‹ Histoire de la joyeuseentrée de Brabant et de ses originesChapitre 17 sur 82 · CONFIRMATION DES PRIVILÈGES DES ECCLÉSIASTIQUE · texte numérisé non relu

CONFIRMATION DES PRIVILÈGES DES ECCLÉSIASTIQUE

Outre la confirmation générale des privilèges et la fameuse clause de refus de service, que nous étudierons dans un chapitre spécial, le duc Wenceslas confirme encore, d'une manière particulière, les privilèges el les droits des bonnes gens des couvents de Brabanl.

Article 26. Il promet de garder fermes el stables toutes les chartes el tous les privilèges scellés en leur faveur par le duc Jean 11/ et ses prédécesseurs, les confirmant et les ratifiant dans leur entière teneur.

MÉMOIRE SIR I/A.NCIENNE

Pour expliquer celle clause loule parliculière relative aux gens d'Eglise, il faut, pensons-nous, remonter aux fails qui ont amené Wcnceslas sur le trône du Brairont. Les villes s'étaient confédérées et avaient hautement proclamé leur intention et leur volonté de rester unies sous le môme souverain, pourvu qu'il respectât leurs droits et leurs privilèges. La noblesse brabançonne avait adhéré à l'acte d'union. Les ecclésiastiques, s'ils n'avaient pas fait d'opposition, n'avaient pas davantage donné signe de vie dans cette affaire. Nulle part on ne trouve de trace de leur intervention dans celte situation spéciale du duché de Brabant. Comme les droits de la noblesse résultaient plutôt de la nature même de la société d'alors que de concessions ducales, il s'ensuivait que le clergé seul n'avait pris aucune précaution particulière pour ses privilèges. Cependant les ducs de Brabant avaient promis de les maintenir pour eux et leurs successeurs. Lié par les promesses faites par ses devanciers, Wenceslas, croyons-nous, octroya l'article 26 pour plus grande sûreté des gens d'Église el pour qu'on ne pût leur opposer aucune exception.

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