‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 4)Chapitre 7 sur 179 · LE CTTLTE DES EMPEREURS EN ACHAÏE · texte numérisé non relu

LE CTTLTE DES EMPEREURS EN ACHAÏE

rial l'ampleur qui en fit, en Asie par exemple et en Bithynie, une véritable religion. Le culte qu'on a appelé le u néocorat » — culte qui se propage et se met en évidence, notamment depuis le temps de Néron — fleurit principalement en Asie, et plus tard en Macédoine, pour atteindre, surtout sous les Antonins et après eux, des proportions toujours grandissantes ; mais, à notre connaissance, il ne put s'implanter en Achaïe. Sans parler du culte de Jules César et d'Auguste, nous voyons assurément plus d'une fois en Achaïe un culte et des prêtres en l'honneur même des empereurs vivants; l'empereur et l'impératrice, ou d'autres membres de la dynastie sont tantôt personnellement honorés comme des dieux et des déesses, tantôt identifiés avec les types de divinités depuis longtemps adorées (les impératrices et les princesses surtout avec Démêter) ; il ne manquait pas non plus en Achaïe de temples des empereurs (cf. tomel, pp. 483 et suiv.) ; mais, dans l'ensemble, le culte des empereurs n'avait pourtant pas pris en Achaïe les mêmes proportions monstrueuses qu'en Asie ou dans les autres pays hellénisés de l'Orient. L'expression prédominante de l'hommage des Grecs d'Achaïe, ce sont plutôt les statues, les inscriptions en l'honneur de l'empereur, divin ou divinisé [divus), l'identification du ou des personnages célébrés avec un dieu ou une déesse, et, de plus en plus, une prédilection particulière pour des jeux solennels en l'honneur de tel ou tel empereur. Il n'en est pas moins vrai que la profonde dégénérescence de cette race n'est précisément ici que trop facile à constater; le culte des empereurs se présenta sous une forme plus raffinée, mais le sentiment religieux du peuple n'en dut pas moins de ce côté aussi — cela est facile à comprendre — être toujours plus profondément ébranlé \

^) Sur le Néocorat v., d'une manière générale, Becker-Mauqijardt, iî. AU., t. lïl, 1, p. 269, etPiŒLLER, Mm. Mythologie, 2eédit., p. 794 et suiv. EcKHEL, D. iY., IV., p. J88 sqq. ; et, en particulier (outre Marquardt, Cyzicus, p. 84 et suiv.), J. H. Krause, Neocorus, p. 4-93. Spécialement (notamment depuis Caracalla) pour la Macédoine, v. Eckhel, D. lY., IV, p. 292; MiONNET, I, p. 458 sqq. Suppl. III, p. 12. 13. 39. 223. 231. II, p. 8 sqq. ; Preller, p. 795; Krause, p. 39. 55. 68 sqq. 75. Le nom de Neocoreites se rencontre dans Bôckh, C. I. Gr., t. I, n* 1585. Cf. Mommsen, Rimische Qeschichte, vol, V, p. 319. La ville qui possède un temple dédié

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