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CHAPITRE XXVII

Escadre volante anglaise. — Amvce des flottes anglaise et française devant Cronstadt. — Entrevue des deux amiraux. — Reconnaissance faite par l'amiral Dundas. — Panique des Russes. — Affaire du Cotsack.

Aussitôt qu'on apprit le commencement du dégel dans la Baltique, l'escadre anglaise, volant sous les ordres du commodorcWatson, appareilla de Spithead, en présence de la reine Victoria, dont le yacht le Fayry arbora le signal de partance : — Succès et adieu ! Celte avant-garde, qui comprenait ï'Jmpérieux, VEuryales, VArruganl, la

Maffieimm, VArchir, le Fakon, le Conflicl, le Drngort, VAmphion et le Pylade. arriva le I'' avril à la hauteur d'Elsp neur. Elle fut obligée d'avoir plusieurs fois recours à son artillerie pour se frayer un passage à travers le grand Beit, encore obstrué par les glaces qu'y amènent les courants. L'amiral Dnnilas ne tarda p;is à là rejoindre avec treize vaisseaux de ligne à vapeur, quatre corvettes et six canonnières ; et cette flotte redoutable vint se ranger à treize milles de Cronstadt sur une seule ligne de bataille, masquant pour ainsi dire le fond du golfe de Finlande.

La division navale française élait en relard. Son commandant eu chef, le contre-amiral Penaud , ne fut désigné que par décision impériale du 6 avril; mais il partit presque immédiatement, et le l"jtiin, les bâtiments de l'escadre anglaise, arborant les Trois Couleurs fêtaient la venue du Terrible, du Duquesjie, de l'Auft' rliz et du d'As^as. Au salut de vingt et un coups de canon, la flotte française répondit par quinze coups seulement. C'était une dérogation aux usages maritimes; on s'empressa de la rectifier, et dès que les bâtiments français curent jeté l'ancre, parallèlement à la ligne anglaise, ils saluèrent de vingt et un coups le drapeau de la Grande-Bretagne. On joua God sare the queenet Purtant pour la SyrtK, tandis que iM. Pénai d montait à bord du Duc de iVelhnyton, où l'attendait le commandant anglais. Leur entrevue fut pleine de cordialité. « Tout le monde sur l'escadre anglaise, écrivait M. Gide au Moniteur de la jhtte , connaît et apprécie noire amiral ; son caractère plein de rondeur, d'entrain et de franchise, lui concilie tous les suffrages. Quant à l'amiral Dundas, c'est un homme de belle taille avec un peu d'embonpoint, l'air froid et digne, peu communicatif en apparence, mais la loyauté peinte sur le visage. 11 témoigne beaucoup de considération à l'amiral Penaud ; on voit aussi qu'il sait gré à ce dernier de ne s'être pas mis puérilement à cheval sur son ancienneté de grade tout en conservant dans ses rapports avec son collègue britannique une dignité parfaite. 11 est vrai que l'amiral Penaud a trois mois de grade de plus que l'amiral Dundas, mais sa conduite vis-à-vis de son collègue, dès le début, a fait clairement voir qu'il n'entendait pas s'en targuer. Chacun lui a su gré de cette preuve de tact, et personne de ceux qui le connaissent ne s'en est étonné ; ceux qui entouraient les deux amiraux au moment de leur entrevue ont remarqué que les premières paroles de l'amiral Dundas à son collègue l'amiral Penaud ont été pour lui dire qu'il tiendrait toujours à honneur et à plaisir de recourir à ses avis et à ses conseils. On sait ici dans la flotte, et nos relations à tous les degrés s'en ressentent, que les deux amiraux sont déjà au mieux, qu'ils ont échangé avec un cordial abandon leurs observations mutuelles pendant leur traversée séparée, leurs documents, leurs plans, enfin, comme le disait le brave amiral Seymour à l'un de nous hier, ce sont Hro fingers of the same hand, or belti-r, two arms of the same body, « les deux doigts de la même main, ou mieux, les deux bras du même corps. »

Le 2 juin, l'amiral Dundas, s'embarquant à bord du Merlin, alla reconnaître la côte septentrionale de Cronstadt. Parvenu au point où la passe élait encombrée, il descendit dans une chaloupe, s'approcha audacieusement, et vérifia la position exacte des entraves qui interceptiiient le chenal au nord de l'île de Kotlin.

L'apparition des flottes alliées sema l'inquiétude sur toutes les côtes. Les habitants de Revel , dans la crainle d'un bombardement, couvrirent le sol d'une couche épaisse de sable, et transportèrent leurs elTfts les plus précieux dans l'intérieur des terres. Les troupes des garnisons de l'Eslhonie, de la Livonie et de la Courlandc s'avancèrent à marches forcées pour grossir l'armée réunie le long du golfe de Finlande, sous les ordres du général Siexvcrs. Cronstadt fut mis en état de siège. On interdit à qui que ce fût d'y venir, à moins de nécessité absolue, soit de Saint-Pétersbourg, soit d'Oranicnbaum. L'empereur Alexandre II y fit une visite, reçut des habitants le pain et le sel, suivant la coutume antique, et leur dit : — « Priez Dieu pour le repos de l'âme de Nicolas l'^ U vous a aimés et je vous aimerai. Nous ne laisserons pas tomber Cronstadt au pouvoir des ennemis ! »

La première division de la flotte russe, commandée par le contreamiral de Schany, se répartit autour de l'ile Kotlin. Dans la petite rade se placèrent tous les bâtiments à voiles, et le vaisseau de ligne Saint-George Puliedonoselz, monté par le conlrc-amiral Tinrdoff. Au nord, entre la côte de l'île et Lysynos, se rangea une flottille à rames que dirigeait le contre-amiral Lutkolïski. Lue seconde lloliille du même genre, aux ordres du contre-amiral baron de Rosen, se tenait sur la rade à l'est et dans le port de commerce.

Les premières hostilités se bornèrent à la capture et à la destruction de quelques caboteurs russes , la plupart chargés de bois, et à quelques reconnaissances; mais une de ces escarmouches atteignit les proportions d'un grand événement, mit l'Europe en rumeur, provoqua des explications, souleva des tempêtes, et restera longtemps controversée. Chaque parti l'a contée à sa manière, ctlesdeux versions sont tellement contradictoires, qu'à moins d'avertissement préalable, il est impossible de deviner qu'elles ont rapport au mêmr fait.

Voici d'abord la version anglaise, que nous ne donnons pas textuellement à cause de sa longueur, mais que nous résumons en l'extrayant des meilleurs documents :

.', m* Soufiîûi, le. -

Le Cossucfc, dans une de- ses excursions, avaij fait prisonniers en vue de Ilaiiijo , un capitaine calintciir, son fils et un autre marin finlandais. Le conlre-aniii-al Dundas, no voulant point exercer des rigueurs inutiles sur le commerce du p:iys tant que les commiin':cations et les approvisionnements entre le golfe de Finlamie et Saint-Pétersbourg étaient interceptés, ordonna que le Co.wacfc retournât à Haiigo et qu'il rendit à la liberté les personnes qui avaient clé prises, ainsi que les quatre autres prisonniers qui avaient demandé d'être mis a terre au même endroit.

Le Cossack retourna en conséquence à Hango, et, mouillant à une petite distance, y envoya son cutter sous le comin.indement du lieutenant Genesle, avec les sept prisonniers et un équipage ordinaire de bateau. Les instructions données à cet ollicier par le capitaine Faushawe, du Cossack, étaient de s'avancer avec le pavillon parlementaire jusqu'au lieu du débarquement, au village de Hango. S'il s'y trouvait des troupes , il devait demander à entrer en communication avec l'officier ayant le commandement, pour lui exposer le motif de la venue du canot, et principalement pour mettre a terre les prisonniers russes auxquels on rendait la liberté, et demander qu'on permît leur débarquement. S'il n'y avait pas de troupes, il devait mettre à terre sur le lieu du débarquement les prisonniers avec tous leurs bag;ages et revenir à bord sans relard. Dans ce dernier cas , il était autorisé à permettre aux domestiques des officiers d'acheter les objets qui leur seraient offerts par les habitants du village, pourvu qu'il n'en résultât aucun attardement du canot.

Il lui était recommandé de ne permettre à personne de quitter le canot, et de veiller soigneusement à ce qu'on ne portât aucune atteinte aux propriétés sur le lieu du débarquement, et h ce qu'on n'emmenât personne. La situation du navire et le trajet que devait parcourir le canot pour gagner le lieu du débarquement étaient parfaitement en vtie de la station télégraphique qui domine le village , et le canot mit environ trois quarts d'heure pour arriver à terre. Il était donc parfaitement en vue de l'ennemi pour qu'il pût être prévenu par un coup de feu à poudre , ou pour qu'il pût être invité à se retirer au moment où il s'approcherait à portée de la voix.

Le cutter part; le lieutenant Geneste débarque, tenant en main le pavillon parlemenlaire, et accompa!;né des prisonniers, du chirurgien Easion et de Charles Sullivan, aide-master. La plage est déserte, on n'y a vu qu'un seul habitant, qui s'est enfui. Tout à coup paraissent environ cinq cents Russes, conduits par un officier. Le capitaine finlandais saisit le drapeau, et l'agite en criant, tant en anglais que dans sa propre langue : — Pavillon parlementaire !

Il s'efforce ensuite d'expliquer la mission du cutter, mais l'officier russe s'écrie en anglais : — Nous ne nous soucions pas du pavillon parlementaire, nous vous montrerons comment les Russes savent et peuvent combattre !

Sans plus de pourparlers, il commande le feu. Le lieutenant Geneste, le chirurgien Easton, Sullivan, les Finlandais tombent baignés dans leur sang. Une vive fusillade est dirigée sur le cutter, pas un homme ne reste debout; les Russes se ruent sur l'embarcation, jettent plusieurs cadavres à la mer, s'emparent d'un matelot blessé nommé Henry Glidilon, et l'achèvent à coups de baïonnette! Un seul homme John Brown, mulâtre, échappe à leur rage, (irièvement blessé à l'épaule et au bras droit, il a la présence d'esprit de se laisser traîner d'un bout à l'autre du cutter sans donner signe de vie.

Vers quatre heures et demie du soir, le capitaine Faushawe s'inquiète et fait partir un canot à la recherche du cutter. Le premier lieutenant dirige les investigations , aperçoit le cutter halé près d'une jetée, y dislingue quatre cadavres, et revient donner l'alarme. Le Cossack se rapproche du village de Hango; il rencontre le cutter, que James Brown avait péniblement poussé au large , et recueille l'unique survivant du massacre de Hango !

Telle est la relation anglaise; celle de l'aide de camp général de Berg, commandant les troupes en Finlande , en diffère essentiellement. « Le 5 juin, à midi, dit celui-ci, la frégate le Cossack parut dans la rade de Hango-Udd et envoya à terre une chaloupe qui, après avoir abordé dans le voisinage du télégraphe , débarqua un faible détachement. L'enseigne Svcrtclikoff , du régiment de grenadiers de Sa Majesté le roi de Prusse , qui défendait celte partie de la côte , ayant été instruit en temps opportun de la tentative de l'ennemi, posta quelques hommes de son détachement eu embuscade derrière un bâtiment situé vis-à-vis du lieu de la descente, et envoya une partie des autres avec le sous-officier Pierre Pavlolï , le long du rivage, pour couper la retraite aux Anglais. L'ennemi, attaqué à l'improviste , se défendit mollement et déposa les armes. Le succès de cette affaire doit être attribué au sang-froid ainsi qu'aux sages dispositions de l'enseigne Svcrtchkoff.

» La perte de l'ennemi consiste en cinq hommes tués; nous lui avons fait prisonniers un olBcicr , lin médecin, un garde-marine eE huit matelots (d.int 'i blessés). De plus, les nôtres ont enlevé le pavillon de la chaloupe de descente, et se sont emparés de 7 fusils et de 7 sabres; quant à la chaloupe elle-même, elle a été coulée bas «vec la pièce dont elle était armée.

» Le lendemain matin, la frégate se rapprocha de Hango-Udd et

canonna pendant environ une heure et demie les maisons, mais sans occasionner beaucoup de mal. »

Ainsi , il n'est question ni de pavillon parlementiire ni de marins finlandais. Le nomiire des morts est réduit de vingt-cinq ou trente à cinq , et les Russes se vantent d'avoir fait onze prisonniers.

Le capitaine Faushawe s'en rapporte aveuglément à Brown , sur les déclarations duquel il bâiit un récit du massacre. Comprenant la gravité de l'aflaire , le contre-amiral Dundas demande des explications. « Elles sont, dit-il, non-seulement nécessaires pour que je puisse bien apprécier votre conduite et celle de l'officier qui a si malheureusement péri dans cette circonstance , mais encore dues à l'honneur d'un ennemi accusé du crime énorme d'avoir violé la bonne foi d'un pavillon parlcmfntairc , et d'avoir , sans aucun égard , massacré et des prisonniers qui allaient être mis en liberté, et l'équipage sans armes , sans (féfense , d'un bateau envoyé pour remplir cette mission, .le vous invite donc à me donner, sur les questions suivantes , des rapports exacts et complets :

» 1" Quelles étaient les circonstances qui imposaient la nécessité de choisir une occasion de débarquer les prisonniers dont il s'agit, quand le bateau n'était pas appuyé par la présence immédiate du vaisseau que vous commandez , et quand un pavillon parlementaire flottant à son grand mât eût prévenu tout malentendu à l'égard de sa mission ?

i> 2° Quelles étaient les instructions particulières données à l'officier qui commandait le bateau? quelles occasions ont été données à l'ennemi pour accorder ou rejeter les condiiions de trêve, avant que le débarquement eût alors été opéré sur la côte ?

» 3" A ([uelle distance le bateau se trouvait-il du vaisseau lorsqu'il a été en dernier lieu aperçu avant son débarquement, et à quelle distance était-il alors du rivage ?

» 4° Quand et à quelle distance du rivage le pavillon parlementaire a-t-il été d'abord déployé ? A-t-on tiré alors des coups de canon ou de fusil à poudre , et suppose-t-on que l'officier commandant le bateau ait eu quelque motif de croire que ce bateau avait été reconnu par l'ennemi sur le rivage ?

1' 5" A quelle distance du rivage l'équipage de la chaloupe du Cossack a-t-il d'abord aperçu les tirailleurs de l'ennemi sur la jetée ?

» 6° A-ton pensé que l'officier russe sur le rivage avait donné au débarquement des prisonniers ou de l'équipage une adhésion quelconque, im|dicite ou prise comme un consentement? »

Le capitaine Faushawe répond, le 6 juin, en envoyant à l'amiral le procès-verb;il de l'interrogatoire du mulâtre.

« A quatre heures moins un quart environ, John Brown, matelot ordinaire, après avoir été conduit à Sick-Bay (Baie des malades ) , a déclaré que lorsque le cutter, avec pavillon parlementaire de route, est arrivé le long de la petite jetée du village, les officiers et les prisonniers russes libérés sont montés; le lieutenant Geneste tenait le drapeau parlementaire. Il a dit aux Russes qui s'étaient réunis tout près de l'eau et sur la jetée, au nombre d'environ 500, habillés en carabiniers et armés de fusils, sabres et baïonnettes, ce qu'il voulait et pour quelle raison il avait débarqué. Le vieux Finlandais (c'est-à-dire le capitaine de la prise Johiinna) leur a aussi expliqué l'objet du débarquement. Ils ont dit qu'ils n'avaient aucune considération pour les drapeaux parlementaires, et qu'ils allaient leur faire voir comment les Russes se battaient, ou quelque chose dans ce genre. Et à l'instant même les Russes firent feu sur les officiers, les prisonniers et le canot.

u Lorsqu'on pensa que tout le monde était tué, les Russes s'élancèrent dans le canot, et après avoir jeté à la mer les corps des victimes, ils enlevèrent les armes et la poudre. Broxvn, bien que dangereusement bifssc, ayant reçu deux balles dans le bras et une à l'épaule, oit la balle est restée, s'est efforcé de s'éloigner et de gagner le large de grand matin. Il dit que quand il a été à 200 yards de la jetée, il a vu 200 hommes qui descendaient en toute bâte du télégraphe.

» A Al. IVyse : .Te suis sûr que les officiers ont été tués , et avant que les Russes aient lire sur le canot.

• A M. Kvnna : Les officiers russes ont été également tués à coups de fusil sur la jetée.

» A MM. Kenna et iVysi; : Le canot s'est dirigé droit vers le lieu de débarquement. Les Russes parlaient anglais , et l'individu qui était à leur tète, d'après son uniforme, son attitude, paraissait être un officier.

1) Le docteur Easton a été le premier officier qui soit tombé. Le vieux capitaine finlandais a pris le pavillon parlementaire des mains de M. Geneste ; il l'a agité, criant : l'aviVonl (irapeau parletnentaire '. fiarleincntaire! Les Russes ont hurlé, sifflé et fait feu. Avant que les hommes pussent se mettre en défense, ils ont été fusillés, et les Russes, armés de coutelas, se sont élancés dans le canot; mais n'y trouvant que des cadavres, ils n'ont point fait usage de ces armes. » G. L. L. WïsE, parjeur.

» ABTnuii M'Kkmna, aide-chirurgien. »

Le contre-amiral Dundas demeure convaincu ; il écrit en ces termes au secrétaire de l'amirauté britannique :

fi.

mSlUlUE UE LA GUERHE D'OKlEiNX.

A bord du Duke o( Wellington, îi l'anire. — Phare de Toboulkin, a irois milles E -S.-E., 1 1 juin <835.

11 J'ai riiomicur de vous informer, iioiir qu'il en soil donné connaissance aux lords commissaires de l'amirauté, que le Cossack, vaissciin de Sa Majeslc, m'a rallié ce matin. Je vous transmets maintenant, |)o«r qu'ils soient soumis à Leurs Seif;ncurics, d'autres rapports que j'ai reçus du capitaine Faushawe en réponse à mes questions. Après avoir mûrement eiaminé 1rs explications qui m'ont été données, après m'èlre personnellement entretenu sur ce sujet avec "officier, je ne vois absolument rien qui puisse excuser ou |)aliier la conduite de l'ennemi par qui s'est accompli le massacre barbare, et que rien ne nécessitait, de l'équipage du bateau du CoSfMh. L'officier qui le commandait n'a omis aucune précaution pour faire connaître l'objet de sa mission; et que si Leurs Seigneuries pensent qu'il y a lieu de regretter que le bateau ait été détaché hors de la portée liu vaisseau qui devait le protéger, je suis consaincu du moins qu'elles approuveront les explications du capitaine Faushawe.

" Je regrclle d'ajouter qu'il m'a dit qu'il y avait peu d'espoir, ou qu'il n'y av.iit même point à espérer qu'aucun des officiers ou des hommes de l'équipage eût survécu, et que quelques-uns ont été blessés avec une cruauté inouïe. J'ai au reste l'intention de me mettre eu rapport avec les autorités d'ilclsingfors.

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