LES CARRIÈRES DE MARBRE
sentir à la suite de La réforme monétaire et d'autres causes secondaires, et rendit, en 301, un édit qui fixait certains prix maxima pour les objets nécessaires à la vie dans tout l'empire et punissait de mort les infractions.
En général, pourtant, sous son intelligente administration financière et sa politique bienveillante, sûre et soucieuse du bien public, la vie reprit un caractère heureux : la Grèce, par suite de l'énorme activité déployée par Dioclétien et Maximien dans les constructions, vit renaître partiellement la prospérité de ses précieuses carrières de marbre : elle recommença à exporter les plus nobles de ses matériaux, aussi bien pour Tarcliitecture que pour la sculpture. Les carrières de Naxos et de Paros, comme aussi les marbres statuaires de Proconnèse et de Thasos, étaient alors particulièrement en vogue V
Mais ce fondement nouveau sur lequel Dioclétien, et après lui Constantin le Grand sur un plan encore plus large, reconstruisirent l'empire avait ses vices qui ne frappèrent les yeux que plus tard. Ce qui se fît probablement sentir tout d'abord, ce fut l'arbitraire et la cupidité de quelques-uns des hauts fonctionnaires : ceux-ci remplacèrent dans le martyrologe du iv" siècle les généraux qui, au siècle précédent, gouvernaient l'épée au poing. Puis, une nouvelle ère de misères pour l'empire tout entier commença, lorsque, après Tabdication volontaire de Dioclétien (P"" mai 305), l'ordre de succession établi par lui se montra chancelant, et que toute une série de guerres de succession éclatèrent qui ne prirent fin que par
et complètement dans Mommsen, Corp. Inscr. Latin., III, 2, pp. 801-841 et p. 105i-1058. Voy. les fragments de Lébadée (p. 812), de ïhèbes (p. 823), de Carystos (p. 821 sqq.), de Mégare (p. 813 et 1056 sqq.), de Gytheion (p. 823) et de Géronthree (p. 816 sqq.). Cf. aussi Friedlànder, III, p. 194 et 259. DuRUY, Histoire des Romains, VI, p. 584. Schiller, p. 151 sqq.
*) Cf. BuRSiAN, Geogr. Griechenl.y II, 3, p. 487, Friedlànder, Rom. Sittengeschichte, III, p. 282 sqq. ,et voy. Benndorf dans Budinger, Untersuchungen zur Rom. Kaiser geschichte^ III, p. 342 sqq. 346. 353. Pour les constructions àMitylène, cf. Mommsen, C. I. L., III, 1, p. 84, no 450. Mentionnons enfin la force toujours jeune avec laquelle en Crimée la vieille colonie hellénique de Chersonesos, fidèle à l'empire en tout temps, put se développer sous la domination de Dioclétien et de Constantin le Grand : voir les textes dans Bi;rgk.hardt, Die Zeit Constanlins des Grossen, p. 92, et Marquardt, Staatsverwaltung, I, p. 307. Finlay, p. 131 sqq.