CHAPITRE VIE
D’Arrot gouverneur.— Les gardes nationales de la France en 1792. — Entente de la Martinique et de la Guadeloupe pour ne pas en recevoir.
— Arrivée à.la Martinique des commissaires civils et des généraux Rochambeau et Collot. — Refus de descendre à terre sans Îles troupes dont ils sont accompagnés.—La division qui les porte repoussée.—Le commandant de /a Calypso.—Lettre venue de Mont- Serrat.—Exaltation des royalistes. — Le pavillon blanc.— Enlèvement de la gabare /a Bienvenue. — Les chevaliers de Za Calypso.—Nouvelle, de la déchéance du roi.—Actes de l'assemblée coloniale. —Protestation contre le décret de déchéance. — Ligue défensive de la Martinique et de la Guadeloupe.— Emprunt. — Organisation d’une force armée. — Résistance de Marie-Galante. — Mesures prises contre cette dépendance. —Proscription des patriotes.— Élection à la Dominique dé députés à la Convention. — Arrivée de Lacrosse, missionnaire du nouveau gouvernement. — Écrits révolutionnaires. — Fermentation des esprits. — Arrêtés de l’assemblée coloniale. — Le parti républicain. —Le pavillon tricolore arboré à la Pointe-à-Pitre. — d’Arrot marche contre cette ville. —L'habitation Saint-Jean. — Fuite du gouverneur. — Dernière séance de l’assemblée coloniale.
Clugny mort, d'Arrot prit les rênes du gouvernement. Le commandement en second passa au colonel Fitz-Morris, qui \\céda son régiment au marquis du Barrail. Minut avait succédé à l'ordonnateur Masse. La nouyelle administration était loin
. d'offrir les garanties de l’ancienne. Tandis que Clugny, dans … toutes les circonstances, avait su dominer l'assemblée coloniale, accélérer ou retarder sa marche, selon les faits du moment, …d'Arrot, lui, sans initiative, la laissera marcher, et ne pourra