‹ Histoire de la Grèce sous la domination des RomainsChapitre 76 sur 227 · EDIT DE DIOCLÉTIEN « DE PRETIIS RERUM VENALIUM · texte numérisé non relu

EDIT DE DIOCLÉTIEN « DE PRETIIS RERUM VENALIUM

était ordinairement, comme l'or, pris au poids, et sa valeur, comparée à celle de l'or, était déterminée d'après le cours commercial du moment.

L'activité législative de Dioctétien et des princes ses collaborateurs, son travail acharné et la conscience avec laquelle il remplissait ses devoirs de souverain, furent favorables au bien-être des provinces grecques. Cette activité visait tout et touchait môme à des objets qui ne servaient qu'à rendre la vie agréable, comme, par exemple, à l'institution des athlètes qui étaient restés si populaires en Grèce ^ Elle commit sans doute aussi des erreurs considérables, comme lorsque cet empereur fit des tentatives aussi énergiques que stériles, notamment en Orient, dans la presqu'île des Balkans et en Grèce ^, pour atténuer la cherté qui se faisait cruellement

*) Nous rappelons ici l'ordonnance de Dioclétien et de Maximien sur les athlètes, qui (Cod. Justin., X, 53) ne doivent jouir du privilège fort ambitionné d'être dispensés d'exercer des fonctions communales honorifiques, très gênantes et effroyablement onéreuses, que quand ils ont à faire valoir de bons étals de service, ou quand ils sonl coronis quoque non minus tribus certaminis sacri [in quibus vel semel Romœ [c'est-à-dire dans les jeux Capitolins] seu antiquds Grœciœ) merito coronati, non œmulis norruptis ac redemtis.

2) Voy. Preuss, p. 114 sqq., qui fait remarquer aussi que Lenormant a trouvé en 1860, à Mégare, à Carystos et à Lébadée, de nouveaux fragments de VEdictum ad provinciales de pretils rerumvenalium. Nous avons en vue ici essentiellement l'édition et le commentaire (1864) de W. H. Waddlngton, Édit de Blodétieiî établissant le maximum dans l empilée romain, tLpvèsTn. Mommse;j, Bas Edict Diokletians de pretiis rerum venalium vom Jahre 301 (1851). Il résulte de cet écrit que des fragments considérables de la traduction grecque de l'édit ont été trouvés (sans parler de l'Asie-Mineure) dans la province d'Achaïe, dans la ville laconienne de Géronthrœ, un marché fréquenté des Eleuthérolaconiens (Gurtius, Peloponnesos , II, p. 303 et 331. BuRSiAN, Geogr. Griechenl.^ II, 1, 136) p. 45. 47. .55. 81, et à Carystos : p. 45. 81. Les fiagments de Géronthne (p. 46) traitent surloul des bois façonnés et des tissus de lin; ceux de Carystos (Supplément, p. 82. 86. 94), du prix des étolTes de laine et de soie (prix des marchandises confectionnées, salaires, notamment des tisseurs et des apprêteurs, prix des matières premières et des filés), où nous rencontrons de nouveau les manteaux de laine fabriqués dans l'ancien canton d'Achaïe, notamment à Pellène (tom. II, p. 448), et les articles de laine milésiens teints de pourpre syrienne, en vogue depuis l'antiquité. Il faut dire que l'industrie des manteaux de laine avait passé de l'antique Pellène dans une autre localité appelée aussi Pellène ; c'était, d'après Leake, Morea, III, p. 389 sqq., et Buhsian, Geogr. von Griechenland,l[, 2, p. 341, le bourg connu auparavant sous le nom de Phelloé, à quarante stades au-dessus d'JEgira. L'édita été publié à nouveau

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