‹ Histoire de la guerre de 1870-1871 (volume 4)Chapitre 18 sur 19 · I. 'excitation du public et l'irritation de · texte numérisé non relu

I. 'excitation du public et l'irritation de

l'armée étaient telles qu'il devenait douteux que le gouvernement put résister ou cri poussé jiour la guerre, même s'il était en mesure d'annoncer un succès diplomatique décidé. On sentait que lorsque l'article prussien paraîtrait dans les journaux du soir, il serait trèsdifficile d'ai'i'éter la colère de la nation, et l'on pensait générakment que le gouvernement se sentirait obligé d'apaiser l'impatience en déclarant formellement son intention de tirer vengeance de la conduite de la Prusse. (Dépèche n* 60.)

Le (jouvemement ne s'abandonna pas aux vivacités bcIlHjueuses de l'opinion publique; il en tint compte dans une mesure qui lui a paru se concilier

avec la dignité de la Prusse et le tnaiodeQ de la paix. Il chercha une combiaaisoa qui, en rendant inévocable le désistement qui nous était concédé, lui permît de le faire agréer par les Chambres et par le pays. Le 12 juillet, après s'être couvaincu qu'il devait une satisfaction plus coniplt'te au sentiment iirité de la nation, il s'en expliqua avec Tambassadeiir de Prusse, et il m'adressa la dépêche télégraphique par laquelle j'étais invité à demander au Roi l'assurance qu'il n'autoriserait pas de nouveau la candidature du prince de Hohenzollern. Pour bien apprécier le caractère de cette démarche, il convient de De pas oublier les recommandations que M. de Gramont me faisait le lendemain :

Dites bien au Roi, me télégraphiait-il le 13, que nous n'avons aucune arrière -pensée; que nous ne cherchons pus un prétexte de guerre , et que nous ne demandons qu'a sortir honorablementd'une difBculté que nous n'avons pas créée.

Quelques heures après il me mandait encore :

Faites un dernier efTort auprès du

Roi; dites-lui que nous nous bornerons a lui demander de défendre au prince de Hohenzollern de revenir sur sa renonciation. Qu'il vous dise : -•' Je le lui défendrai » , et qu'il vous autorise à me l'écrire, ou qu'il charge son ambassadeur de me le faire savoir, gela

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