BATAILLE DE PONT-NOYELLES
l'espoir dans tout le pays : Le Havre respira. Le 13, une colonne volante, général Lecointe, surprenait la petite garnison de Ham (210 hommes) ; deux colonnes allemandes
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BATAILLE DE POiST-^OYELLES OU DE L HALLIE \^li> décembre).
Les flèches indiquent la direction des attaques allemandes. La ligne ponctuée indique le front de bataille de l'armée française.
rebroussaient chemin, et déjà Faidherbe se proposait de reprendre Amiens. Mais, IManleulïel se concentrait en hâte. Faidherbe jugea préférable de l'attendre sur les
collines qui surplombent l'Ilallue. Il occupait aussi, postes avancés aux pieds des hauteurs, les villages qui bordent le ruisseau : Bavelincourt, Pont-Noyelles, Daours, le 22'' corps tenant la droite, le 23'' (Paulze d'Ivoy), la gauche.
La bataille, engagée à onze heures, durait encore à la nuit. Si vers quatre heures les Prussiens avaient emporté la ligne des villages, nulle part ils n'arrivaient à mettre le pied sur les hauteurs, et lorsque vint l'ombre, ils subirent un vigoureux retour offensif; les divisions du Bessol. Derroja et Moulac, un moment, pénétraient dans tous les lieux qu'elles avaient dû abandonner et, refoulées encore, ne cédaient Pont-Noyelles qu'après un acharné combat, gardaient du moins Bavelincourt.
L'armée du Nord, le soir, campait sur ses positions, toujours maîtresse de la ligne des hauteurs, 900 Allemands hors de combat, contre des pertes doubles de notre part, prouvaient la violence de la lutte. Quelques mobilisés avaient pu lâcher pied, les recrues de Faidherbe n'en avaient pas moins montré entrain et fermeté. Mais une nuit sans feux, par un froid de 8 degrés, et sans vivres que du pain gelé, aggravait les fatigues du jour. Faidherbe, au matin, crut bon d'opérer sa retraite. Quelques volées d'obus, un déploiement de tirailleurs suffirent à masquer le mouvement, (jui s'accomplit dans un ordre parfait. Quand les Allemands s'en aperçurent, Faidherbe, hors de vue, ralliait Arras. Dures heures, par ce froid qui suspendait des glaçons aux barbes, par ces routes de neige balayées d'un vent ûpre, et où beaucoup semaient leurs semelles de carton, marchaient pieds nus...
Paris cependant com[)tiiil les jours.
Le 5 décembre, au lendemain de la Marne, une lettre de Moltke, faisant partdu désastre d'Orléans, avaitseniblé