‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 4)Chapitre 25 sur 179 · ROMANISATION DE LA GRÈCE · texte numérisé non relu

ROMANISATION DE LA GRÈCE

Par contre, il est jusqu'à un certain point possible, pour cette période et celle qui suit immédiatement, de se faire une idée du développement intellectuel delà Grèce, au moins dans ses traits généraux. Ce qui est d'abord très caractéristique, c'est que, depuis la fondation du principal des Césars, les mœurs et les éléments romains prennent une extension et une influence toujours croissantes sur le sol hellénique. Sans doute, il n'y avait pas à penser en Grèce, à beaucoup près, à une romanisation semblable à celle de l'Espagne, de la Gaule et de la vallée du Danube; cependant les Hellènes furent, eux aussi, hors d'état de se soustraire complètement à la puissance de nivellement exercée par le césarisme. Aux nombreux Romains et Italiens qui, déjà avant Auguste, s'étaient établis et vivaient en Achaïe aussi bien qu'en Crète, en Asie et en Macédoine, s'étaient en effet ajoutées les grandes colonies romaines (t. I, p. 458 et suiv.), et, s'il est vrai qu'avec le temps leurs habitants italiens s'hellénisèrent déplus en plus, au moins extérieurement*, ils introduisirent aussi de leur côté^ à un degré immédiatement très appréciable, les mœurs italiennes sur le sol hellénique. C'est ce qu'il était déjà possible de reconnaître extérieurement aux ouvrages d'architecture romaine, conduites d'eau, bains, villas % qui s'élevaient en foule même en dehors des colonies romaines et de leur territoire, et se naturalisèrent en Achaïe. « Jusqu'à présent, dit un des hommes qui connaissent

des remerciements ou des marques d'honneur pendant la durée même de la fonction et dans l'espace des soixante jours suivants (DioCass., LVI, 25). Toutefois, à la longue, cette défense ne fut guère respectée ; puis elle n'excluait pas les deputations dont nous parlons, pourvu que l'on se tînt au terme fixé, et ces deputations même étaient l'expédient auquel on avait recours à raison précisément de la défense ». Ad. Schmidt, Geschichte der Benkund-Glaubensfreiheit im ers ten Jahrhundert der Kaiserherrschaft , p. 362.

i) C'est ce qui est dit, par exemple, de Corinthe même, dans Dio Chrysos- TOM. (éd. Morelli), orat. 37 {Corinthiac), p. 461, c. : « Ilapà û(jlTv jjiev, ot t *Pa)[xaîO(; wv àçYjXXYjv taôr^ , w (TTiôp yj Traxp't ç yi ûasTÉpa» (c'est-à-dire Corinthe) ; et cf. Becker-Marquardt, B.. A., III, \, p. 307.

2) Ainsi, par exemple (d'après Curti us, Pdop., t. I, p. 83. 485. 495; t. II, p. 161 et suiv.), pour ne parler que plus tard, en leur temps, des localités célèbres, les ruines des thermes de Loutron sur la côte du territoire de Pellène ; les ruines en briques des thermes et de la villa romaine, près de Thuria, en Messénie, et d'autres encore ; et pour l'île de Lesbos, voy. GoNZE, ReiseaufLebos, p. 3. 4. 51. 52. 55 suiv.

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