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CHAPITRE XII

Début du général Pélissier. — Nouvelle place d'armes des Russes. — Nuit du a au 23 mai. — Description de la mêlée. — Détails siir les opérations respectives des troupes d'attaque et des sapeurs du génie. — Nuit du 23 au 94 mai — Perte des Russes et des Français. — Les voltigeurs de la garde. — Funérailles et fêles. — Expédition de la Tohernaïa. — Gringalet et Bilboquet. — Camp improvisé. — Description du pays. — Les Sardes. — R.ipporl de lord Raglan. — Rapport du général de la Marmora.

Le général Pclissier eut d'heureux débuts. Depuis la nuit du 2 mai, l'ennemi avait formé le projet de reporter ses efforts du côté de la Quarantaine, d'y construire de nouvelles lignes de contreapproches, de relier par une gabionnade les embuscades du fond de lu baie, celles du grand côté du cimetière, et de rattacher ce travail, par un long bovau de communication, à la lunette de droite du bastion Central. Dans la nuit du il au 22, par un effort de travail cnurmc et habilement dissimulé, il ébaucha cette vaste place d'armes si menaçante pour les attaques françaises de gauche et si liropre à ménager aux Russes la possibilité de grands rassemblements et de sorties considérables.

Pressentant l'étendue du danger, le général Pélissier prescrivit au général de Salles, commandant le 1"' corps, d'enlever celte position et de retourner contre l'ennemi ses nouveaux ouvrages; œuvre délicate et difticile, car il fallait s'attendre à une vive résistance et à un combat acharné, sous les feux de batteries formidables.

Le général de division Paie fut chargé de cette opération. Deux attaques furent organisées, l'une sur les embuscades du fond de la baie, l'autre sur les embuscades du cimetière, en débouchant par l'anglf: sud-est de cet enclos. Elles devaient être siiiiiillanées.

Après avoir enlevé les nouvelles gabiniinadcs de l'ennemi , il fallait se tenir en avant avec assez de solidité pour protéger le travail et transformer à notre usage l'ouvrage russe. Jlais le développement de ces lignes était immense; il fallait s'attendre à deux phases succes ives dans l'action, celle de la bataille .et celle des travaux. Le combat eut lieu pendant la nuit du 22 au 2.3 mai; il s'engagea dés neuf heures du soir.

L'attaque de gauche fut conduite par le général de brigade Beuret, et exécutée par trois compagnies du 10° bataillon de chasseurs à pied, trois bataillons du 2" régiment de la légion étrangère, et un bataillon du 98' de ligne.

L'attaque de droite, confiée au général de la Motterouge, comptait les compagnies d'élite du l" régiment de la légion étrangère, soulenurs par deux bataillons du 28° de ligne, ayant en arrière un bataillon du 13°, et deux bataillons des voltigeurs de la garde comme réserve. D'autres bataillons étaient prêts à marcher au cas où le général l'.ité aurait eu besoin de renfort.

Soit que les Russes prévissent une démonstration vigoureuse, soit qu'ils voulussent achever leurs liijnes en une seule nuit au prix d'un éncrgiviue elVort, ils avaient réuni dans leur nouvelle place d'armes deux bataillons et trente-six pièces de canon. Par une étrange coïncidence, au moment oii le général Paie marchait en avant à la tète de la Z' division du l" corps, une forte colonne russe, guidée par le lieutenant général Kbrouleff, se mettait elle-même en mouvement pour attaquer les lignes françaises.

Au signal doniié par le général Pâté, l'action s'engagea avec une telle impétuosité, que les soldats de la légion étrangère, soutenus p-ir le V8' de ligne, enlevèrent en quelques minutes toutes les embuscades de droite. Mais d'énormes masses russes, débouchant du ravin de h U'iaraniaine, vinrent disputer le terrain avec un rare acliarncnienl. I.a lune, d'abord irts-brillanlc, fut obscurcie par des nuages de lumée, et les détonations de l'artillerie des remparts, tirant à tonte volée, couvrireut les boorras frénétiques de l'ennemi.

les deux bataillons du 28«, le bataillon du IS', les voltigeurs delà garde furent successivement engagés, et cette lutte héroïque dura jusqu'au m.ilin. Cinq fois les embuscades les plus éloignées furent prises et reprises par les Russes et par nos troupes. Ces mêlées ii la baïonnette furent terribles. Deux autres bataillons <les voltigeurs de la garde, le 9° de chasseurs à pied et le 80* de ligne furent encore appelés sur le champ de baUiille, les uns pour y prendre part, les autres pour relever les morts et les blessés. Aucune parole ne saurait décrire ces combats, éclairés p;ir la lueur du canon et les feux de la mousquctcric, ces soldats qui se pressaient dans les tranchées, les rris d'iirdeur des uns, les gémissements des blessés, le sifflement du fer et des balles, dont le son strident venait se mêler à toutes ces voix humaines ; raconter ce tournoiement d'une troupe que la mitraille brise, et qui, courageusement ramenée par ses officiers, revient il la charge et reste maitresse du terrain, si chèrement disputé; peindre l'incertitude qui règne par instants, car ces étranges clartés ne permettent pas toujours de distinguer l'ami de l'ennemi, le camarade que l'on doit protéger du soldat russe qu'on doit abattre.

On sait comment on proci Ir d.ins des attaques de ce genre pour s'établir dans l'ouvrage conquis. L'attaque est l'affaire des bataillons rassemblés d'avance dans la tranchée ; on tire peu, tout s'emporte à la baïonnette par subite irruption. A la suite des troupes d'attaque marchent des détachements de travailleurs armés de pelles et de pioches , et portant le fusil en bandoulière; avec eux sont des détachements de sapeurs et mineurs du génie commandés par leurs ofliciers. Aussitôt que les troupes d'attaque ont chassé l'ennemi du logement, on procède à s'y loger soi-même. C'est à quoi s'occupent sans relâche les travailleurs et les sapeurs, pendant que les bataillons tiennent en échec l'ennemi repoussé. Il s'agit alors de retourner l'ouvrage contre les assiégés, c'est-à-dire de lui donner la forme ou la direction d'une tranchée de siège tout en conservant du travail de l'ennemi tout ce qui peut servir a ce but. Ici les travailleurs n'ont pas moins de mérite que les bataillons d'attaque, puisqu'ils se trouvent comme eux exposés à la niitraillc et à la fusillade, sans avoir comme eux cette puissante distraction de l'entraînement du feu et celle du combat à la baïonnette. Les officiers du génie sont admirables dans ces occasions par leur sang-froid tout géométrique, indiquant le travail à faire, traçant aTi cordeau avec leurs sous-officiers la direction à suivre pour se défier du feu de la place, actifs et courageux, mais aussi imperturbables que s'ils travaillaient sur le polygone.

Au milieu de la lutte sanglante du 23 mai, il était impossible aux officiers du génie de commencer leurs opérations. Les obus et les boulets plcuvaieul, et il fallut renoncer à occuper les ouvrages; mais ceux de gauche restèrent au pouvoir des assaillants, quoique les Russes fussent revenus plusieurs fois à la charge avec une ténacité extraordinaire.

Le lendemain, les Russes, qui avaient perdu le général major Adlerberg et avaient deux mille six cents hommes hors de combat , demandèrent une suspension d'armes; mais elle leur fut refusée, car une nouvelle attaque se préparait.

Dans la nuit du 23 au 24, le général de division Levaillant fut charge d'achever la tâche si heureusement entamée. Quatre bataillons, aux ordres du général Couston, couvrirent les ouvrages conquis à l'extrême gauche, tandis que six autres, détachés des -iC', 98', I4° et KO' régiments d'infanterie, et commandés jiar le général Duval , attaquaient sur la droite la gabionnade parallèle au mur du cimetière. Occupés par deux bataillons du régiment de chasseurs de Jitomir, les logements furent tournés et enlevés presque sans résistance. L'ennemi se retira en entretenant une fusillade qui se ralentit par degrés, et le génie, malgré la mitraille que lançait la place, put aussitôt commencer les travaux sous la direction du colonel Guérin et du commandant Durand de Villers.

Le 24 , à la demande réitérée du général Osten-Sacken , un armistice de sept heures fui conclu pour enterrer les morts, et plus de douze cents cadavres furent remis entre les mains de l'ennemi. Sa perte totale, que le rapport du général Gortschakoff évalue à deux mille cinq cent quatorze hommes, dut être au moins du double, en tués ou blesses , si l'on prend pour base de calcul le nombre de morts ramassés sur le champ de bataille.

Le rapport du général Pélissier ne donne pas le chiffre des pertes subies par les Françsis. « Elles ont été douloureuses, dit une correspondance, mais inférieures à celles de l'ennemi. Encore ont-elles été accidentellement augmentées par deux circonstances particulières. L'une, c'est que les voltigeurs de la garde, courant dans la nuit sur un terrain inconnu, très-accidenté, au milieu d'obstacles de toute espèce, pensant voira chaque pas un ennemi dans l'ombre, ont essuyé pendant quelques instants , à raison de la direction qu'ils avaient prise, le feu de leurs camarades. L'autre, c'est que leurs buiOeterics blanches les désignaient aux balles de l'ennemi.

» IVous devons avoir deux mille hommes hors de combat ; c'est , vous le voyez, plus de sang répandu qu'à l'Aima. Le 24, an malin, on comptait quatorze cents blessés et six cents morts. Les corps qui ont le plus souffert sont les voltigeurs, la légion étrangère et les chasseurs : on me cite des compagnies rentrées avec dix , douze, quinze

liommes sans officiers ou sous-officiers. Nous avons diï-huit officiers liois de conibiit, dont deux officiers supérieurs : on cite un chef de l' itnillon du 5"= loger lue. Il y a un point des enibu'scades où on s'est l>iitu sur des tas de morts qui dépassaient la hauteur des travaux. '.'l'iix compagnies de voltigeurs de la garde s'étaient lancées comme (li-s lions dans un poste russe; elles n'en sont pas sorties, mais elles n'ont succombé qu'après avoir fait un carnage aft'reux. »

I,e hasard fit coïncider une fête avec les cérémonies funèbres. I.e 21 était le jour anniversaire de la naissance de la reine Mcloria. Pour le célébrer, lord Raglan passa sur les hauteurs de Karoni une revue de la cavalerie et d'une partie de l'artillerie anglaise. Les i;énéraux Pélissier et Omcr-Pacha assistèrent à cette fête militaire, où brillaient auprès des cavaliers qui avaient survécu à l'hiver des escadrons récemment arrivés, lanciers, hussards, scotch-greys et dragons de la reine.

Nous avons dit précédemment qu'il entrait dans le plan du général Pélissier d'agir au nord et sur les bords de la Tchernaïa. Tout en dirigeant les attaques de gauche, il avait formé, sous les ordres du général Canrobert , un corps d'opérations composé des divisions Canrobert et Brunet, d'une division sarde, d'un corps d'infanterie, du 10' hussards, du 12^ lanciers et de l'artillerie à cheval des Anglais, d'une division turque, de toute la cavalerie française et de la réserve d'arlillerie de campagne; en tout vingt à trente mille hommes. Ces troupes étaient destinées à exécuter une i-ec -nnaissance sur une grande échelle , et à occuper la rive gauche de Ja Tcheruiiïa. Quant à la rive droite, il élait difficile d'en chasser les R-; : , uns avoir des forces plus considérables. Us avaient établi sur des escarpements presque inaccessibles deux batteries qui lançHÎent jusqu'à quatre mille mètres d'énormes projectiles, et que les soldats français avaient baptisées des noms bizarres de Gringalet et Bilboquet ; d'autres batteries moins importantes étaient échelonnées de distance en distance sur les hauteurs.

Le 25 mai, une heure avant le jour, les 1" et 2' divisions du second corps, sous les ordres du général Canrobert, avec la cavalerie commandée par le général Morris, descendaient silencieusement dans la vallée et sont allées se masser en avant des redoutes abandonnées par les Turcs à la bataille de Balaklava. Peu d'instants après, le général Pélissier arriva. Irjmédiaiement il lança les zouaves et les chasseurs à pied déployés en tirailleurs pour s'ax'ancer sur la Tchernaïa, à gauche de la colline élevée en sorte d'éperon, à l'endroit où la rivière se bifurque.

En même temps , il dirigeait une colonne pour tourner l'ennemi par la droite. Eu arrière, les Piémontais et une division anglaise venaient de Balaklava ainsi que leur cavalerie.

Duc partie des Piémontais se joignit à nos zouaves et à nos chasseurs d'avant-garde, tandis qu'Omcr-Pacha , avec enx'iron dix mille Turcs, se massait au centre et envoyait une colonne en avant d\i village de Kamara pour appuyer notre droite, iinfin, sur le plateau que traverse la roule de Kamiescli à Balaklava, tout près de Karoni, se tenait l'arme au pied la garde composée des zouaves, des grenadiers et du bataillon de chasseurs à pied.

Le mouvement commencé, nos troupes marchèrent avec une telle ardeur, qu'à trois heures les zouaves surprenaient les avant-postes russes et traversaient la Tchernaïa en enfonçant dans la vase jusqu'au-dessus du i.enou. Si le jour eût permis à l'ennemi de s'apercevoir de ce mouveiî.ent, nos tirailleurs réellement demi-emhourhds eussent été fort expo*''s , d'autant plus qu'il y avait presqiie en face une batterie russe. Fort heureusement elle n'cuivrit son feu que lorsque nos intrépides soldats eurent gagné la rive opposée. En un instant ils furent dans la batterie, tuant les Russes à coups de baïonnette et tournant les pièces restées contre l'ennemi même, qui avant l'éveil s'est hâté de se replier. A peu près simultanément la colonne lancée sur la droite attaquait aussi à l'endroit qui lui avait été assigné. Immédiatement les tirailleurs se mirent à gravir au pas de course les pentes de la colline de l'Eperon et à poursuivre les Russes, qui ne cesscrenl de naître en retraite sans s'arrêter pour profiter des accidents du terrain. Dans leur ardeur, nos soldais s'avancèrent jusqu'au pied des formidables positions occupées par les batteries de liitb'i']U)'t et de Grivgalei, qui commencèrent à tonner. Mais ni les obus ni les boulets n'arrêtaient nos intrépides tirailleurs, qui, en compagnie des Piémontais, couraient en avant en fouillant les ravins. La ballerie de Gringalet tirait beaucoup et avec une grande précision. Ses boulets et ses obus ricochaient et éclataient dlins la vallée, au bord de la rivière, sur la pente et le sommet des collines, b.ilayant impiloyablement tous les chemins et sentiers, et cela à des distances énormes, mais sans grand résulUit , vu l'isolement de nos adroits tirailleurs. Nous eûmes au plus deux cents hommes mis hors de combat.

\ ers 9 heures, on sonna la retraite , et les troupes alliées revinrent camper sur la rive gauche, où l'on dressa des lentes au milieu d'une prairie. .< Rien, dit le correspondant du Constitutionnel ne peut donner une idée de la joie que tous ces soldats éprouvaient à fouler l'herbe verte, à se baigner dans l'eau du canal qui longeait le pied des collines et que nous avons rouvert ; on dirait des écoliers en vacances. On a vraiment "n charmant coup d'oeil du plateau formé par

les soulèvements rocheux qui nous servaient de limite jusque dans ces derniers temps ; il est difficile de voir un plus beau paysage. A l'horizon, en remonlant la Tchernaïa, deux étages de montagnes aux reflets bleuâtres, coupés par une vallée immense, à l'enlréi- de laquelle vient aboutir la gorge de Baïdar. Sur la droite , les arêtes dentelées se prolongent, les contre-forts s'abaissent jusqu'à la prairie, dans une direction uniforme, et arrivent jusqu'à la mer au port de Balaklava, dont elles forment le côté gauche, pendant qu'à droite, d'autres rochers s'élèvent, et viennent" se relier par une courbe immense au plateau de Chersonèse , sur lequel est établi le gros de l'armée. Figurez-vous entre ces montagnes, entre ces élévations, une vallée fertile, couverte de verdure et de fleurs, coupée par des ondulations, et se terminant, avant la rivière , par trois larges mamelons, aux croupes bien arrondies , d'où l'on domine tout le cours de l'eau. Nos régiments d'infanterie occupent cette première ligne, la tente du général Canrobert se dresse sur le mamelon central. Eu arrière, en seconde ligne, dans le pli du terrain, au milieu des herbes que le soleil, hélas ! aura bientôt desséchées,Iesbatteriesd'arlillerie de campagne, ayant plus loin, à leur droite, la cavaWrie ; derrière, sur la pente, les tentes blanches des Turcs, et enfin au loin, bien loin, des baraques anglaises et des bivouacs. Entre tous ces camps, il y a des espaces immenses, car l'étendue est énorme, jusqu'aux montagnes de la droite, que le général la Marmora garde avec sa petite armée. »

Lord Raglan , dans son rapport du 25 mai , rend hommage à la conduite de ce général. «J'augure, dit-il, les plus grands avantages de l'addition des troupes sardes à notre armée, sous les ordres de leur général distingué la Marmora , dont le zèle pour le service et l'ardent désir de coopérer avec nous ont eu, j'aime à le reconnaître, une si prompte occasion de s'exercer, u

Le général lui-même, dans le rapport qu'il adresse au ministre de la guerre à Turin , détermine en ces termes la part qu'eurent les Piémontais au mouvement du 25 mai : .

« Ma colonne, renforcée de deux balteries anglaises, d'un régiment de lanciers et d'un de chasseurs, forts de six cents chevaux el mis à ma disposition, a pris la droite de la marche; à l'aube du jour, nous sommes arrivés sur les positions élevées de Kamara. Le 5"= bataillon de tirailleurs était avec de l'infanterie anglaise sous les ordres du général sir Colin Campbell, marchant sur If s hauteurs qui partent de l'extrême droite de la ligne qui couvre Balaklava.

)i Mes lrou))Cs n'ont pas trouvé de résistance; les avant-postes russes se sont repliés devant nous , et quelques-uns de leurs bataillons d'iufanicric, qui étaient sur la rive droite de la Tchernaïa, se sont retirés à mesure que, après avoir passé le torrent, je m'avançais avec la cavalerie légère anglaise pour reconnaître les cliemiiis conduisant aux plus fortes po'iliiuis russes el à la vallée de Baïdar.

)j Yers midi, j'ai repassé la Tchernaïa, et je me suis placé avec mes deux brigade", dans les bonnes positions d^ Kamara, dominant le torrent el occupant une hauteur très-voisine des positions russes à ma droite , la position la plus avancée qui soit occupée aujourd'hui. Mes troupes sont à la portée de l'ennemi, quoique incomplètes. »

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