LES CONSTITUTIONS MUNICIPALES
bien des fonctions nouvelles à la façon romaine et qui ne se rapportaient qu'à la police ^ D'un autre côté, sans parler déjà de l'empereur Julien, la maiso,n des Constantino semble du moins n'avoir pas, jusqu'à un certain point, renié l'ancienne prédilection du monde antique pour la Grèce. 11 peut donc être arrivé qu'au moins en Acbaïe les vénérables métropoles du passé, comme Athènes et Sparte, réussirent à conserver encore longtemps les inoffensives reliques de leurs constitutions, qui ne paraissent avoir disparu entièrement qu'à la fin et à la suite de la deuxième tempête gothique et après l'inauguration du système gouvernemental uniforme et rigide du second Tbéodose. Athènes, qui n'avait pas été jusqu'ici légalement une ville provinciale et qui avait été fédérée librement avec Rome, a même conservé des restes reconnaissablés de sa constitutionjusqu'en plein v" siècle. Sans doute, on y reconnaît aussi les différentes classes supérieures civiles du temps nouveau depuis Constantin '\ Mais il existait encore un Aréopage dans la deuxième moitié du iv° siècle, et il était si respecté qu'un proconsul romain ne crut pas indigne de lui de devenir membre de ce tribunal ^ Jusque dans le même
') Marquardt, p. 212 sqq. Bockh, G. 1. Gr., n° 3151. Nous trouvons un Stratège-Duumvir à Corinlhe, voy. Libvnius, I, p. 429 R. A Trœzène (où dans les temps anciens, cf. Kursian, Geoyr. Gricch., II, 1, p. 90, il semble y avoir eu à la tète de l'administration urbaine des Prytanes changeant tous les mois), nous voyons dès le temps de Caracalla (v. Buckh, C. I. Gr., I, n" 1185) un Stratège éponyme de la ville; en outre le Conseil et un médecin en chef de la ville, qui faisait en même temps fonctions d'Agoranome; cf. (J. J. Gr., n° 1186 el BuUclthi., 1854, p. xxxiv*^. De plus le Curateur, Défenseur de la commune (distinct des defensores ultéiieurs); ainsi à Amphissa, MoMMSEN, C. I. L., 111, 1, p. 110, n° 568. Sur ces Curateurs, qui (ils ne sont pas identiques avec les quinquennales)^ transitoirement depuis Nerva, constamment dès le 11^ siècle, étaient nommés par l'empereur parmi les citoyens, plus tard par les décurions, pour diriger dans les villes les affaires du cens financier, voy. Marquardt, Rômische Staatsverwallung . I, p. 213.
2) Sur ce point, voy. Walter, op. cit., p. 550. 582 sqq. von Wietersheim, III, p. 133, et, pour Athènes, Bocku sur l'inscription Corp.Inscr. Grœc, I, n" 372, p. 435-437, où (sans doute en 372 ap. J.-C.) le dadouque Flavius Pompeius est désigné comme ô'.ao-rjaÔTaro; (perfectissimus) xa"i àub xtbv xo[AÎTo)v (Cf. EiiSEB., VU. Constanl., IV, 1).
^) Cf. l'inscription citée tout à l'heure dans Bockh, loc. cit., où l'Aréopage est encore compétent comme par le passé, et qualifié comme souvent autrefois, au premier rang, à côtédu Conseil et du Peuple, pour décider de l'érection destatueshonorifiques; voy. aussi Beutler, De Ithenaninifatis,^. l 4. 37 sqq.