LKS DERNIÈRES DESTINEES DE L'UNIVERSITÉ D'ATHENES : CONCLUSION
Jugement de Synésios sur Athènes. — Le néoplatonicien Plutarque. — Décadence de la sophistique. — L'Université de Constantinople. — Situation générale de l'Université d'Athènes. — Sympathie des Athéniens pour leur Université. — Situation de l'école néoplatonicienne. — Suprématie de la philosophie à Athènes. — Professeurs et étudiants. — Dames étudiantes. — Tenue meilleure des professeurs du v« siècle. — Histoire des sophistes. — Pamprepios. — Bienfaiteurs de l'Université : Archiadas, Hégias, Théa';ène. — Disgrâce de Pamprepios. — Histoire des philosophes. — Plutarque. — Syrianos. — Proclos. — Marinos. — Isidoros, Damascios et ses collègues. — L'empereur Justinien V^. — Ruine et dispersion de l'Université d'Athènes. — Damascios et ses collègues en Perse; leur retour. — Tremblement de terre. — Peste meurtrière. — Les Slaves s'avancent jusqu'à l'isthme de Corinthe. — Fortifications élevées par Justinien. — Les Huns de Zaber-Khan. — Conclusion.
Tandis que la Grèce en général n'avait pa, comme nous l'avons vu, se relever que très partiellement depuis l'invasion et la dévastation des Gotlis, à la fin du iv° siècle, Jusqu'au temps de Justinien I"; tandis que depuis Alaric il n'y avait plus, en vérité, que l'ancienne gloire et la beauté indestructible du pays qui fût capable, si nous exceptons Athènes, d'attirer encore en Achaïe les amis de moins en moins nombreux de rhellénisrrie ; l'Université d'Athènes avait su, du moins, survivre aux coups les plus terribles et garder encore, pendant quatre générations, un reste de son ancienne importance historique.
Sans doute la période brillante de la sophistique avait réellement pris fin avec le vieil Himerios. Du temps de Théodose l^'', il était déjà facile de voir que la direction nouvelle du goût public n'était plus favorable à l'ancien esprit des sophistes ; que le triomphe du christianisme et les progrès merveilleux de l'éloquence de la chaire chrétienne — beaucoup mieux à sa