LES ÊVÊQUES DE CONSTANTINOPLE
traditions des Byzantins connaissent, pour le temps où leur ville tomba aux mains de Constantin le Grand (323), le vieux Métrophane, qui gouverna encore pendant plusieurs années son église sous le nouveau souverain et qui eut pour successeur, vers 326, Alexandre, lequel fonctionna jusqu'en 336, où il mourut à l'âge de 98 ans ^ Or lorsque, comme nous l'avons dit, cet Alexandre, évêque homoousien de Constantinople, mourut en 336, on eut à choisir son successeur entre deux candidats recommandés par lui, le diacre Macédonius, déjà d'un certain âge, et le jeune prêtre Paulus. Le parti athanasien fit passer l'élection de ce dernier, et Macédonius continua de vivre en communion avec son rival. Mais bientôt Paulus dut céder devant la puissance de l'empereur Constance II, qui en 338 éleva sur le siège de Byzance l'évêque Eusèbe de Nicomédie. Lorsque celui-ci mourut en 341, Paulus et Macédonius posèrent de nouveau leur candidature pour le siège de la capitale. Les évêques du parti anti-nicéen consa-
phie de ce dernier) p. 771 sqq., on trouve ce qui suit. Avant le règne de Constantin seul empereur, 22 évêques. D'après la légende, l'apôtre André aurait prêché l'évangile à Byzance et y aurait consacré comme évêque ce Stachys que l'apôtre Paul mentionne dans son Épître aux Romains (c. xvi, V. 9). On cite ensuite comme évêques : ce même Stachys pour 16 ans, Onésime pour 14, Polycarpe pour 17, Éleuthérios pour 7, Félix pour 5, un second Polycarpe pour 17, Alhénodore pour 4 années. Les trois évêques suivants sont inconnus. On nous cite ensuite : Euzoïos pour 16 ans, Laurentius pour 11 1/2, Alypios pour 13, Pertinax (de rang sénatorial et personnage consulaire) pour 19, Olympiodore pour 11, Marcos pour 13, Cyriacos pour 16, Gastinus pour 7, Titus pour 35 années et demie. Viennent ensuite trois évêques que la légende byzantine place personnellement très près du grand empereur Probus, savoir : pour 21 années et demie Domitius, lequel aurait été le frère de Probus; ensuite Probus, fils de ce Domitius, pour 12 ans; et enfin le deuxième fils de Domitius, l'évêque Métrophane, pour 10 années; ce dernier (que le Chronic. Paschal., Vol. I, p. 522, place à la date de 313) appartient à l'époque des luttes de Constantin avec Licinius. Cf. ZONAR., XIII, 3, p. 8.
*) NicEPHOR., loc. cit. p. 773. L'avènement d'Alexandre, que le Chronicon Paschale, vol. I, p. 524, place en 323, est reculé par Clinton, F. R., II, p. 558 sqq., jusqu'en 326 ap. J.-C, notamment d'après Euseb., Vit. Cons^ tant., m, 7; sur sa mort, Clinton, loc. cit. Vov. aussi la note suivante. Cf. SocRAT., H. E., II, 5. 6. SozoM., I, 18. Ill," 3. Theophanes, p. 26 d. Theodoret., h. E., I, 2 sqq. Zonar., Xlll, A, p. 10. W. Môller dans Herzog, Real'Encyclopddie fur protestantische Théologie und Kirche, VIII, p. 638.