‹ Histoire de la Grèce sous la domination des RomainsChapitre 119 sur 227 · HELLÈNES FONCTIONNAIRES ROMAINS · texte numérisé non relu

HELLÈNES FONCTIONNAIRES ROMAINS

Paullus, contre un grand nombre d'hommes haut placés, accusés du crime de lèse-majesté ou de haute trahison, à propos de questions politiques adressées à l'oracle égyptien de (This) Abydos; cette poursuite aboutit, pour Parnassios ainsi que pour Simplicius de Thessalonique, à une sentence d'exil de longue durée. Ajoutons encore un Corinthien de distinction, Aristophane (hls de Ménandre, homme de rang sénatorial), décurion patriote, qui, après avoir rendu bien des services à ses concitoyens, cédant devant les intrigues d'Eugenios, lequel s'attaquait à ses titres de propriété, se rendit (avant l'année 350) en Syrie, obtint sous Constance II une position dans la gendarmerie impériale et devint plus tard le collaborateur de Parnassios. Au moment où il était chargé, en 359, de la liturgie de la « stratégie » corinthienne, il fut impliqué avec ce dernier dans le procès de haute trahison mentionné plus haut, condamné à l'internement et finalement réhabilité en 362 par l'empereur Julien. N'oublions pas non plus ce Cléarchos de Thesprotide, d'abord au service de la ville de Constantinople sous Julien, qui rendit plus tard, en qualité de vicaire d'Asie, de grands services à l'empereur Yalens dans la lutte contre Procope, devint ensuite proconsul de la province d'Asie (366) et enfin (372) prœfectus Urbi à Constantinople ^

Cependant le nivellement intérieur continuait de faire des progrès en Grèce, entre les chrétiens et les païens*, et plus

<) Sur Parnassios, cf. Ammian. Marcellin., XIX, 12. Sievers, Bas Leben des Libanios, p. 94 sqq. 254 sqq. Parnassios fut réhabilité plus lard, sans doule aussi par Julien ; cf. Liban., Epist., 734. Sur Aristophane, voy. Liban,, (éd. Reiske) I, p. 426 sqq. 428-442, et Sievers, op. cit. p. 57. 80 sqq. 93 sqq. 238. (Sur un autre Corinthien de ce temps, Flavianus, voy. Werns- DORF ad HiMER., p. 206 sqq.). Sur Cléarchos, cf. Eunap., Vit. Sophist., (éd. Boisson.) p. 59 sqq., et Sievers, Bas Leben des Libanios, p. 259.

*) Le goût de l'époque pour la magie, la sorcellerie, la divination, se mêlait quelquefois à la piété chrétienne d'une manière vraiment grotesque. Nous donnerons pourexemple l'étrange histoire de l'évêque Spiridion ou Spyridon, de Trimythonte en Cypre, au temps de Constantin le Grand, qui poussa l'aberration jusqu'à conjurer un cadavre, c'est-à-dire jusqu'à essayer de rendre momentanément la vie à un cadavre pour l'amener à parler. Irène, sa fille, avait reçu d'un ami de la famille un dépôt précieux qu'elle enfouit dans la maison pour mieux le garder. La jeune fille mourut, et personne ne savait où était caché le trésor. Alors l'évêque, qui devait restituer le dépôt,

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