SOPHISTES ATHÉNIENS
et du jeune Philoslrate^ nous apprenons à connaître encore, dans les notices que ce dernier nous donne à la fin de son ouvrage, quelques autres sophistes d'Athènes qui furent ses amis et qui étaient tous liés entre eux : la série s'étend jusqu'au commencement de la sombre époque des guerres gothiques, où nous ne verrons plus pour la continuer avec éclat que la brillante figure de l'Athénien Dexippe. Nous trouvons d'abord un autre rival de Fronton, ami et collègue de Flavius Philostrate, à savoir Apsines de Gadara en Syrie 2, qui avait été à Smyrne l'élève d'Héraclide, à Nicomédie celui du rhéteur Basilicos, qui débuta ensuite à Athènes et eut ses plus grands succès sous les empereurs Alexandre Sévère et Maximin. Cet homme^ qui arriva à la dignité consulaire et qui était à la fois un savant sérieux et, à la façon des sophistes du m*' siècle, un écrivain très zélé pour la technique de son art, s'attacha comme disciple notamment un jeune homme fort instruit de l'Arabie Pélrée, Gaianus, qui se fit lui-même une assez grande réputation sous Maximin et sous Gordien III '\ Un autre rhéteur, d'origine italique sans doute, Gassianus de nom, qui avait commencé sa carrière en lonie et que l'empereur Alexandre Sévère vraisemblablement avait nommé à la chaire impériale d'Athènes, avait pris une attitude très hostile en face des amis de Philostrate, d'après l'opinion malicieuse desquels il n'avait su former comme élève que le seul Périgès de Lydie*. Deux intimes adhérents de Flavius Philostrate enfin closent la liste des sophistes de ce temps dont nous sachions quelque chose de précis. L'un était un vieux maître, d'une vieille famille très considérée d'Athènes, encore florissante au iv*" siècle, Nicagoras, fils du rhéteur Mnesseos. Car selon toute vraisemblance, le sophiste de ce nom qui fut également l'ami de Flavius Philostrate et de son petit fils était déjà un contemporain un peu plus jeune d'Hippodromos ; cependant le temps de ses succès tombe un peu plus tard, sous Alexandre
*) Cf. Suidas, s. v. et Ellissen, p. 117.
2) Suidas, s. v. p. 698 a. Cf. Philostrat.. VU. Sophist. ,11, 33, 4 fin. 628. Clinton, p. 251, et Westermann, s. v. dans Pauly, R. E. cl. Mass. Alterth., P, 2, p. 1357 sqq.
') Suidas, s. v. p. 788 c, et GlintOxX, I, p. 251.
*) Philostrat., II, 33, 2, p. 627.