‹ Histoire de la Grèce sous la domination des RomainsChapitre 113 sur 227 · RÉVOLTE DE JULIEN · texte numérisé non relu

RÉVOLTE DE JULIEN

toirc nous apprend que, Contre l'attente do la camarilla, il déploya en Gaule un tel génie militaire et politique, qu'il déjoua victorieusement toutes les intrigues de l'empereur et de la camarilla et conquit l'ardente aiïecLion de l'armée et du peuple. Pourtant) lorsqu'à la fin les intrigues impériales eurent poussé Julien (hiver 360-361) à se révolter ouvertement contre Constance, occupé alors à la frontière de la Perse ; lorsqu'il partit enfin, au printemps ou au commencement de l'été 361 de la Gaule pour l'Illyrie, il songea à faire usage des moyens moraux dont il disposait et à provoquer en sa faveur un mouvement parmi les habitants de la Macédoine et de la Grèce, contrées d'une si grande importance stratégique dans le cas éventuel d*une guerre avec Constance. Avant de se mettre en marche contre Constance, il avait déjà appelé auprès de lui en Gaule l'hiérophante d'Eleusis * ; et quand il atteignit les frontières des provinces Illyriennes et pénétra en Pannonie, il envoya (comme du reste à d'autres provinces et même à Rome) des messages de longue haleine aux diètes grecques^ et particulièrement aux communes de Sparte, de Corinthe et d'Athènes — ce dernier est arrivéjusqu'à nous — dans lesquels il rappelait aux Grecs ce qui restait encore chez eux d'antique énergie et de sentiments helléniques, leur développait, sous forme de manifeste, les motifs qui avaient dicté sa conduite actuelle» et les invitait à se joindre à lui^ Il ne fut pas trompé dans son attente. Les homoousiens grecs, surtout comme Julien n'avait pas encore ouvertement répudié le christianisme, n'avaient aucun intérêt à se sacrifier pour l'arien Constance. Quant à la grande majorité païenne, qui attendait de Julien les plus grands services pour sa cause et qui était certainement instruite depuis longtemps de ses vrais sentiments par l'hiérophante d'Eleusis et l'ami du prince,

■ *) EunApiuS, loc. cit. p. 53 sq.

«) Cf. ZosiM., Ill, 10, 6, et Julian, (éd. Petav., vol. I) Ad Athétliêng., p. 527 init., ainsi que Liban, (éd. R. vol. I) In Julian, imperat. consul. , p. 389.

3) Julian., Ad Athen., p. 496 et 527. PoUi* Athènes, cf. encore Liban., vol. I, Innecem Julian., p. 560, et pour Corinthe, Liban., loc. cit., p. 431* Clinton, F, R., I, p. 445. 447.

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