LES PHILOSOPHES A ATHÈNES
est la vraie, on devait déjà alors réserver la décision en dernière instance au g-ouvernement impérial, dont le gouverneur d'Achaïe pouvait être l'organe. Dans tous les cas, plus tard, au iv° siècle, lorsque la situation fut devenue meilleure et que la dotation financière de FUniversité, notamment pour l'enseignement de la sophistique, fut redevenue TafTaire du gouvernement impérial, la situation du gouverneur romain en face de l'Université ressembla à certains égards à celle des curateurs modernes ^ D'un autre côté, l'Université athénienne manquait absolument d'un organe général, à la façon de nos recteurs, de nos sénats universitaires ou conseils généraux. Quant à la personne des philosophes athéniens qui fonctionnèrent à Athènes, dans l'une des quatre grandes écoles anciennes, comme scholarques, comme professeurs rétribués, ou bien à côté de ceux-ci (et plus tard) sans rétribution, à la façon de nos privat-docenten, nous n'avons là-dessus que des renseignements fort incomplets. Nous manquons de même, à peu près complètement, pour cette époque, de ces portraits de philosophes athéniens nous montrant d'une manière si vivante à la fois leur personnalité physique et scientifique, comme Lucien nous en a laissé pour le siècle des Antonins. Mais nous pouvons certainement supposer avec raison que, jusqu'au commencement des dernières et sérieuses luttes delà philosophie hellénique et de ses représentants avec le christianisme marchant victorieusement en avant, il n'y avait pas eu sur ce point de changements essentiels. 8i pour le temps de l'empereur Septime-Sévère nous ne rencontrons à Athènes que la puissante figure d'Alexandre d'Aphrodisias, successeur d'Alexandre de Damas ^ qui s'était fait un grand nom comme
romain, le Conseil ait fonctionné dans ce cas. Opinion quelque peu différente dans Weber, op, cit. p. 15 sqq. Cf. aussi Ellissen, p. 100. 101 sqq.
*) C'est ainsi du moins que les choses se passaient au iv^ siècle; et", ici ZuMPT, p. 32 sq. 3t Weber, op. cit. p. 7 sqq., qui semble pcmrtant ne faire aucune différence entre le me et le ive siècle. Voy. ensuite p. 16.
») Sur toute la série des philosophes péripatéticiens d'Athènes depuis Aristole jusqu'à Cralippe (Tome I, p. 414), c'est-à-dire jusqu'à l'agonie de la République romaine, et ensuite jusqu'au commencement du if siècle après J.-C, voy. ZuMPT, p. 65. 72 et p. 92 sqq ; sur Herminos, AiisLoclès de Messana, et Alexandre de Damas, voy. p. 72 sqq. Beutler, De Atheîiai'um fatis etc., p. 56-61.