‹ Histoire de la Guerre de 1870-71Chapitre 28 sur 101 · BATAILLE DE SAINT-PRIVAT · texte numérisé non relu

BATAILLE DE SAINT-PRIVAT

lard, clans son logement dePlappeville. Jarras fait seller les chevaux, le Maréchal ordonne qu'on se mette aux tableaux d'avancement, à ces paperasses que la mort, dans la même seconde, barrait de sang ! A trois heures et demie, il monte au Saint-Quentin, regarde du côté de sa gauche, vers l'aimant de Metz, puis va se promener. Aux aides de camp de Ladmirault, qui veut du renfort, de Canrobert, qui supplie, réclame à cor, à cri, des hommes, des canons, des cartouches, des cartouches seulement ! à Bourbaki qui demande des ordres, il oppose une placide inertie, rentre doucement vers sept heures. Le 6" corps est enfoncé, Saint-Privat pris, la bataille perdue. Que lui importe? Il a fait dans la journée reconnaître le terrain autour de Metz, sous le canon des forts. Aux officiers navrés de Ladmirault, de Canrobert, accourant encore, il déclare : « Nous devions partir demain matin. Nous partirons ce oir. Voilà tout. »

12000 Français et 20 000 Allemands jonchaient le sol. Metz était investi, lui-même coupé de la France. Pour la défendre, plus rien que les vaincus de Wœrth et quelques mobiles.

Voilà tout!

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