‹ Histoire de la guerre du PacifiqueChapitre 12 sur 28 · Voir le tome I, page · texte numérisé non relu

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3. Les lois de Thumanilé proscrivent encore Fusage des moyens d& destruction qui, d'un seul coup, et par un procédé mécanique, abattent des masses entières de troupes, et qui, en réduisant l'homme au rôle d'un être inerte, augmentent inutilement l'effusion du sang ». — Hefftbb» ouvrage cité, § 125.

retranchements des environs de Lima, les mines de dynamite dont quelques-unes pouvaient être allumées au moyen de (ils électriques qui partaient d'un hôpital placé sous la protection de la Croix Rouge, ce qui était contraire à la loyauté avec laquelle on doit faire la guerre.

Enfin si le droit des gens autorise aujourd'hui certains moyens de destruction contre les navires de guerre, comme les torpilles, il semble exiger dans leur emploi, de la part des belligérants, un acte d audace dans lequel celui qui les applique expose sa vie, et non pas un acte de lâcheté, comparable à celui d'empoisonner les eaux d'une source.

Tandis que les Chiliens bloquaient le Callao, leurs chaloupes entrèrent audacieusement dans le port, et allèrent appliquer des torpilles aux navires ennemis, en s'exposant à tous les dangers qui pouvaient résulter d'une semblable entreprise. Les Péruviens employèrent aussi les torpilles, mais d'une manière bien diffférente; ils les lançaient à la mer comme des bouées flottantes, ou bien les cachaient artificieusement dans de petites embarcations sans y laisser aucun homme qui pût courir le moindre danger.

S'il est vrai que dans presque toutes les guerres, même dans les opérations entièrement licites, on commette quelques transgressions plus ou moins graves -du droit international, ce qui par cela même leur vaut quelque atténuation, on doit condamner absolument les violations du caractère de celles que nous venons de signaler.

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