LES DEUX NATIONS
réjouissait des hécatombes. Génie dur, pratique, àrae et visage de proie. La haine de la France et le mépris de l'humanité faits homme. Non grand homme, mais grand Prussien.
Il promit tout, sinon le lihin français. Lui, n'aurait « aucune difficulté à céder à la France le pays entre Rhin et Moselle... mais le Roi !... » du moins toutes les compensations qu'on voudrait, la Belgique, par exemple, ou le canton de Genève... Et, l'heure de la guerre autrichienne sonnée.
Napoléon, hypnotisé, tergiversant, se tint coi.
Une armée prussienne, que le moindre rassemblement sur notre frontière eût retenue, entrait en Hanovre, dans la Hesse, en Saxe. Rassuré sur sa base d'opérations, le gros des forces fonçait en Bohême, remportait l'étonnante victoire de Sadowa, marchait sur Vienne. L'Autriche, en moins d'un mois, était à bas. Le traité de Prague dissolvait la Confédération germanique, donnait à la Prusse la haute main sur les États allemands jusqu'au Mein, groupés sous le nom de Confédération du Nord, et lui reconnaissait, outre le Holstein contesté, cause de la lutte, le Slesvig, le Hanovre, la Hesse, le duché de Nassau, et Francfort.
Coup de foudre, qui retentit longuement à Paris Qu'on n'allègue même pas, pour justifier notre non-intervention, l'expédition du Mexique et les forces qu'elle absorbait I Nous n'y avions pas 28 000 soldats. Les esprits clairvoyants, dès lors, envisagèrent la collision future. Napoléon avait eu beau voir accepter sa tardive médiation,