‹ Histoire de la Guerre de 1870-71Chapitre 64 sur 101 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Batailles de Loigny (2 décembre) et d'Orléans (3 et 4 décembre). — Écrasement de la première armée de LA Loire.

Le 30 novembre, une dépêche urgente de Trochu arrivait à Tours. La fatalité voulait qu'elle eût subi dix jours de retard, revînt datée de Christiania (Norvège) où, entraîné par des courants, était allé tomber le ballonposte parti le 24 novembre. Cette dépêche annonçait la grande sortie de Ducrot, réclamait une action immédiate.

Freycinet, le soir même, court à Orléans. Cette fois, coûte que coûte, on se doit d'agir. C'est assez qu'à plusieurs reprises d'Aurelle ait laissé échapper l'occasion favorable. Il y va maintenant de la plus impérieuse nécessité. Sans doute, c'est à toute l'armée de Frédéric- Charles et du grand-duc qu'on va se heurter. Le premier est en effet concentré autour de Pithiviers, le second est à cheval sur la route d'Orléans à Paris. N'empêche, adieu le camp retranché, où l'on patauge depuis trois semaines. Il faut marcher au-devant de Ducrot, de Paris.

Et puis, quoi ? Ne dispose-t-on pas de cinq corps d'armée? Freycinet rend à d'Aurelle la libre disposition du 18*^ et du 20'". Il est vrai que ce dernier est, depuis Beaune-la-Rolande, bien entamé, que Crouzal, son chef, désespère. Mais la foi de Freycinet est vivacc : il ne sait pas, comment devinerait-il que rarniée de la

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