‹ Histoire de la Guadeloupe (volume 4)Chapitre 5 sur 123 · LL · texte numérisé non relu

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lois, dans le mois au plus tard de leur insertion au Bulletin, fussent envoyées aux colonies.

La loi du 4” janvier 1798 était la véritable Abo des colonies. Par cette loi, étaient réputés citoyens français les individus noirs et de couleur qui avaient été enlevés à leur patrie et transportés dans la colonie, sous une condition toutefois : il fallait qu'ils fussent attachés à la culture, employés dans les arméés, ou qu'ils exerçassent une profession ou un métier. Toute personne, convaincue du délit de vagabondage, était privée de l'exercice des droits du citoyen jusqu'à ce qu'elle eût repris la culture , un mélier ou une profession. Heureuse était la pensée de cette loi : c’étaitau travail, conséquemment aux idées d’ordre, de morale et de civilisation, que l’on subordonnait l'exercice des droits de citoyen.

Pour l'avenir, tout individu noir, né en Afrique ou dans une colonie étrangère, conquérait sa liberté en touchant le sol des colonies françaises, mais ne devenait citoyen qu'après avoir accompli les conditions imposées à tout étranger par la loi française. Du reste, l’édit du mois de mars 1685, ainsi que tous les autres édits, ordonnances, déclarations, arrêts, règlements, décrets et instructions contraires aux principes de la . constitution et au décret du 4 février 1794, étaient dits abrogés et anéantis pour toujours. À toujours! on décrétait pour l’éternité dans des constitutions qui devaient à peine elles-mêmes avoir un lendemain. Le Directoire n’eut pas même le temps de voir fonctionner une institution dont la mise en mouvement avait était renvoyée à neuf années! C’était pourtant une idée grande et féconde que celle qu'avait eue le législateur de vouloir que, à partir du mois de septembre 1804, les seuls jeunes gens sachant lire et écrire pussent être inscrits sur les registres civiques. À cette date, le Directoire et la constitution de 1795 étaient déjà de l’histoire ancienne.

Desfourneaux, parti de Lorient avec les frégates /a Volontaire et l'Insurgente, aborda la Guadeloupe par les communes sous le vent, communiqua avec la terre dans la baie de Deshaies, et arriva à la Basse-Terre le 22 novembre 1798. Il

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