CHAPITRE XXIII
Les Turcs en Crimée. — Eupaloria. — La colonie tartare. — Oracr-Parhfi ù Varna. — Sa visite aux généraux alliés. — Les Turcs elles ligypticns. — Combats clos 3, 1 1 et 23 février. — Les volontaires grecs. — Les dtux asscuts. — Combat du cimelière. — Mort de Sclim-Pacha. — Dccoralion et médaille russes.
Conformément aux injonctions du sultan, dix-neuf bataillons turc» furent, à la fin de décembre 18,S4, embarqués il Varna pour lïupatoria , chef-lieu d'un district de la Crimée. Cette dernière ville servait avant la guerre de magasin central aux produits agricoles de la ••ontrée. Ses rues tortueuses et si remplies de boue, qu'il fallait les 1 scr sur des pierres comme des ruisseaux; son mauvais port, ses ux lacs salés, ses maisons eu ruine, ses plages sablonneuses do-
minées ça et lii par des moulins à vent a huit ailes, n'avaient pas d'abord attiré l'allenlion des généraux alliés : mais ils ne tardèrent pas à reconnaître l'importance stratégique de ce point. On pouvait de la iiu|uiéter les [lusses à Pérecop, Batchi-Seraï et Simphéropol. Ils y envoyèrent en qualité de commandant supérieur le chef d'escadron d'état-inajor Osmonl, qui prit possession de la ville avec deux compagnies du 30" de ligne et deux compagnies d'infanterie de marine. De concert avec le capitaine de génie Fervcl, il fit établir une enceinte continue , construire et armer des batteries , élever des redoutes fermées. Du côté de l'est, oii s'étendait le grand lac Saki, on amena ses eaux dans un large fossé, en attendant qu'on eût terminé des épaulements et des rfdans.
La population d'Kupatoria n'était habituellement que de neuf mille Tartarcs, Grecs ou Juifs caraïtes, admis au commerce des bestiaux et des peaux d'agneau qu'on appelle vulgairement peaux d'Astrakan. I.a crainte des Russes y amena près de trente-cinq mille paysans, qui campèrent sur les places, dans les rues, dans les bergeries abandonnées ; c'étaient là des hôtes assez incommodes. Les adultes avaient des houppelandes grises comme celles des soldats russes et des colbacks de peau de mouton , mais les enfants allaient complètement nus. Dénués de toute ressource, ces malheureux, pour se procurer du bois de chauffage, dépeçaient les toitures des maisons et les embarcations tirées sur la plage. Ils tuaient et mangeaient les jeunes chevaux, et l'on voyait même, assure le correspondant du Cunstiluliunnel , des familles affamées dévorer des charognes, qu'ils ne prenaient ])as la peine de faire cuire.
Le commandant Osmonl vint au secours des Tartares, il leur distribua des vivres, les soumit à une sorte de discipline, et les voyant animés contre les Russes il les organisa en milice : ils rendirent ainsi de véritables services. Des vedettes ii cheval , chargées de protéger les troupeaux dans la campagne, furent plusieurs fois engagées avec les postes ennemis, et s'en firent tellement respecter que les Russes prirent le parti de faire soutenir toutes leurs grand'gardes par des pièces de canon.
Des corps de uhlans, de Cosaques du Don , de dragons et de lanciers, dont le quartier général était à Vraz , rôdaient sans cesse autour d'Eupatoria , mais sans rien tenter de sérieux. Ils laissèrent im- ])riidcinments'éltverles fortifications et arrivcrles troupes ottomanes. Dix mille hommes débarquèrent sans ob.slaele au commencement de janvier, ayant ii leur tête Behram-Pacha et Titfik-Pacha, beau-fils d'Omer. Un autre détachement de treize cents hommes fut amené par le férik Mehemet-Pacha. L'escadre turque, commandée pas Ahmed- Pacha , quitta Constanlinople pour aller à Varna prendre de nouveaux renforts; elle fut secondée par des vaisseaux français et par les bateaux h vapeur anglais le Jason, la Seinele, le lîanguroo, la Nubia, le Siim^un ell'Industry.
Omer-Pacha présidait à l'embarquement des troupes choisies parmi les meilleures de la Turquie. « Parfaitement échelonnéeSj dit le correspondant de la Presse, elles arrivaient i)ar les routes de Choumla , Silistrie et Routchouck, passaient toiit au plus un jour sous la teule et étaient immédiatement embarquées.
j) Leur journée de passage îx Varna était bien employée : chaque bataillon était passé en revue par Omci-Pacha , qui inspectait soigneusement les moindres détails de l'uniforme. Toute partie de l'habillemeut ou de l'équipement un peu usée était immédiatement remplacée par du neuf. Le lendemain, au moment du départ, le maréchal arrivait encore , passait une nouvelle inspection , et se rendait .souvent ii bord des hàliments prêts ii partir.
« Omer-Pacha a profilé des écoles que nous avons faites en Crimée. Ses hommes sont admirablement parés pour le froid. Le séraskier a envoyé ici d'immenses quantités de vêtements d'hiver. Chaque homme porte par-dessus son uniforme une e ;rte de paletot en peau de mouton , et, par-dessus ce vêlement, une veste capote en bon drap gris blanc, des houseaux fourrés, un large capuchon qui s'attache par derrière au moyeu de brides croisées sur la poitrine, et une bonne paire de gants en grosse laine bleue, comme ceux de nos rouliersde France. i> Aussi ces troupes sont-elles fanatiques d'Oiner-Pacha. Le pacha, qui les connaît, qui les aime, qui sait les manier, exploite habilement leur dévouement pour lui. Je ne suis plus étonné des prodiges de la campagne du Danube. Un grand nombre de ses soldats portent des médailles commémoralives de leurs beaux faits d'armes. Les Egyptiens surtout sont fort beaux comme ensemble ; ils ont plus de vivacité , plus de diable au corps que le soldat turc. La tenue est en général excellente ; elle accuse des soldats habitués à la vie de campagne, de vrais troupiers, enfin. Omer-Pacha a une réputation de sévérité bien méritée : aussi la discipline est exemplaire.
)) (Jiuer-Pacha est âgé de quarante-cinq ans, rompu à la fatigue, d'une stature ramassée, très-vil, trè.s-ingambe. le l'ai vu, se trouvant loin de ses gens, aux environs de Varna, où il faisait préparer un campement de cavalerie, sauter d'un bond sur un cheval non sellé. Le corps des olficicrs a été lui faire une visilc. 11 nous a reçus aussi bien que possible. Il a l'air un i>cu rude, roguc même et tout à fait sansfaçon ; cela déplaît fort aux Anglais , mais nous autres nous sommes enchantés de ses manières. »
Après avoir assuré le départ des détachements, Omer-Pacha s'cm
INKERMANN
Iiarqua pour Sôliastopol, avec le colonel Dieu, le «ommissairc ai)|;Uiis Simnions et Uuslau-Paiha. On le vit apparaître à l'iiiiprovisle sur le quai de Kanil<'s<li, où ne se trouvaient alors qu'un officier d'artillerie et m. Mac-Gillivroi;, ofl'icicr du commissariat du niêiiic corps, occupi's à surveiller le débarquement des boulets et obus ; mais les soldais de service se réunirent, et saluèrent le mucliir par trois chaleureuses acclamations.
Onier se rendit immédiatement au quartier (gênerai, et assista à une conférence à laquelle étaient présents le (jénéral Canrobert, l'amiral Kruat, lord Raglan, sir Edmond Lyons et sir John Burfjoync : on y détermina la part que les Turcs devaient prendre à la défense d'Eupatoria. Orner parcourut ensuite le camp, poussa sa promenade jusqu'à la Maison-HIanchc , examina du haut de l'Observatoire la position de Sébastopol, et le lendemain il reprenait la roule de Varna.
Par ses soins de nouvelles forces furent dirii;écs sur Eupatoria , oii , dès la fin de janvier, on comptait près de trente mille hommes, dont le corresi)ondant du i1/()n//fi()', M. Alfred Launny, a tracé le portrait suivant :
<■ En parcourant l'armée oltomane d'Eupatoria, on reconnaît facilement les vieilles bandes du Danube et de Silistrie. Elle est bien vêtue, bien armée, bien nourrie. Le soldat turc porte comme vêtement, indépendamment de son pantalon et de sa veste en drap bleu ordinaire, un paletot en peau de mouton sans manches, des jambières bien chaudes et une excellente capote grise avec un capuchon séparé. La plupart d'entre eux ont pour chaussures des morceaux de peaux de bœuf en forme de sandales, qui leur entourent les pieds et qu'ils préfèrent aux souliers. Ils les fixent au moyen de courroies qui les mainlicnncnt solidement.
» L'armée d'Eupatoria se compose en très-grande partie d'une classe d'individus appelés réJifs , ce sont des hommes ayant déjà fait campagne, et qui , d'après les lois de leur pays , peuvent être encore appelés sous les drapeaux ; ce sont d'anciens soldats posséJanl l'habiiudc de la guerre. Ils sont sobres, patients, habitues à la fatigue, ;:ux privations, et industrieux pour les travaux et les détails delà vie luililaire.
» Les Turcs ont parmi leurs troupes plusieurs bataillons de tirailleurs armés de carabines à tige données par la France : ils s'en servent avec beaucoup d'adresse. Ils portent une tunique semblable à celle de nos chasseurs ;i pied, et oui pour coiffure une toque verte très-épaisse, bordée d'une pjau de mouton noire comme les bonnets tatars. Celte coilTure constitue un essai nouveau: il est question de l'adopter pour toute l'armée ottomane en rer):placfment de la calotte rouge ou fez, iucapabla de préserver la tête des soldats contre les coups de sabre ou de baïonnette.
M Les Egjptiens sont regardés comme les meilleurs soldats de l'armée d'Eupatoria. Ils avuiont la même réputation pendant la campagne du Danube, et on sait qu'ils ont soutenu presque en entier le poids de la célèbre défense de Silistrie. Ils ont la figure beaucoup j)lus foncée que les so'dals turcs; leur costume est le même pendant l'iiivcr, mais l'été ils portent la veste blanche au lieu de la vi?ste bleue. Comme ils parlent arabe et qu'ils n'ont pas la même langue que les Turcs, ils ont peu de rapports avec ces derniers et vivent entre eus.
» On ne les appelle dans le pays et dans l'armée que les Arabes. Leur manière de combattre se rapproche beaucoup de celle de ces peuples guerriers, au courage et à l'énergie desquels ils joignent l'inlelligcnce de la discipline. Les soldats français leur inspirent une estime toute particulière, et ils cherchent sans cesse à les imiter. •
Se croyant assez forts pour hasarder un mouvement offensif, les Turcs se portèrent, le l^i février, sur le village de Saki, au nombre de dix mille fantassins et de douze escadrons de cavalerie; mais les Russes étaient sur leur garde. Le comte Cancrine , colonel du régiment de dragons du grand-duc .Alichel, renforça de deux escadrons la cbaine de ses avant-|)ostes , et envoya le long du lac Guiloi un escadron du régiment de lanciers pour prendre les Turs en flanc; et la colonne ottomane, craignant qu'on lui coupât la retraite, rentra dans Eupatoria.
Le 1 I, Us Russes firent à leur tour une tentative; ils s'avancèrent au nombre de quinze mille vers un cimetière tartarc situé à l'est d'Eupatoria, et parvinrent à s'en rendre maîtres un moment: mais ils en furent promptcment chassés. Celte attaque donna l'éveil à la garnison; elle se hàla de compléter les ouvrages de défense et se disposa il combattre avec une ardeur qu'accrut l'arrivée d'Omer-Pacha. Elle pouvait mettre en ligne, le 7 février, trente-cinq mille hommes, sans compter la compagnie française des fuséeus, quelques soldats alliés et les marins du Heriri IV, qui était devenu un des forts détachés d'Eupatoria. En rade étaient la corvette te Vilva (capitaine Dufour de Monllouis), le bateau à vapeur turc Schehfaer, et les steamers Cura;ao, Furious, Valurous et l'iper, qui pouvaient contribuer puissamment à repousser une attaque.
Attendre que les remparts d'Eupatoria fussent sortis de terre, que l'armée tout entière de Silistrie eût achevé sa concentration dans la nouvelle place forte, attendre l'accumulation de tant de difticullés , eût été de la part de l'ennemi une faute grave qu'il ne devait point commettre. JNicolas I" envoya l'ordre d'agir avec énergie.
Dans la nuit du 1G au 17, les Russes, profitant de l'obscurité, firent autour de la place, a grand renfort de bras, une espèce de parallèle en terre ra])porlée, dans le but de mettre à l'abri leurs pièces et leurs tirailleurs. Celte parallèle courait de l'ouest ii l'est, passant à quatre cents mètres de notre batterie de la Cnuronue des i/ou/ins, et à sept cents mètres de la place. Elle se composait d'une série de travaux éloignés les uns des autres de vingt à trente mètres, et pouvant couvrir une pièce avec ses servants. Dans l'intervalle on avait creuse des trous pour les tirailleurs.
Ces préparatifs faits avec la prestesse ordinaire des Russes ii remuer la terre, une centaine de batteries furent mises en place, et à cinq heures et demie du matin quatre-vingt pièces de canon ouvrirent leur feu contre la ville. Au bruit des détonations, les habitants tartares, grecs, juifs, s'entassèrent sur les toits pour assister au spectacle du combat. Déjà les troupes ottomanes et alliées étaient à leur poste. Les meilleures dispositions ax'aient été concertées entre le généndissime Omer-Pacha , le commandant français de la place et les capitaines des navires anglo-français sur rade. M. le lieutenant de vaisseau Las Cases comandait une des batteries avancées ; la batterie n" 5 et la batterie de Villeneuve, que commande l'ouvrage dit la Couronne des Moulina, étaient armées des pièces de marine du Henri IV^, dirigées par des officiers de vaisseau et servies par des marins : la compagnie des fuséens apprêtait ses fusées à la Congrève.
Les projectiles lancés par les canons russes arrivaient jusqu'à la mer. Derrière l'artillerie des Russes se montrait une ligne de cavalerie, formée par six régiments aux ordres du général KorlT; puis seize régiments d'infanterie que commandait le général Oslea-Sacken.
Après plusieurs heures d'une furieuse et inulile canonnade, l'attaque se dessina: elle axait d'abord appuyé à gauche; mais, trouvant de ce côté des préparatifs formidables, elle se porta à l'autre extrémité, vers les quatre cimetières qui bordent le lac S.iki. Sans respecter la sainteté du lieu , sans respect pour les lombes monolithes de marbre ou de granit, les tirailleurs russes s'embusquère:it dans le cimetière oii reposent les familles Israélites de toute la ("rimée. Là se formèrent deux colonnes d'assaut. La première se composait de volontaires grecs et bulgares, corps récemment formé, qui portail la classique fustanelle, et dont une croix blanche ornait par-devant la c.ilotle grecque.
Ils s'avancent; mais un obstacle qu'ils n'ont pas prévu les arrête : lo fossé est rempli par les eaux du lac, dont ils ignorent la profondeur. Tandis qu'ils hésitent, une fusillade terrible les foudroie; ils tourbillonnent en désordre et s'enfuient.
Les officiers poussent à l'assaut une seconde colonne munie de madriers, pour franchir le fossé; et d'échelles, pour escalader les parapets. Elle arrive jusqu'au bord du fossé malgré la grêle de balles qui la décime. On l'ail passer de main eu main les échelles, les madriers. Les Turcs s'apprêleul à soutenir une lutte corps à corps sur la crête des parapets; mais les planches ne peuvent fournir un passage, elles sont trop courtes pour la largeur du fossé, ou, s'ils s'en trouve d'assez longues, elles ne rencontrent pas de point d'appui contre la muraille qui descend au fond du fossé. La seconde colonne d'assaut est forcée à son tour de battre précipitamment en retraite. En se retirant elle est chargée à la ba'ïonnctte par un bataillon turc sorti par la droite, et après une lutte acharnée plus de cent Russes sont impitoyablement égorgés dans le cimetière.
Ce dernier épisode coula la vie à Sélim-Pacha, commandant dos troupes égyptiennes. On l'avait surnommé le dernier des mameluks, parce que seul il échappa au massacre du Caire, qui fut le signal de la destruction de cette célèbre milice, dont, quoique trèsjeune alors, il faisait partie. Il racontait que, voyant tous ses compagnons d'armes cernes dans la citadelle du (^aire tomber sous les coups de la mousqueterie des soldats du vice-roi, il prit une résolution suprême, lit monter son cheval sur le parapet de la forlcrcsse et le lança dans l'espace. L'animal, écrasé dans la chute, sauva la vie à son cavalier, qui, tout meurtri, tomba sans connaissance. Aléhémet-Ali , étonné de tant de résolution et de bonheur, donna l'ordre qu'il fût épargné : au bout de quelques jours il revint à la santé.
Il dut sa carrière militaire à la bienveillance et à l'amitié d'un de nos compatriotes, le colonel Selves, entré vers 1SI6 au service du vice-roi, aujourd'hui généralissime de l'armée égyptienne sous le nom de Soliman-Pacha , et qui s'est acquis dans toute l'Europe une réiiutalion méritée.
Sélim-Pacha, parvenu par son mérite et ses services au grade de général de division, avait fait sous Ibrahim les campagnes d'Arabie et de la haute Egypte. Sa brillante réputation se consolida dans les provinces danubiennes. 11 guidait les Egyptiens à la poursuite des llusses, quand il reçut une balle qui lui entra jiar la bouche et fracassa la partie supérieure de la colonne vertébrale : la mort fut instantanée.
On pressait Orner de faire sortir toute la garnison; mais, satisfait d'avoir sauvé Eupatoria et n'ayant pas de cavalerie, il n'inquiéta pas les Russes, qui s'éloignèrent en emportant leurs blessés. Ils passèrent la nuit sans feux ni tentes, par un froid rigoureux, et prirent le lendemain la direction de Simphéropol. Ils laissaient sur le champ de bataille quatre cent cinquante-trois morts, presque tous
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jeunes et robusUs, qui appartenaient sans doute à urj corps d'élite, car la plupart portaient la décoration de Saint-Georges de cinquième classe ou une médaille ronde en argent. D'un côté de cette médaille est gravée l'aigle russe amphisbène tenant dans ses serres le globe terrestre et le sceptre du souverain ; au-dessus de l'ai.jle est la couronne impériale de Russie, surmontée du Saint-Esprit, qui projette sur elle ses rayons divins et lumineux. Autour de ces figures on lit la phrase suivante eu langue russe : Tombe à genoux^ iJûlâlrc, car Dieu est avec nous. Sur l'autre face de la médaille on voit ces mots ëgalement en langue russe : Pour la soumission de la Hongrie et de la Transylvanie , qui indiquent suffisamment son origine.