LETTRE ADRESSÉE AU GÉNÉRAL DE PALIKAO
Orléans, 7 juillet 1871.
Mon Général,
Je crois de mon devoir de vous signaler un fait qui, arrivé le 4 septembre, prouve que vous avez raison de dire , dans votre lettre au général Trochu, que la présence à Paris des mobiles de la Seine devait faire naître des dangers et compliquer encore notre situation.
En effet , le 4 septembre , il y eut au camp de Saint-Maur un commencement de révolte; les mobiles voulaient marcher sur Paris , et ce commencement de révolte ne s'apaisa que lorsque le général qui les commandait eut consenti à laisser partir six délégués des bataillons , accompagnés d'un de ses officiers d'ordonnance. J'étais chez le général Trochu, lorsqu'ils arrivèrent à la tombée de la nuit. Cet officier d'ordonnance rendit compte de sa mission à l'officier d'état-major qui se trou-