ORTHODOXIE DES CHRÉTIENS GRECS
péenne, ceux de TAchaïe (parmi eux, Hésiodos de Corinthe), ceux d'Epire, de Thessalie, de Macédoine^, qui se déclarèrent, Achillios Thaumatourgos, évêque de Larissa, à leur lêle% les adversaires énergiques de i'arianisme. Depuis cette époque, les chrétiens de la Grèce européenne, avec l'immense majorité des chrétiens d'Occident^ furent des adeptes déclarés du symbole de Nicée ^ Ce fait (indépendamment de tout jugement sur le côté dogmatique de la question) eut les conséquences les plus favorables pour le développement de l'Église en Grèce. La Grèce resta étrangère aux haines épouvantables qui depuis lors ébranlèrent et déchirèrent l'Eglise des provinces orientales et celle de Constantinople et nuisirent profondément à l'influence victorieuse de la nouvelle religion au dehors, comme à son efficacité morale à l'intérieur des communautés. La Grèce, où l'Université d'Athènes était encore toujours l'énergique foyer de l'hellénisme, oii le christianisme n'avait pas encore été imbu de l'esprit subtil, antithétique^ rationaliste et dialectique des philosophes et des savants helléniques, la Grèce, dis-je, ne fut pas touchée immédiatement par les luttes acharnées des partis confessionnels. De cette façon, la religion chrétienne put, jusqu'à nouvel ordre^ travailler lentement, mais efficacement, et gagner tous les jours du terrain sans rien perdre de son antique pureté. Et lorsque, plus tard, à l'époque de Constance II et sous l'empereur Yalens, le parti
de Ghalcédoiîie*, deCyzique**, deLampsaque***, deMitylène****, et de Périnlhe *****. Cf. en général aussi Kuhn, Die stiidt. und bûrgerl. Yerfass. d. Rom. Reiches, II, p. 201 sqq. 203. 209. 228.
*) EusEB., Vit. Constant,, III, 7, 1; 19, 1. Zinkeisen, Gesch. Griechenl., I, p. 611.
2) Inscrit au 15 mai dans le grand Menologium de Basile, III, p. 99. Voy. Zinkeisen, op. cit. Sur Achillios et son successeur Alexandre, voy. aussi Le Quien, t. Il, p. 103.
3) EusEB., Vit. Constant., III, 19. Theodoret., Hist. Ecoles., I, 10. SocRAT., I, 9. II, 2, 27 fin. Voyez aussi Merleker, Achaîc., p. 465 sqq. Cf. en général Hefele, Geschichte der Concilie?!, l, p. 255 sqq.
*) SozouEN., I, 21. SocRiT., I, 8. III, 25. PuiLOSTORG., (éd. Gothofred.) I, 9. II, 15. Gelas., op. cit., p. 828, lib II, 7.
*•) SocRAT., II, 38. 40. SûzoMEN., IV, 13. Hab:cin., op. cit., p. 315 sq. Gelas., op. cit., p. 882, hb. II, 27.
***) SoCRAT., V, 8. SOZ MES., VI, 7. ****) SOCKAT., II, 40.
*****) SoGBAT., II, 12. SozoKKN., II, 25. III, 3. Hahduin., p; 319. Le Qoien, t. II, p. 1101 sqq.