‹ Histoire de la joyeuseentrée de Brabant et de ses originesChapitre 46 sur 82 · INDIVISIBILITÉ DR L'ÉTAT. — UNION DU MMBOURG, ETC · texte numérisé non relu

INDIVISIBILITÉ DR L'ÉTAT. — UNION DU MMBOURG, ETC

La promesse d'union de la Gueldrc et de Zulphen , que Marie de Bourgogne avait faite aux étals de Brabanl, ne fut pas longtemps exécutée pacifiquement. Adolphe de Gueldre était parvenu à soulever le peuple et la noblesse de celle eontrée en sa faveur; il mourut bientôt devant Tournay, laissant un fils, Charles, au nom duquel sa sœur Catherine gouverna le duché. La régente déposa tous les officiers brabançons et fil prêter serment au jeune prétendant 1 . Les Brabançons durent entrer en campagne presque immédiatement après le mariage de leur duchesse. Le sort des armes leur fut favorable; car, en 1481, Marie eut la joie d'être inaugurée comme duchesse de Gueldre et comtesse de Zulphen. Après sa mort, Maximilien fut également reconnu comme souverain de ces pays.

Mais tout cela ne dura que jusqu'en 1492. Charles de Gueldre, qui avait été cinq ans prisonnier en France', revint tout à coup et se fil reconnaître dans tout le duché : Grave et le pays de Cuick seuls restèrent fidèles au duc Maximilien. De là la promesse de l'article 9 de l'acte principal de la Joyeuse- Entrée de Philippe le Beau, que Grave et Oyen avec leurs appartenances res-

1 Manuscrit cité dr Wynanls *ur tic Pape, sous l'article ÎK), pour tous les faits de ce paragraphe.

290 MÉMOIRE SUR L'ANCIENNE

teront unis au Brabant, et que, quant à Oycn, qui esl pour le moment hors des mains du duc, il le réunira de nouveau au duché comme il l'a été.

Cet arliclc se maintint dans toutes les Joyeuses-Entrées postérieures , sauf la clause additionnelle suivante, ajoutée depuis Philippe II : zoo verre als naer reghten gebeuren mach , quoique depuis 1545 les princes ducs de Brabant possédassent paisiblement le duché de Gucldre et le comté de Zutphen. Philippe le Beau parvint à réunir la place de Oycn à ses Etats; car, par l'article 1 er de son addition, il promet : que les pays et ville de Grave, le pays de Cuick, Kessel, Oyen, resteront à jamais unis et incorporés an Brabant, et que tous leurs habitants auront commun ressort au conseil de Brabant sans en être en aucune manière séparés.

Ce ressort au conseil de Brabant, comme juridiction supérieure, n'était que la conséquence naturelle de l'union de ces pays au Brabant. Ceux de Cuick et de Grave le contestèrent cependant vers les années 1547 et 1518; mais ils furent déboutés de leurs prétentions par une sentence définitive portée sur l'avis du conseil privé, d'État et des finances.

Cet article se maintint dans toutes les Joyeuses-Entrées.

Page 1