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Dumouriez. Baptiste, valet de chambre de Dumouriez, fut l’un des témoins du ministre.
L'acte contenant les conventions civiles de Victor Hugues et de la citoyenne Jacquin fait connaître que les biens du futur époux consistaient .
4° En diverses sommes déposées, tant en espèces qu’en assi- « gnats, chezles citoyens Mautort, notaire à Paris, Mallet père « et fils, banquiers au mème lieu, Bertrand fils aïné et Richard, « négociants à Marenne, et Delavigne, négociant au Havre; « évaluant le tout, à cause du discrédit des assignats, y joignant « les emplacements des maisons brülées au Port-au-Prince, en « une somme en argent de érois cent mille livres;
« 2° Une somme de soixante mille livres déposée chez les « citoyens veuve Hugues et fils aîné, négociants à Marseille ;
« 5° Une somme de soixante mille livres en espèces | ou argent prêté à divers, suivant billets et contrats;
« 4° Une somme de dix-huit mille livres qui lui sera due, le .©< 80 du courant, par le trésor national, pour ses honoraires de représentant ;
« 5° Enfin, un mobilier consistant en armoires, lits, fau- « teuils, chaises, linge de table, argenterie, bijoux et biblio- « thèque se trouvant dans trois appartements, rue Favart à « Paris, évalué à vingt mille livres argent de France. .... »
Comparant la situation de fortune de Victor Hugues lors de l'incendie du Port-au-Prince avec celle qu’il accusait, après vingt et un mois de son administration à la Guadeloupe, on n'aurait pas pu lui faire le reproche qu’il avait adressé au séquestre Richaud. Au moyen de l'argent comptant dont il « disposait, il était plus riche que le gouvernement qu’il servait, lequel, dans le même temps, ne réunissait quelques pièces d’or qu'au prix de grands efforts, afin d'envoyer le général Bona-« parte commencer sa prodigieuse campagne d’Italie.
Victor Hugues cependant ne disait pas tout dans son contrat de mariage. Il passait sous silence l'intérêt qu'il avait dans les corsaires et dans d’autres spéculations de commerce. Cet objet devait représenter une somme énorme. Il avait un intérêt.
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dans les corsaires Le Beptsi, le Tom, le Sans-Pareil, la Bande- Joyeuse, et dans presque tous les autres. Dans le corsaire la Légère, il était intéressé pour un quart, Lebas pour un quart, Benoist-Cavay et Boudet pour un quart; le commerce n'avait que le dernier quart.
Associé d’abord pour moitié dans le corsaire le Terroriste, il acheta la part de son associé Fuet et en devint seul propriétaire.
Il en fut de même pour {a Dorade. Déjà intéressé dans ce navire, il en acheta la totalité au prix de quatre-vingt mille livres, et lui donna le nom de Midi.
Dans les opérations de commerce en participation, l'intérêt de l’agent du Directoire était en général plus grand , du double au moins, que celui du plus fort des autres associés. Une opération faite avec le Barcelo nous en donnera la proportion. Ce bâtiment, armé de douze canons, monté de cinquante hommes d'équipage, ayant une commission en course eten marchandises, fut expédié pour Curaçao et la côte d'Espagne avec un chargement de marchandises sèches et de poudre. La valeur du bâtiment et de sa cargaison se montait à deux cent cinquante-sept mille sept cent cinquante-quatre livres sept sous six. deniers. Voici la part pour laquelle amendait chaque associé :