LETTRE ADRESSEE AU GENERAL DE PALIKAO
vait présent. Je l'entendis très-disiinctement dire que les mobiles voulaient marcher sur Paris, parce qu'on leur avait dit que les troupes avaient tiré sur leurs frères, et qu'ils étaient délégués de leurs camarades pour connaître la vérité de la bouche même du gouverneur de Paris. Le général Trochu étant absent en ce moment, ils furent invités à l'attendre. Je ne sais ce qui s'est passé après mon départ.'
Vous avez encore bien raison de dire aussi, mon général , « Personne n'ignorait alors la confiance que l'extrême gauche accordait au général Trochu. «
M. Arago y était sans doute pour quelque chose; et lorsque ce général, dans son discours à l'Assemblée nationale, le 14 juin dernier, dit que, arrivé à l'hôtel de ville, au milieu de ces hommes qu'il voyait pour la première fois, excepté M. Jules Favre, il oubliait certainement que M. Arago lui avait fait une visite au Louvre entre neuf et dix heures du matin , le jour de son installation dans ce palais. J'étais dans le cabinet de service avec son chef d'état-major, lorsque M. Arago fut introduit par un huissier demandant à voir le général Trochu.
Je n'apprécie pas le fait, je le constate.
Si ces lignes vous paraissent de quelque intérêt,
mon général, vous pouvez les signaler; j'ai en-
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tendu le rapport de rofficier des mobiles , j'ai vu les six délégués, qu'il avait l'ordre de ne pas quitter.
J'ai vu M. Ârago, c'est une figure qu'on n'oublie pas.
J'ai l'honneur d'être, avec un profond respect,
Mon Général,
Votre très-humble et très-obéissant serviteur ,