ORACLES
nias nous apprend notamment que, parmi les localités depuis longtemps célèbres par leurs oracles dans la Grèce européenne proprement dite (pour ne pas parler de l'Asie-Mineure) , Dodone existait toujours avec son chêne sacré et son temple (cf. 1. 1, p. 483, 3), et qu'il y était aussi, jusqu'à un certain point, rendu des oracles '. En même temps florissaient toujours près de Delphes, sur le territoire phocidien, l'oracle de Dionysos à Amphiclea% répondant par des songes, et en Béotie le vieil oracle de Trophonios à Lébadée , où avait cours encore toute une multitude d'usages antiques du caractère le plus étrange et le plus solennel ^ Dans le Péloponnèse fonctionnait toujours, du temps de Pausanias, Toracle d'Apollon Diradiote, dans son temple sur la montagne de Diras (plus exactement^ dans renfoncement entre les montagnes de Larisse et de Diras), sur le chemin de la ville d'Argos à la citadelle de Larisse. C'est là qu^me vierge annonçait les prédictions du dieu ; tous les mois un agneau était immolé de nuit, et c'est son sang, goûté par la voyante, qui engendrait chez elle l'enthousiasme*. L'oracle d'Apollon, dans l'île de Délos, paraît également^ avoir encore été en activité à cette époque ^
*) Pausan., VIII, 23, 4. I, 13, 2 et 17, 5; à la vérité, cet oracle (cf. LuciAN., Icaromenipp., 24) était bien déchu. Wolff, op. cit., p. 13. MoMMSEN, Rom. Gesch., V, p. 273, 1.
') Amphicléa (Pausan., X, 33, 5).
3) Voy. dans Pausanias (de IX, 39, 4 à 40, 1) l'histoire extrêmement détaillée de cet oracle et les questions qu'on lui adressait. Pausanias avait lui-même {ibid. j 39, 5 fin.) consulté Trophonios; cf. aussi Philostrat., Vit. Apollon. Tyan., VIII, 19, p. 363 init. Lucian., Bial. mort., 3. Beor. concil.i 12. Necyom., 22. Aristid. (éd. Jebb.) Oi\ VII, p. 45. Maxim. Tyr., Diss., XXVI init., p. 264 éd. Davis, et Tertlillian., De anima, 46. Cf. BuRSiAN, Geogr. von Griechenland, I, pp. 206-209.
*) Pausan., II, 24, 1. Curtius, Peloponnesos, II, p. 362.
^) LucAN., Pharsal., VI, 425. Lucian., Bis accusât., 1. Cf. Maxim. Tyr., Diss, XXV, p. 254 éd. Davis.
*) Des centres d'oracles moins importants subsistent toujours (Wolff, op. cit., pp. 29. 30. 31 sqq.) Oracle d'Apollon Spodios à Thèbes (Pausan., IX, 11, 5). Sanctuaire d'Héraclès dans le village d'Hyettos, près de Copae et d'Orchomène en Béotie (Pausan., IX, 24, 3). Oracles oniromantiques d'Amphiaraos à Oropos et de Pasiphaé en Laconic (Tertullïan., De anima, 46. Pausan., I, 34, 2 et 3. Cf. ci-dessus, pp. 217. 259. Wolff, p. 32). Oracle de la Nuit à Mégare (Pausan., I, 40, 5. Mionnet, II, 143, n° 133 sqq.). Puis en Laconic l'oracle oniromantique près du temple d'Ino (ou plutôt, d'après Wolff, p. 32, de lo = Isis) entre Thalamœ et OEtylos (Pausan., III,