‹ Histoire de la Grèce sous la domination des RomainsChapitre 145 sur 227 · ALARIC DEVANT ATHÈNES · texte numérisé non relu

ALARIC DEVANT ATHÈNES

ne se brisa que contre les murailles solides et bien défendues de Thèbes, derrière lesquelles s'étaient peut-être retirés en partie les guerriers de Gerontius'. Cette même heureuse étoile qui a brillé si souvent sur Athènes depuis les temps les plus reculés sauva cette fois encore de la dévastation la splendide ville de Périclès; elle échappa même aux maux qu'elle avait soufferts des Gotlis et des Hérules de Naulobat au temps de Dexippe. De la masse des renseignements contradictoires que nous avons sur le sort des Athéniens au temps d'Alaric, il semble qu'il résulte pour l'essentiel ce qui suit. La bourgeoisie d'Athènes, renforcée peut-être par une poignée de soldats romains et les étudiants, était très bien en mesure de résister longtemps aux Goths derrière ses murailles et dans sa forte acropole, à supposer toutefois qu^on ne tarderait pas trop à envoyer enfin des secours de Constantinople. Alaric, de son côté, dut trouver qu'il était dangereux de s'engager avec ses ressources dans le siège d'une ville forte, au milieu de l'Attique épuisée, où il pouvait être pris à chaque instant à revers par une armée de secours romaine. Il semble donc s'être borné à bloquer la ville et à l'affamer en dévastant le pays et en occupant le Pirée. Les Athéniens, voyant s'évanouir peu à peu toute espérance de secours et ne pouvant plus défendre à la longue qu'avec la plus grande peine la ville basse très étendue , n'auront pas attendu le péril mortel d'un assaut et auront à la fin, par d'habiles négociations, obtenu une capitulation qui leur imposait sans doute une énorme contribution de guerre, mais préservait du moins la ville des horreurs du massacre, de l'incendie et d'un pillage désordonné. La ville basse reçut, pour peu de temps, la visite d'Alaric, qui put avec sa suite apprendre à connaître paisiblement toute la splendeur de la vie antique, qu'il avait détruite impitoyablement partout ailleurs par le fer et le feu".

p. 52 sq, Alaric gagna les Tliermopyles presque sans combat (peut-être un de ses moines grecs [v. plus bas] lui indiqua-t-il TAnopaea). D'après Clau- DiAN., De Bell. Getic, 187 sqq., Alaric gagna les Thermopyleâ : « primo conamine ruptae ».

') ZosiM., V, 5, 9.

2) ZosiM., V, 5, 10jusqu'à6, 5; d'après lui, Alaric et les Goths, par crainte H. ui 23

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