‹ Histoire de la Guerre d'OrientChapitre 69 sur 235 · X. Hanovre, Brunswick, Oldenbourg, villes · texte numérisé non relu

X. Hanovre, Brunswick, Oldenbourg, villes

Anséatiques, Mcckleuhourg 49,9)8

Dix-ision d'infanterie de réserve |K,'80

Total 52 ■■.,033

Cet effectif se distribuait entre les différentes armes de la manière suivante :

Infanterie 404, "02

Cax-alerie 7, 149

Artillerie 41,270

Génie :>,'i\

Etats-majors 3 371

Total "~5;'5,037

11 faut ajouter à cette force 1,470 chirurgiens et IC,S3S hommes du train des équipages.

L'artillerie de siège consistait en 250 bouches à feu, sax'oir : 122 canons, 31 obusiers et 97 mortiers.

L'armée fédérale se subdix'isait en 387 bataillons, 409 escadrons et 147 batteries, qui comptaient 1,122 canons.

La Diète recula dex-ant une mesure extrême, et, par une distinction subtile, elle repoussa la mobilisation et adopta, dans la séance du 8 février, la mise sur pied de guerre {kriegfbereits hufl). Dans le rapport qui précéda cette résolution , les comités réunis exposaient qu'un armement immédiat ne leur semblait pas urgent ; mais que la Confédération ne poux-ait faire autrement que de se préparer afin de remplir au besoin l'obligation fédérale de maintenir la sûreté intérieure et extérieure de l'Allemagne, l'indépendance et l'inviolabilité des Etats allemands. Les comités croyaient nécessaires que îc» troupes fédérales fussent prêtes, dans leurs quartiers de station ordinaire, à entrer en campagne quinze jours après qu'elles auraient été appelées. La mobilisation immédiate étant écartée, la Uiète déclara qu'il n'y ax'ait pas lieu de procéder » l'élection d'un général en chef.

En X'erlu de la résolution du 8 février, la Confédération tout entière compléta ses cadres, rappela les militaires en congé, acheta' des chevaux, augmenta les approvisionnements, monta des batteries de campagne. La Bavière et les autres Etats favorables ii l'Aulriche se signalèrent par l'activité de leurs préparatifs, et elle redoubla lorsque, dans la séance du 22 février, la pièce suivante eût été communiquée à la diète de Francfort.

(( Par la grâce de Dieu, nous, INicolas I'', empereur et autocrate de toutes les Russies, etc., etc., savoir faisons :

n Nos fidèles et bien-aimés sujets savent combien nous désirons parvenir sans l'emploi de la force des armes, sans plus longue effusion de sang, au but que nous nous sommes constamment proposé, celui de défendre les droits de nos corrcligionnaires et en général toute la chrétienté en Orient. Ce x'ceu est également connu de tous ceux qui ont suivi avec attention et impartialité la marche des événements, ainsi que la tendance invariable de nos actes. Nous avons été et demeurons toujours étranger a tout autre mobile, ii toute autre vue en matière de foi et de conscience.

11 Aujourd'hui encore, fidèle à ces principes adoptés par nous, nous avons annoncé notre assentiment à l'ouverture de négociations avec les puissances occidentales, qui ont formé avec la Porte Ottomane une alliance hostile contre nous. IVo«s croyons, dans notre équité, devoir nous attendre de leur part .i la même sincérité, au même désintéressement dans les intentions, et nous ne perdons pas l'espoir d'arriver au rétablissement d'une paix si désirée, si précieuse pour la chrétienté. Néanmoins, en présence des forces qu'elles réunissent et des autres préparatifs qu'elles font pour lutter contre nous, préparatifs qui, en dépit des négociations entamées, ne discontinuent point et acquièrent même sans relâche, presque chaque jour, de plus vastes développements, nous sommes contraint, de notre côté, de songer immédiatement ii l'augmentation des moyens que Dieu nous a donnés pour défendre la patrie, pour opposer une ferme et puissante barrière à toutes les tentatives hostiles à la Kussie, à tous les projets qui menaceraient sa sécurité et sa grandeur. Ce premier de nos devoirs, nous le remplissons; et invojuant l'appui du Très Haut, avec une foi entière en sa grâce, avec une pleine confiance dans l'amour de nos sujets, animés comme nous du même sentiment de dévouemenl pour notre croyance, pour l'Eglise orthodoxe et pour notre chère patrie,

INKERMANN

nous adressons ce nouvel appel à toutes les classes de nos sujets, ordoniiaul :

>' Qu'il soit procède à la formation d'une milice générale de l'empire.

j) Les dispositions relatives à la formation et à l'organisation de ccite milice ont été examinées et confirmées par nous, et se trouvent Ciposécs en détail dans un règlement spécial. Elles seront partout mises à exécution avec ponctualité et avec zèle.

» Plus d'une fois déjà de pénil)les et même de cruelles épreuves ont menacé et atteint la Russie; mais elle a toujours trouvé son salut dans son humble foi eu la Providence, dans le lien étroit et indissoluble qui unit le monarque aux sujets, ses enfants dévoués. Qu'il en soit de même aujourd'hui ! Que le Dieu qui lit dans les cœurs, qui bénit les intentions pures, nous accorde son assistance!

» Donné à Saint Pélersbourg, etc.

» Nicolas. »

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