‹ Histoire de la Grèce sous la domination des RomainsChapitre 75 sur 227 · RÉFORME MONÉTAIRE DE CONSTANTIN · texte numérisé non relu

RÉFORME MONÉTAIRE DE CONSTANTIN

le nouveau système qui en fut la suite, Constantin en reviendra purement et simplement à la balance*. Ce n'est qu'ainsi que la confiance des citoyens dans la nouvelle monnaie de TÉtat pourra revenir, à la condition que celle-ci n'ait pas à craindre le conirôle permanent par la balance. C'est ainsi que la livre d'or deviendra Tunique critérium pour la fixation des valeurs, et la pièce d'or ne représentera qu'une fraction de cette unité monétaire, trop considérable pour l'usage journalier. C'est ainsi que Constantin créera son système, dont la nouvelle pièce d'or entière, le solidiis (arrêté à 1/72 de livre =: 4.55 gr.), formait la base (avec une valeur d'environ 16 francs). Une bonne frappe, le maintien scrupuleux du poids et du titre resteront le caractère de cette monnaie jusqu'à la fin de la dynastie des Comnènes byzantins. La frappe de l'argent, elle aussi, fut maintenue à un niveau convenable depuis Dioctétien et Constantin. Ce dernier ne conserva de la monnaie d'argent de Dioctétien que le nouveau bon denier, dont la fabrication ne cesse qu'en l'année 360. Pour faciliter la concordance de la monnaie d'appoint en argent avec le nouvel étalon d'or, cet empereur fit frapper une nouvelle pièce d'argent, \q miliarense on miliaresion^ qui devait valoir le 1/1000° de la livre d'or (1 fr. 09), et dont 13 8/9 ou 14 faisaient la Vdileur d'un. <.o/zV/i<5. Lorsque plus tard l'empereur Julien réforma de nouveau le système de la monnaie d'argent, on commença à émettre une pièce d'argent plus petite (siliqua ou.keration)^ dont 24 (à 0 fr. 53) faisaient la valeur d'un solidm : cette monnaie se conserverajusqu'au vii° siècle. Seulement, cette sorte de monnaie n'était employée que pour les petits paiements, tandis que l'argent, pour les sommes considérables,

1) MoMMSEN, Gesch. d. Rom. Mûnzicesens, p. 778 sqq. 786 sqq. 802 sqq. 833 sqq. 837 sqq. Verfall des Rom. M. p. 263 sqq. Finlay, p. 423 sqq. HuLTSCH, Métrologie, p. 241. 245 sqq. Le cuivre, qui depuis Dioclétieu eut cours à côté de bon or et de bon argent pour les gros paiements, était à l'origine d'assez bonne qualité ; mais il fut vite déprécié et jeté dans la circulation en si grande abondance qu'il perdit vraisemblablement beaucoup et dans une proportion croissante, jusqu'à ce qu'enfin, lors du partage de l'era^ pire en 395, toute la grosse monnaie de cuivre fut démonétisée par ordre impérial : de cette façon, et aux dépens d'innombrables particuliers, l'ordre fut rétabli dans les affaires monétaires (Mommsën, H. M. p. 832. 838* 844 sqq.).

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