‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 4)Chapitre 96 sur 179 · D'HADRIEN A SEPTIME SÉVÈRE · texte numérisé non relu

D'HADRIEN A SEPTIME SÉVÈRE

La Grèce sous Hadrien. — Hadrien et les Grecs, — Voyages d'Hadrien. — Bienfaits d'Hadrien. — Villes grecques secourues par le prince. — Route de l'isthme et aqueduc de Corinthe. — Hadrien et les Athéniens. — Législation. — Indigence des Athéniens. — Édifices construits par Hadrien à Eleusis et à Athènes. — L'Olympiéon et la Nouvelle-Athènes. — Les Panhellénies. — Culte d'Hadrien chez les Grecs. — Culte et honneurs décernés à Hadrien dans Athènes. — Statues de l'empereur. — Culte d'Hadrien. — La constitution ; les archontes et les stratèges. — La tribu Hadrianide. — Culte d'Antinoos. — Relèvement du pays et développement des jeux solennels depuis Hadrien. — Les Panhellènes. — Timocrate d'Argos. — Les gouverneurs romains. — Chroniques locales des villes grecques. — L'Achaïe sous Antonin le Pieux. — Épidaure. — Le droit de succession. — Pallantion. — Tremblements de terre. — Honneurs décernés à Antonin. — L'Achaïe sous Marc-Aurèle. — Marc-Aurèle et les Grecs. — La guerre des Parthes ; peste et tremblement de terre. — Vie d'Hérode Atticos. — La Grèce sous Marc-Aurèle et Commode. — L'Université d'Athènes. — Agissements de Commode. — L'Achaïe sous Septime-Sévère. — Guerre entre les prétendants à l'empire. — Ruine de Byzance. — Septime-Sévère et les Grecs. — Honneurs décernés à Septime-Sévère. — Situation intérieure de l'Achaïe. — Pausanias. — Lucien. — Situation matérielle de l'Achaïe. — Statistique de la Grèce. — Antiquités grecques : les reliques, les dialectes. — Constitutions et coutumes delà Grèce. — Jeux locaux et nationaux. — Anciens cultes. — Mystères et oracles. — État des mœurs. — Les Grecs à Rome. — Voyages en Grèce. ^- Les brigands. — Démoralisation des Grecs. — Alexandre d'Abonotichos. — Pérégrinus Protée. — Les philosophes. — Le christianisme.

Le grand prince qui monta sur le trône après Trajan, le proche parent de ce fier capitaine, l'empereur Hadrien (de

août 117 au 10 juillet 138 après J.-C), occupe dans les aunales de la Grèce sous la domination romaine * une place tout à fait éminente. Il est universellement reconnu que le gouvernement de cet empereur, quelque grandes qu'aient été les faiblesses de l'homme, fut un des plus bienfaisants pour Tensemble de l'empire. Les Grecs, en général, dans l'empire, et tout particulièrement la Grèce européenne , jouirent d'une façon exceptionnelle de la sollicitude et des bienfaits d'Hadrien.

*) Autant que l'insuffisance des renseignements permet de l'affirmer avec précision, l'Achaïe, dans cette période et dans les suivantes (cf. vol. III), ne comprend plus sur le continent que le territoire qui s'étend jusqu'aux Thermopyles et jusqu'à l'Achéloos, Par contre, on devra désormais comprendre avec certitude la Thessalie dans la Macédoine ; ce dernier pays avait, suivant toute probabilité, cédé à la province de Thrace ses dépendances antérieures du côté du sud de la Thrace (tom. I, p. 469). Si, en efTet, Pline, auquel on ne peut à la vérité guère se fier pour déterminer des points de ce genre, désigne déjà (Nat. Hist., II, 10 et 11) le Slrymon comme frontière orientale de la Macédoine, Plolémée fournit des renseignements précis ; d'une part (ecl. Wilberg, lib. Ill, 11, p. 214. [89. B.],* et 12 p. 219 [92. B.]), il indique la ligne des monts Orbélos et le cours inférieur du Nestos comme la frontière de la Thrace et de la Macédoine , et , d'autre part, il attribi'e nettement à la Macédoine (12, p. 218 [91. B]) aussi bien la côte adriatique entre Lissos, Dyrrhachion et Aulon, que la Thessalie, précisément jusqu'à la ligne de l'OEta (p. 219 [92 B] et p. 221 sq. [92 B]) ; cf. aussi p. 229 (c. 14'init.); et plus loin, p. 225 sq. [94. 95 B], où les îles de Lemnos, Sciathos, Peparethos, Scopelos et Scyros sont aussi rangées dans la province thessalo - macédonienne. Cf. aussi Becker- Marquardt, R. a., III, 1, p. 116 sqq. L'Épire (lib. Ill, c. 12, p. 119 [91 B] etc. 13, p. 226 sqq.) apparaît dans Ptolémée comme une province complètement distincte (administrée, comme on le sait, par un procurateur), avec TAcarnanie et les îles Ioniennes; cf. aussi C. L Lat., III, n° 536. Becker-Marquardt, p. 127. 128. Marquardt, Hôm. Staatsverwaltung, 1% p. 331. Mommsen, Rom. Gesch., V, p. 234.270. Zumpt, Comm. Epigr., II, p. 271 sqq. Voy. aussi Epictet., Biss, III, 4 init. , où est également mentionné le <c cTtcxpoTcoç rf,; 'HTistpo'j » ; et Clinton, Fast. Roman., I, p. 91, à l'année 103 apr. J.-C. Un procurateur d'Épire, Licinius Ophellius (Macedo??) dans Bôckh, C. I. Gr., Il, Add. n° 1813 b. L'Achaïe limitée par l'Achéloos et TOEta: Ptolem., III, 12, p. 219; 13, p. 227, et notamment 14, p. 229 sqq. (pour les îles, voy. p. 234 sqq., 241). Pour Tépoque ultérieure, voy. vol. III. Trébellius Pollion [Gallien. duo, 2) distingue l'Achaïe et la Thessalie; et dans Vltinerar. Antonin., p. 488, éd. Wessel, Naupacte est comprise dans l'Achaïe, tandis que le groupe d'îles des Oxées [roiihers appartenant aux Échinades, près de l'embouchure de l'Achéloos], appartient à l'Épire.

' Cf. aussi p. 216 (90 B) : pour les villes de la côte (Byzaace comprise), qui appartiennent désormais, avec Thasos et Samothrace, à la Thrace, voy. p. iilo (00 B) et p. 217 (90-91 B).

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