisait participer aux cérémonies d'Eleusis \ que Ton pouvait encore trouver, abstraction faite des grands jeux nationaux^ la plus forte part de la vie religieuse antique. C'est là aussi que les prêtres eux-mêmes aimaient encore tout particulièrement à s'imposer des sacrifices, lorsqu'il s*agissait de restaurer de leurs propres deniers les sanctuaires de leurs divinités * ; ainsi notamment, vers l'an 50 ap. J.-C, Diophane, prêtre d'Asclépios, reconstruisit à ses frais le sanctuaire de la sienne, et de même (vers le temps de Septime-Sévère), un Bouzyge, prêtre de Zeus , se conformant à une prescription de l'oracle de Delphes, remplaça à ses frais la statue de Pallas assise au tribunal du Palladion. Mais c'étaient toujours les mystères d'Éleusis, très prisés à l'époque, qui brillaient du vif éclat ^ Les seuls qui rivalisassent encore avec eux * étaient ceux de Samo-
nysos à Athènes) et complétant de la manière la plus utile ce que nous savons de la vie cultuelle si intense des Athéniens. Voy. dans Schômann, Griech. Alterthûm.., II, pp. 516-520, les confréries grecques fondées en vue d'un culte ; entre autres à Athènes : les Sarapiastes (Bôckh, C. L Gr., I, n« 120; les Éranistes (Bockh, n° 267. Gu-rtius, Inscr. Att.^ XII, n"» 7, 10. 23. Ross, Demen, n° 18, 50). Mentionnons encore, au moins, l'étrange sacrifice d'un cheval sur le tombeau de Toxaris, dont parle Lucien {Scyth.f2),
*) Cf. plus haut p. 378, et voy. entre autres Philostrat., Vit. Sophist. y II, 10, 2, p. 587; 20, l,p. 601.
2) Cf. Philologus, XXIV (1866), p. 463 sqq. et Bockh, C. L Gr., I, n« 491, p. 473.
•') Cf. p. 276, 1, et voy. Galen. éd. Kûhn, IV, 361. Pausan., V, 10, 1. ScHôMAiNN, ibid., p. 382 sqq. Lugian., Cataplus s. Tyrann., 22, et Aristid. (ed Jebb.) Or. XIII, Panath., p. 189. 2^6. et Or., XIX, p. 415.
*) Pour les mystères, voy. aussi entre autres : Mystères d'Arlémis sur le mont Gnacalos près de Caphyse en Arcadie (Pausan., VIII, 23,3); Mystères de Dionysos, près Mélangeia, dans les montagnes qui séparent Manlinée de l'ArgoIide (Pausan., ibid., 6, 2); Mystères de la Démêter d'Eleusis à Phénée (Pausan., ibid., 14, 8 fin. 15, 1) ; Mystères de Dionysos à Hérœa (Pausan., 26,2); Mystères des « Grandes Déesses » à Bathos sur l'Alphée (Pausan., 29, 1), à Megalopolis (31); Mystères de Despœna (Pausan., 37, 5); Mystères de Zeus sur le mont Lycée (Pausan., 38, 5), qui comprenaient peut-être encore même des sacrifices humains (Curtius, Veloponnesos, I, p. 302) ; Mystères des « Grandes Déesses » dans le bois de cyprès de Carnasion, près des ruines d'OEchahe en Messénie (Pausan., IV, 33, 5) ; Mystères de Dryops à Asine en Messénie (34, 6 fin.) ; Mystères des Cabires près de Thèbes (Pausan., IX, 25, 5 sqq.); Mystères de Dionysos à Amphicléa en Phocide (Pausan., X, 33, 5); Myslères des avaxe; TcaîÔeç à Amphissa (Pau-