‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 4)Chapitre 171 sur 179 · PROSPÉRITÉ DE LA GRÈCE · texte numérisé non relu

PROSPÉRITÉ DE LA GRÈCE

n'est en aucune façon devenue insignifiante, qui fait présentement de sérieux progrès sous l'action d'une suite de souverains pleins de bienveillance, aussi heureuse que cela était alors possible^ se meut dans les villes anciennes et nouvelles de la Grèce, au milieu des magnifiques monuments du passé, au milieu des nouvelles et splendides créations du ii® siècle ap. J.-C, dans une paix habituelle et profonde. Les anciens éléments de division entre les villes et les races sont de plus en plus voués à l'oubli ; mais l'ensemble de la nation hellénique en Achaïe conserve dans ses nombreux membres, avec une fidélité et un attachement touchants, et les innombrables monuments de l'antiquité, en tout genre, et aussi presque tout ce qui a été sauvé, tout ce qui a pu traverser l'époque destructive précédant la bataille d'Actium des restes et des traditions de sa vie antique, mœurs, institutions, cultes, dialectes et usages. On sait toujours, et même à un plus haut degré aujourd'hui , arracher sous ce ciel serein aux misères de l'existence des jours et des heures où une parcelle de l'éclat radieux des temps antiques revient illuminer le pays et le peuple des Hellènes. Des fêtes et des jeux de toute espèce, anciens et nouveaux, donnent à la vie de cette génération une clarté particulière de coloris, auquel l'actif mouvement de ses philosophes, et bien plus encore la pompe luxuriante que ses sophistes étalent dans leurs discours comme dans leurs actes, ajoute une série de tons des plus divers. En effet,, ce nouveau genre de culture littéraire, toute de forme, répandue d'abord en Europe , l'est maintenant dans tous les pays de langue grecque. Même la Macédoine, ce pays jadis bien peu porté vers la littérature , met aujourd'hui en ligne ses savants, parmi lesquels on peut nommer , du temps d'Antonin le Pieux et de Marc-Aurèle, Polysenos *, rhéteur et juriste, connu aussi comme écrivain militaire, et le rhéteur Nicostratos*,

*) PoLY.EN., De strategem., proœm. lib. T. Suidas, s. v. GuNxOiN, p. 153, à l'année 163 ap. J.-G.

2) Suidas, s. v. Bôckh, C. L Gr., II, no 2529, p. 394. Clinton, p. 153. 155, à Tannée 164 ap. J.-G. Gf. Philostsat., VU. Sophist. y II, 31, 1 fin., p. 624. ScHOL. Lucian., V, p. 161. Syncell., p. 353 b (P). Papinian., in Digest., XXXIX, 5, 27. (Voy. encore Philostrat., Vit. Sophist., II, 30, 1 init. p. 622).

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