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CHAPITRE II

Cérémonies religieuses dons le camp russe. — Matinée du 5 novembre. — Marche des Russes. — Le gênerai Ci'dnngtnn visite les avant-postes — Prise de la redoute aiglaise. — Marche de la brigadfi de Pennefilher. — Doirihle m^Aée — Intervention de la divisi n Bo'q'iet. — Combat de la redoute. — Wurro/i fnr (/le FrenclimmJ — Mort du b'igidier général Sirangways. — Défaite des Russes. — Sortie contre les lignes Irançaises. — Mort du général de Lourmel.

Le 4 , des cérémonies religieuses sont célébrées tant dans le camp russe que dans l'église Saint-Michel à Sébasiopol; on distribue des médailles au.x soldats; on leur montre une image du Sauveur envoyée par l'impératrice et apportée par le prince Galitiin. S'il faut en croire certaines relations, les évêques, avertis que cinq millions de livres sterling ont é'é envoyées de Londres, disent aux défenseurs de Séhastopol : «Si vous êtes vainqueurs, de grandes joies vous sont réservées. Nous savons de source certaine que ces infidèles Anglais ont dans leur camp, tout près d'ici, une somme énorme que Hieu fera tomber dans vos mains. Celte somme s'élève au chillre de trente millions de rniililfs! L'empereur vous donne le tiers de ces immenses valeurs; le second tiers est réservé à la reconstruction de la ville de Séhastopol, que vous allez délivrer; le reste sera partagé entre li-s princes et le.-, officiers qui demain vous guideront au combat. Chacun de vous, soldata, recevra cinq cent quatre-vingts roubles. Aux blesses, notre ciii|)ereiir promet un mois de solde et de rations en supplément, (^uant a ceux de vous auxquels Dieu résTve une mort glorieuse, notre empereur leur permet de disposer dès à présent de leur part de ce butin. (Jiic chacun de vous fasse donc connaître ses intentions; elles seront religieusement respectées. «

Pendant la nuit du i au 5 novembre, la pluie ne cesse de tomber ; ks grand 'gardes et les sentinelles avancées ont leurs vêlements transpercés; épuisées par les corvées des régiments ou par le travail des tranchées, elles tiennent à peine leurs armes humides et se rclàcheul de leur vigilance accoutumée.

Un brouillard épais augmente les ténèbres.

Le dimanche i novembre, à quatre heures du matin, on entend sonner les cloches des églises de Séhastopol ; mais on ne prête aucune attention ii ce bruit familier. Cependant un sergent de la division légère étant de service aux avant-postes croit distinguer un bruit de roues dans la vallée d'Inkermann ; il lui semble que des voitures essayent de gravir l'escarpement. Il rend compte de ses observations au major anglais liunbury; mais celui-ci suppose que le bruit provient de chariots et d'arahasqiii vont à Séhastopol parla rouled'Inkermann.

Ce sont les Russes, qui, menaçant l'ciirèuie droite de l'année d'observalion anglais", gravissent les pentes presque à pic, et rangent sur les hauteurs (|uaraiiie-deui pièces de canon. Le général d'inf.inieric Lfcinnenherg dirige l'attaque; il a sous ses ordres les régiments de Catlierincbourg, de Tomsk, de Kolyvan, de la 10" division d'infanterie; les régiments de Sélinghiiisk, de Yakoutsk cl d'Okhotsk, de la II' division; les régimciilsdc Vladimir, de Sowzdal et d'Oaglilcb, de la I'.'; les régiments de Boiilyr^k, de IJorodino cl de Tarouliiia', de U 17'. Ces troupes, dont l'elTeclif total est de plus de quarante mille

hommes, sont divisées en dem colonnes sous la conduite des lieutenants généraux SoiinunolT el Pavlu'ï.

11 est un peu plus de cinq heures du malin. Le major général Codrington visite, selon sa coutume, les avant-postes de la brigule de la division légère. Il s'entretient un moment avec le capilains Prelyman, du 23'- régiment, i|ui lui dit :

" Tout va bien ; mais il ne serait pas étonnant que les Russes profitassent de l'obscurité pour atUiquer notre position. Ils doivent compter sur le brouillard et sur les cfi'ets de la pluie, qui nous engourdit et fait rater nos fusils. »

Le major général Codriugton s'apprête à rentrer dans le camp, lorsque des coups de feu retentissent sur les versants qui descendent à la Tchernaïa.

Les Russes approchent. Les sentinelles de la 2" division les signalent en se repliant, et le niajor général Codriugton se lance au galop pour aller réveiller la brigade qu'il commande. Une centaine de gardes cold-stream du 55" régiment, chargés de défendre la petite redoute avec deux pièces de canon seulement, voient les boulets tomber autour d'eux sans pouvoir riposter; ils attendent l'arme au bras qu'on livre l'assaut. Une éclaircie passagère de brouillard permet à l'ennemi de distinguer a la fois le camp et la redoute. Aussitôt une g'cle d'obus et de boulets lacère les tentes dont le vent emporte les uébris, décime les hommes qui se sont attardés sous leurs abris, et tue les chevaux attachés ii des piquets dans les lignes. En même temps une colonne d'infanterie russe se précipite avec fareur sur la redoute; les gardes la laissent approcher à dix pas, et la décharge lerrihlc qu'ils font par les deux embrasures renverse environ deux cents Russes. Les autres reculent, se reforment, et engagent une lutte corps à corps avec les Anglais. Ils sont encore repoussés, mais de nouvelles masses ne cessent d'arriver; un demi-cercle de feu tonne contre la redoute, les gardes tombent par douzaines, et leur détachement, affaibli des deux tiers, prend enfin le parti de la retrait".

La 2' division s'est levée; le brigadier général Pennefather en a pris le commandement à la place de sir Lacy Evans, qu'une maljdie retient loin du champ de bataille. Les Anglais cherchent l'ennemi au milieu de la brume, à la lueur des détonations, sur un sol détrempé par la pluie, à travers les taillis et les broussailles. Encore vêtus des grandes capotes grises dont ils se sont enveloppés pendant la nuit, ils ressemblent à des soldats russes, et telle est l'obscurité qu'ils sont exposés à de fatales méprises.

La brigade Pennefather se porte sur les flancs de l'ennemi, celle du brigadier général Adaras se lance sur la pente du mamelon qu'occuprnt les Russes. Toutes deux ne tardent pas à être soutenues par la division légère du lieutenant général Georges Brown. Le major général Codriugton conduit la U*^ brigade sur les p-ntes qui descendent du côté de Séhastopol. Le brigadier général Raller forme la seconde sur la gauche avec le 1 1" régiment, que commande le lieutenant-colonel JelTrcys. Le duc de Cambridge et le major général Rcntinck arrivent en ligne à l'extrême droite avec la brigade des gardes. Lord Calhcart rassemble tous les hommes de la 'i' division qui ne sont pas de service aux tranchées, et sous sa direction les deux brigadiers généraux Goldie et Torrens marchent vers les hauteurs qui dominent la vallée de la Tchernaïa.

n Alors, dit le correspondant du Times, commença une des plus sanglantes mêlées qu'on ait vues depuis que le fléau de la guerre est déchainé sur le monde. Des écrivains militaires ont mis eu doute qu'aucune troupe ait jamais reçu une charge ii la baïonnetic; mais dans cette journée la baionncttca été souvent la seule arm^ employée. IVous avons aime a nous persuader qu'aucun ennemi ne ferait lace sans fléchir au soldat anglais faisant usage de son arme favorite, et qu'a Maida seulement l'ennemi avait osé croiser la baïonuelle avec lui; mais à la bataille d'Inkermann nous n'avons pas seulement fait des charges inutiles, nous n'avons pus seulement vu des chocs désespérés entre des masses d'hommes luttant avec la baïonnette, nous avons encore été obligés de résister baïonnette à baionncile à des masses d'infanterie rus^e qui revenaient sans cesse à la charge et qui s'élançaient sur nos bataillons aveu^a fureur et la résolution les plus incroyables.

Il La bataille d'Inkermann défie toute description. C'a été une série d'actes d'héioïsme terribles, de combats corps a corps, de ralliements découragés, d'attaques désespérées dans des ravins, dans des vallées, dans des broussailles, dans des trous cachés aux yeux des huinaiiis, et d'oii les vainqueurs. Russes ou Anglais, ne sortaient que paiir se lancer de nouveau dans la mêlée. Personne, en quelque endroit qu'il ciil été placé, n'aurait pu voir même une faible partie des épisodes de cette glorieuse journée, car les vapeurs dr l'atmosphère, les brouillards et la pluie obscurcissaient si prufondéineiit le ciel sur le point oii la lutte s'est livrée, qu'il était impossible de rien diiccrncr à quelques pas lie soi. » .

Dans cette lutte glg.intcsquc, les capitaines combattent comme les soldats. Le brigadier général (ioldie est frappé mortellement; les généraux Torrens, Adaiiis, Rentiiick sont blessés. Les officiers anglais, à cheval et en unifiirme rouge, servent de point de mire aux balles. Du côté i',c.> Rii.ises loiiiheiit les comiii ,:idaiils, les chefs de bataillon et un grand nombre d'officiers des régiments de Catlieriiie-

1^KEBMANN.

botirg, TomsU et Kolvvan; le colonel Zn(;oskiiii, commandant la .li\'tmc brifiile d'arlillciic ; le i;rni-ral major ^ illebois, commandant de la dciMicme briu-idc de la di\i<-me division d'infanlcric. Kimono!», qui a impriidcmmnit cnijagc sa colonne sans atlendre celle du i;cnéral Paulolï, est lue presque au commencement du combat. IS'i'anmoins les Russes résistent ; ne pouvant se développer à cause des irrégularités du terrain, ils se lancent par grosses masses en colonnes, et chcrclienl à envelopper les Anglais.

Ceux-ci, malgré leur héroïsme, sont épuisés de fatigue et de faim, ils ont quille leurs tentes sans prendre la moindre nourriture; mais le commissaire général Darling ami'nc au plus fort de la bataille des voilures attelées de raulcs et fait distribuer dans les rangs du biscuit et du rbum.

Accourus lires du champ de bataille au bruit de la fusillade et du canon, lord Raglan et Canrobert s'inquiètent de la silualion des troupes engagées. >'c pouvant en juger par leurs jiroprcs yeux, ils envoient dcs'aidcs de camp demander à lord Calhcart s'il a besoin de renforts?— Oui, mais ne vous pressez pas, répond le brave militaire, jaloux de réserver aux seuls Anglais l'honneur de re|)Ousscr l'cnncEni. "Mais les aides de camp, en retournant auprès des généraux en chef, représentent une intervention comme urgente, et le général Bosquet reçoit l'ordre de marcher. En attendant qu'il ait opéré son mouvement, deux batteries ii cheval et deux batteries montées, conduites par les eommaiidanls la Doussinière et Barrai vont se placer a côlé des batteries anglaises.

La lutte continue avec acharnement. L'infanterie russe, formée en lignes profondes, résiste aux charges les plus énergiques; les munitions s'épuisent, les baïonnettes sont tordues et faussées, les crosses des fusils se changent en massues. Au cliquetis de l'acier, au fracas des détonations se mêlent de sauvages clameurs. La redoute prise dans la matinée est reprise par les gardes cold-stream ; mais à peine celle troupe d'élite y a-t-elle pénétré, que les Russes redoublent d'ell'orts pour l'en chasser. Trois fois ils escaladent les paiapcls par la seule puissance de leur élan et de leur poids ; trois fois ils sont repoussés laissant derrière eux des monceaux de morts., et c'est sur les cadavres de leurs compagnons qu'ils se précipitent à de nouvelles attaques. Le défaut de banquettes empêche les défenseurs de la redoute de faire feu; les Russes s'en aperçoivent, s'avancent jusqu'au liicd du parapet qui les protège aussi bien que les assiégés, et jeitcnt par-dessus des pierres, des fusils, des armes qu'ils ramassent à leurs pieds. La petite garnison leur riposte de la même manière. Après dix minutes de cet étrange combat, les Russes s'élancent vers les embrasures, qu'ils trouvent hérissées de baïonnettes et qui finissent par être obstruées d'une barricade de leurs cadavres. Toutefois, de nouvelles forces ne cessant de survenir, les gardes cold-siream se retirent, la baïonnette en avant, en abandonnant dans la redoute huit cflïciers et deux cents soldats.

Les Anglais perdent du terrain. Lord Calhcart meurt atteint d'une lialle à la têîe. Lord Seymour, descendu de cheval pour le relever, a la cuisse cassée par une balle et tombe sur le corp? sanglant du général. Les ailes des divisions anglaises vont être débordées, lorsqu'on cnlcnd crier: Courage, les Anglais ! vivent les Anglais! et ceux-ci répondent d'une voix tonnante: — Good Frenchmen! hiirrah for the Frenchmen'.

En se reportant aux impressions de ce moment critique, un soldat anglais disait avec une naïveté touchante : — Quand j'ai vu arriver les Français, j'ai cru voir mon père et raa mère.

Quatre compagnies de chasseurs à iiicd, un bataillon du 7'' léger, un bataillon du i.' de ligne accourent au pas gymnastique, ayant à leur tèlc le général Bourbaki. Ils sont suivis de cinq compagnies de tirailleurs algériens, d'un bataillon de zouaves et de deux bataillons du 60"= de ligne, sous la direclion du général d'Audemarre. Ils s'élancent, la figure rayonnante d'une ardeur martiale, avec tant de rapidité que la respiration leur manque, et qu'un seul clairon trouve d'abord assez de souûle pour sonner la charge. Le général Bosquet leur cric : — Ne tirez pas ! vous tueriez des Anglais! a la baïonnette!

En quelques minutes les troupes ont repris baleine. Les clairons stridents des zouaves dominent le tumulte de la mêlée. (Chargés avec une irrésistible impétuosité , les Russes sont poussés jusqu'à la crête qui domine le ravin au fond duquel coule la Tchernaïa. Là ils s'arrêtent, se reforment et présentent un front cnccrc formii'a!)le. Le général Broxvn , qui était allé au devant des Français cl avait chargé avec eux , a le bras fracassé et la poitrine déchirée par une balle, et l'on emporte sur une litière le vieux guerrier mourant, la tête renversée, les cheveux blancs flottant au gré de la brise. Plus loin un obus éclalc au milieu de l'état-major anglais, qui a pris position sur une émincncc. Les éclats du projectile labourent le ventre du cheval du capitaine Somerset, tuent celui du capitaine Gordon et fracassent la jambe du brigadier général Strangxvays ; elle ne lient plus au tronc que par un lambeau de chair ensanglantée. La figure du général inulilé reste impassible; il dit seulement a voix basse et d'un Ion calme : « Qui est-ce qui sera assez bon pour m'aider à descendre de cheval? ;) On lui rend ce triste service , on le porte ii l'amb'ilniicc ; mais l'âge ne lui a pas laisse assez de forces pour résister à une opéiation, cl il cxpi:c luoins de deux heures après.

Les Russes essayent de tourner la division Bosquet. Le général devine leurs intentions; il ordonne au commandant Mubos de traverser en arrière, avec un balaillon de zouaves, les lêies de colonnes enncniies, et rcciific sa ligne pour reprendre la charge. Les Busses plient; mais le porte-drapeau du C ilc li;jne s'élinit jeté en avant pour enlrainer ses camarades, est étendu roidc mort. Les Russes s'emparent de l'étendard, qu'ils font passer de main en main jusqu'.i leurs dernières files. Le colonel , Filhnl de Camas , pousse un cri : i( Au drapeau, mes enfants! » Et en cherchant à se frayer un passage à travers les rang:> ennemis, il tombe criblé de coups de baïonnelte. Le lieulenant-colonel et un chef de bataillon atleigncnt le drapeau, et siiccninbcnl à leur tour; mais enfin on le voit reparaître dans la main d'un ofliciîr français qui l'agite triomphalement.

C'est le signal de la rctraile. La brigade du général >jonct, qui vient en dernière réserve, n'a pas besoin de prendre part à l'action. Les Russes cèdent, q'ioiqiie avec lenteur, en gardant leurs rangs et faisant volte-face par intervalles pour exécuter des charges furieuses; mais quand ils sont arrivés sur le bord du ravin, ils le redescendent en désordre, pressés de front par l'infintcrie anglo-française, foudroyés par deux batteries de la 2° division, une batterie de la 1", deux batteries de la réserve et la batterie l.aurrey, de la troisième division. La réserve russe, qui s'est rapprochée trop tardivement du champ de bataille, est entrainée par les fuyards, dont son rôle se borne à soutenir la retraite. Leurs masses se divisent en deux colonnes; l'une regagne la ville en traversant les ponts d'Iukcrmann; l'autre disparait dans la gorge qui conduit au fort du Mord. Le sol qu'elles parcourent disparaît sous une épaisse couche de morts et de blessés; et quand l'étal-major passe au galop sur les ponts, une partie des fantassins qu'il refoule tombe dans les eaux vaseuses de la Tchernaïa.

11 était onze heures , et la bataille avait commencé avant le lever du soleil.

A l'autre extrémité des lignes anglo-françaises, les Russes avaient également subi un échec; mais l'avenlurf use témérité des tioupes françaises les avait exposées à de graves dangers. Vers neuf heures et demie du matin, le régiment d'infanterie de Minsk, sous la conduite du général major Timoféïefil", était sorti en silence de Sébastopol. II s'était part.igé en tirailleurs, en colonne d'attaque et en corps de réserve. Il franchit le ravin de la Quarantaine, et après avoir surpris dans une maison isolée un avanl-posle de douze chasseurs à pied il envahit la batterie r." 2 ; mais le général de la IMothe-Rouge, qui commande les tranchées, conduit le long des boyaux un balaillon du 1!)" de ligne, un b.ilaillon du 9' et un bataillon de la légion étrangère. Débusqués à l'improvisle, les Russes se replient eu désordre. Le général de Lotirmcl les tourne par la gauche avec deux bataillons du 26" de ligne et le S' balaillon de chasseurs à pied. L'eniienii est ramené jusqu'au pied des remparts. Là, un feu de mitraille et de mousqueterie force les vainqueurs à rétrograder. Le général de Lourmel reçoit une balle, qui, pénétrant entre la deuxième et la troisième côte , vient sortir par l'omoplate. Cependant il reste à cheval , écoute avec calme le chef d'escadron Dauvergne, chargé par le général Forey de lui enjoindre de f.iire sonner la retraite, cl ce n'est qu'après axoir donné les ordres nécessaires qu'il se tourne xers son aide de camp pour lui dire : " .le suis blessé, u

Tandis qu'on s'empresse autour du général mortellement frappé, le colonel JXiol , du 20° de ligne , prend le commandement de la brigade, qui, soutenue par la brigade d'Aurelle, eflcctue sa retraite sous le feu meurtrier de la place.

La fausse attaque conlio Balaklax'a, dirigée par le prince Gorlschakoff, s'était réduite à l'échange de quelques coups de canon.

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