ORDRE DU TRAVAIL
« Cinq heures et demie du matin. — La cloche avertira les « citoyens et citoyennes de se réunir dans un lieu quelconque « indiqué par le principal chef de l'habitation.
« Cinq heures trois quarts. — Le chef entonnera un des « couplets de l'hymne républicain, terminé par le cri de : Vive « la République! Il sera strict à l'heure, et prendra l'habitude « de n’attendre personne. Ensuite il fera APRES nominal et « pointera les absents.
« Ces mesures remplies, les citoyens se Rene de suite à « l’ouvrage avec leur conducteur, toujours en chantant, et avec « cette gaîité simple et vive qui doit animer le bon enfant de « la patrie.
« Le principal chef se transportera de son côté dans toutes « les cases des citoyens; il interrogera ceux qui s'y trouveront, « et leur demandera pourquoi ils ne sont pas avec les autres « au travail; il écoutera leurs excuses, examinera si elles sont « légitimes ou non, et prendra des notes.
« Tous les chefs communiqueront au moins une fois par « décade avec le commissaire délégué, ou avec la municipalité, « OU avec ceux préposés pour recevoir le détail des travaux et « de la conduite des citoyens pendant la décade.
« À huit heures, le déjeüner, pris sur le terrain, à l’exem- « ple des sans-culottes cultivateurs en France.
« À huit heures et demie, on reprend le travail qui cessera « à onze heures et demie.
« A deux heures après diner, la cloche annonce partout la « fin du repos. Les citoyens et citoyennes se rendront alors « comme le matin au lieu indiqué. Le chef fera l’appel nomi- « nal, et répétera généralement le soir les mesures prises le « matin.
« Le travail cessera à la nuit.
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« Malgré cet ordre, lorsque le bien de l'habitation deman- « dera, dans certains temps, que les citoyens et citoyennes « donnent quelques heures de plus au travail, qu'ils fassent. « le quart lorsque le moulin.marchera, nous sommes persua- « dés que tous s’y prêteront en vrais républicains.
.« Les chefs auront soin de remarquer fidèlement ceux-là qui « montrent partout la meilleure volonté. »
Lorsqu'on n’eut plus besoin de faire appel aux armes, que l’on jugea nos sillons suffisamment abreuvés de sang, et que l’existence de l’Étre suprême, décrétée par la Convention, fut généralement admise, on laissa la Marseillaise de côté pour faire chanter aux travailleurs, soir et matin, les couplets suivants, mais toujours sur l’air composé par Rouget de l'Isle.
« Être infini que l'homme adore, « Sous des noms, des cultes divers, « Entends d’un peuple qui t'implore, « Les vœux et les pieux concerts. (Bis).
« Que toute la terre fléchisse . « Devant ta sainte volonté; « Nous espérons en ta bonté, « Même en redoutant ta justice ; Brise partout les fers de la captivité ; « Dieu bon, « Dieu bon, « Donne aux mortels la paix, la liberté.