MARTYRS CHRÉTIENS EN GRÈCE
un chrétien ardent d'origine macédonienne*, la ville d'Athènes ne peut citer (encore le fait n'est-il pas certain) que la mort de l'évêque Léonide^ et pour la Grèce en général, nous ne savons rien d'une action sanglante contre les chrétiens, à moins que nous ne placions à cette époque quelques-uns des martyrs nommés précédemment pour le temps de Dèce\
*) FiNLAY, p. 117. ZiNKEisEN, p. 604. Le martyre de saint Demetrios (tué par des soldats dans la prison, c'est-à-dire dans un souterrain des Thermes publics de Thessalonique, près du théâtre et du cirque) est placé par Tafel, Be Thessalon., p. xv et xlii à xlvii, et p. 114. 115. 163 sqq., dans l'année 303 ap. J.-C. : mais cet auteur consentirait à admettre avec Byeus l'cinnée 306; d'après lui, les Latins célébraient la fête de ce martyr le 8 octobre, et l'Église orientale le 26 de ce mois ; d'après le Menol. Grsec. Basil. , I, p. 143 et 145. Tafel, op. cit.y p. xliv, l'exécution de ce zélé missionnaire chrétien avait été provoquée par ce fait que son fougueux disciple Nestor avait tué dans un combat du cirque le célèbre gladiateur vandale Lyaeus. Martyre (par le feu) à Nicée des saintes Agathe, Ghionia, Irène et leurs compagnes, également de Thessalonique : Menai. Grœc, III, p. 41. II, p. 52. Cf. (d'après Rljinart, p. 392) Tafel, p. 137 sqq.; Hunziker. Biokletian unci seine Nachfolger, dans Budinger, Untersuchungen zur Rom. Kaisergesch., II, p. 229. Cf. en général Act. SS. Octobris tom. IV. (Bruxell. 1780), ad Vin Oct, p. 90. 96; Zonar., XII, 32. D'autres martyrs de Thessalonique sont encore colligés par Tafel, op. cit.] c'est-à-dire, outre ce Nestor ou Nestorius, p. 152 {Menolog. Basil, ad 26 oct. Vol. I, p. 145), sainte Ma^.rona, p. 151 sqq. [Menolog. Basil, ad 28 mart. Vol. III, p. 32); saint Alexandre, p. 145 [Menai, ad. 9 nov. p. 176); sainte Anysia, p. 146 [Menol. ad 30 decembr.); saint Domninus, p. 148 (Menai, ad 1 oct. Vol. I, p. 83). D'une date indéterminée: le diacre Agathopus et l'anagnoste Theodule, p. 144 [Menai, ad 4 april. vol. III, p. 43), et saint Florentins, p. 149 sqq. [Menol. ad 13 oct. vol. I, p. 117), comme aussi sainte Thessalonique et les deux saints Auctus et Taurion, p. 154 sq. [Menai, ad 7 nov. Vol. I, p. 173). Pour la Crète, le martyre de l'évêque Cyrille [Menai. Gr. Basil , vol. III, p. 133). Pour Corcyre, le martyre par le feu (28 avril) de Zenon, Eusèbe, Néon et Vitalios [Menai. Gr., vol. III, p. 75).
2) C'est l'opinion d'ËLLissEN, op. cit. p. 132. Léonide serait alors ce martyr hellénique qui (cf. ci-dessus, p. 129, 1) fut brûlé avec Irène et Hadrien (ce dernier décapité) à Corinthe le 16 avril ; cf. Menol. Grœc, vol. III, p. 58. 59. Le martyre de l'évêque Lëonide d'Athènes est mentionn:J expressément dans Act. SS. Bolland., 15 avril, vol. II, p. 378.
3) Ce que Preuss, Biokletian, p. 154, dit par opposition à l'Orient et à l'Egypte est sans doute applicable au moins à la Grèce. « Ce ne peut être an hasard si dans les provinces (européennes) de Galère, le plus cruel ennemi des chrétiens, on ne cite pas du tout de martyrs (en nombre digne d'être cité). Sans aucun doute, les chrétiens d'Europe se contentèrent ici en général d'une résistance passive et évitèrent d'irriter l'autorité ». Clinton, vol. I, p. 343. 361. 363, montre que le martyre de l'évêque syrien Methodius, qui appartient du reste à l'année 312, n'a pas eu lieu dans la ville de Chalcis en Eubée(HiER0N., Catal., 83), mais à Chalcis en Syrie,