‹ Histoire de la Guadeloupe (volume 2)Chapitre 23 sur 36 · GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

GÉNÉRAL

« Vous seul pouvez être mon bienfaiteur. Votre jus- « tice et votre bonté sont trop bien connues pour que « tous les innocents ne se jettent à genoux à vos pieds « et à tous ceux des braves Français qui sont avec vous. « Je suis mis au cachot le lendemain de votre généreuse « décision à mon égard, sans connaître de nouvelles « causes. Je suis malade, avec la fièvre journellement. « Je ne puis supporter ces tristes lieux. Je paraîtrais « toujours devant un tribunal, s'il y avait quelque « fausse dénonciation contre moi. En attendant, géné- « rai, soulagez ce malheureux qui réclame votre protec- « tion. Sa reconnaissance sera éternelle. Pardonnez-moi, « général, de toutes ces libertés. Je suis forcé, dans « ma triste position, d'avoir recours à votre bon cœur.

« Je suis, avec tout l'attachement possible et des sen- « timents très-respectueux,

« F. Rîgaud.

« Au cachot, le 3 juin 1802 » (1).

(1) La vérité historique veut que nous prévenions le lecteur qu'en rapportant la lettre de Rigaud, nous avons pris la liberté, afin d'en faciliter le sens et la lecture, d'y ajouter deux monosyllabes : ce sont ceux écrits en caractères italiques ; que, de plus, nous avons orthographié et ponctué. Voici la lettre conforme à l'original :

« François Rigaud au général en chef.

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