‹ Histoire de la Guerre de 1870-71Chapitre 37 sur 101 · BATAILLE DE SEDAN · texte numérisé non relu

BATAILLE DE SEDAN

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trois fois chasseurs d'Afrifiue, hussards et chasseurs de France s'élancent, se ralHent, repartent. Ils vont s'engoulFrer sur les pentes rapides, à travers l'ouragan des balles. Les petits chevaux arabes jonchent le sol de leurs tas blancs. La moitié de la division est tombée pour ne plus se relever, le reste tournoie épars. A Ducrot qui lui demande de charger encore, le général de Galliffet répond: « Tant que vous voudrez, mon général, tant qu'il en restera un ! » Et sur la pointe de la Marfée, Guillaume s'écrie, devant l'inutile et glorieuse chevauchée : « Oh les braves gens î »

Les Prussiens tiennent maintenant la crête de Floina:, emportent le calvaire d'Illy, malgré Douay qui, furieux, s'y est jeté en désespéré. Ils enserrent le bois de la Garenne. De toutes parts on fuit l'aiïreux plateau. On se rue vers Sedan, où dans les fossés, dans les rues, la cohue s'écrase. Une première fois, Napoléon, vers deux heures et demie, a fait arborer le drapeau blanc, abattu aussitôt. Il envoyait en même temps Lebrun à Wimpffen, pour lui faire signer une demande d'armistice. Mais Wimpffen, fou de douleur, court à la recherche de quelques braves. Percer! Il faut percer quand même !... Avec Lebrun et quelques généraux, il entraîne 2 000 hommes au delà de Balan, va se briser enfin contre les Bavarois. Une poignée de cuirassiers à la même heure essayait de trouer, du côté de Gazai.

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