CHAPITRE VE
Bresseau appelé pour remplacer Laveaux. — Premiers actes des agents. — Leur prétention d’agir comme si la constitution n’avait pas été promulguée. — Opposition. — Sentiments qu'inspirent les agents. — Valet-Brésseau et Jeannet-Cognac. — Suspension de la constitution. — Lesarrêtés précédemment rendus sont rapportés ou suspendus.—Despotisme. — Peines contre les vagabonds. — Motif pour lequel il est défendu aux juges de connaitre des contestations antérieures à l’arrivée de Victor Hugues. — La frégate /a l’engeance. — Expédition contre
l'île de Curaçao. — Rigaud et Toussaint-Louverture. — Pétion. — Cause assignée par le public de la Guadeloupe à l'attaque de Curaçao. — Cris de réprobatidn contre l'Administration. — Mort de Baco. — L’Administration simplifiée. — Suppression des tribunaux correctionnels. — Fonctionnaires à qui est confié le droit de prononcer cinq années de fers. — Recrutement de la force armée. — L’indiscipline des troupes. — L'ile de Saint-Martin. — Le nommé Bello. — Assassinats en mer. — Arrêté des agents. — Prise de Saint-Martin par les Anglais. — Proclamation des agents. — Phénomène. — Mort des poissons de la rivière des Galions.
Laveaux embarqué, Jeannet et Baco, pour se conformer à Ja loi du 1” janvier, qui voulait que les agents, aux colonies, fussent toujours en nombre complet, transformèrent en agent le citoyen Bresseau, commissaire du gouvernement près de l'administration centrale. Le premier acte important du pou- voir ainsi reconstitué fut l’arrêté du 48 mars, confirmatif des reglements sur la culture, tant de Victor Hugues que de Desfourneaux. Toutefois, à ces règlements étaient apportées certaines modifications. La résidence du cultivateur était toujours fixée sur la propriété où il se trouvait au moment de l'abolition de l'esclavage, mais il acquérait le droit d’aller s’employer ailleurs, dans le cas de délaissement en état de maladie ou d’un châtiment corporel ordonné par le propriétaire ou le géreur ; absent