‹ Histoire de la Grèce sous la domination des RomainsChapitre 36 sur 227 · VOYAGES EN GRÈCE · texte numérisé non relu

VOYAGES EN GRÈCE

Mais la Grèce elle-même n'avait nullement perdu dans ce temps l'attrait qu'elle avait toujours eu pour les hommes cultivés des pays romans et de l'Orient. Les raisons pour entreprendre des voyages en Grèce existaient toujours dans toute leur force, ainsi que le charme que la contrée et ses habitants exerçaient alors sur les voyageurs de tous les pays civilisés, sans excepter les chrétiens étrangers, qui pouvaient y suivre les traces de l'apôtre Paul. Alors comme aujourd'hui le charme pittoresque des côtes et des montagnes grecques était indescriptible ; et comme jusqu'à la moitié du m^ siècle les guerres elles tremblements de terre n'avaient encore fait que préluder sur une petite échelle aux dévastations des Goths, dont nous n'aurons à parler que trop tôt, les cantons et les villes helléniques possédaient encore toute la splendide parure d'édifices et de monuments de Fart plastique que Pausanias avait décrits avec une si grande admiration. Dans la disette de renseignements que nous trouvons sur la Grèce du uf siècle avant le temps de Gallien dans les ouvrages du petit nombre d'autorités qui sont à notre disposition, nous voyons sans doute faire à peine une mention spéciale de cette merveilleuse richesse. Mais grâce à la douceur du climat des pays de la Grèce qui étaient les plus riches en œuvres d'art, nous pouvons présumer que la destruction naturelle par « la faux du temps » n'avait encore exercé que peu de ravages. Si après Pausanias on fait encore particulièrement mention de l'antique statue de Telesilla, la célèbre héroïne et poétesse, devant le temple d'Aphrodite sur TAspis à Argos \ il semble

l'un des héros favoris de l'empereur, dans son Het'Oïkos, écrit sans doute entre 211 et 217 ap. J.-G. Cf. Kayser dans le Froœmium^ placé en tète de cet écrit. Il est tout aussi connu que Philostrate avait entrepris d'écrire la biographie d'Apollonios de Tyane sur l'invitation de l'impératrice Julia Domna ( Philostrat., Apoll. Tyan., l, 3. Kayser dans ie Proœmium, p. IV et V. Voy. plus haul, torn. II, p. 424. 425). Philoslrate a dédié les Biographies des Sophistes, comme nous l'avons vu p. 47, à M. Antonius Gordianu?. ^) Cf. ScHNEiDERWiRTH, Gesch. voïi Avgos, I. p. 21. 49. Curtius, Peloponnesos, II, p. 358. Tatian., Oi^at. ad GrcBC.,33. Parmi les antiquités vivantes, on doit compter aussi les descendants des Dioscures et de Poseidon à Sparte (Bôgkh. C. 1. Gr., l, p. 655. 658. 661). Ajoutons aussi la conservation persistante de tout le système des magistratures dans les petits États, comme dans les villes des Eleuthèrolaconiens, attestée par les documents

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