‹ Histoire de la Guadeloupe (volume 5)Chapitre 41 sur 140 · ANT · texte numérisé non relu

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« Saint-Domingue, pour preuve de la nécessité qu'il y a de faire « passer promptement les secours les plus puissants. |

« Arr. 6. Le travail de l’assemblée coloniale concernant les « hommes de couleur et nègres libres, arrêté le 5 mai dernier, « en exécution du décret de l'assemblée constituante du 24 sep- « tembre 1791, et qui a été déposé, sera transcrit sur les « registres de l'assemblée, comme un monument de la justice « et de la bienfaisance de la colonie. |

« LasALiNIÈRES, président. DELORT, BÉNARD, HURAULT DE « GONDRECOURT, BoyER-LÉTANG, secrétaires. »

La vue de l’homme est donc bien courte : c’est au moment précisément où la révolution allait commencer à déployer toutes ses fureurs que l’assemblée coloniale nul di qu'elle. allait prendre fin. 4

Quoi qu'il en soit, dès le 4 juin, le gouverneur adressa aux municipalités des instructions très-détaillées pour la formation des listes des nouveaux électeurs et éligibles. Les assemblées primaires furent convoquées pour le dimanche 24. Cette fois la nouvelle assemblée coloniale devait se réunir à la Basse-Terre. Ce fut. l’un desderniers actes du baron de Clugny. Bientôt après, tombant malade, il décédait le 95 juillet, après avoir gouverné la colonie pendant neuf ans. Cette mort fut une perte pour le pays. A un noble caractère, le baron de Clugny unissait une haute intelligence et une connaissance parfaite des hommes et des choses de la colonie. Grand propriétaire lui-même, il exerçait sur les propriétaires, sur les hommes considérables du pays, la plus haute influence. La colonie l’eût suivi là où il aurait voulu « la conduire. Avec lui il est probable que la plupart des fautes qui furent commises auraient été évitées. Le pays comprit la perte qu'il avait faite, et donna des marques publiques de sa | vive douleur.

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