De Cal li Ères sif^iialp avec admirali
on l'usapcdnn duc qui êtaitm
inislrcde France
SCS fins de lelLres. raisanl .
fussent toujours li.Vs au corps, - afin
lie tomber en cadence A la s<
inscription ordi-
iiaire -. Il c»neitl<^rai( que - c'ùloil un
respect qu'il oroyoit devoir e
lu Boy » {Bon tl
maijf.uï.,ï20-ïîn.
AUTRES EFFETS DE L E8PBIT DE POLITESSE '.IVi
i46; cf. Bon et tnaav. us., 22i; v. Schenk, 160), et du même coup institua une comparaison en règle entre très obéissant, très acquis, très humble, très obligé, etc.
Il est juRte d'ajouter que, pour éviter tout ce formalisme, on avait le précieuse re,ssource d' " écrire en bitlct ». C'était le refuge où on se sauvait, comme ces petites chambres des palais fastueux oîi les plus grands allaient chercher le temps de vivre, de respirer, et d'aimer à l'aise. Cette manière d'écrire en billet était récente. « Elle ne fut pratiquée d.ins les comraencemens, dit la Chétardie, que par les Personnes qui s 'é cri voient, par exemple, de Paris à Paris; même, pour l'ordinaire, elles s'écrivoient en tierce Personne. Ces Billets-là, la plupart du temps, n'étoient point signez, et on se contentoit de linir par un je suis tout à vous, ou quelque chose de semblable » (o. c. , i" pari., 132-133). Mais << comme les Lettres ont quelque chose de plus gesnant, et qu'elles assujettissent à des distinctions, qui obligent les Personnes inférieures à traiter les autres avec plus de respect, soit en laissant plus d'intervale entre l'inscription, et la première ligne, ou en donnant par exemple, du tres-humble, et Ires-obeïssant Sernileiir, k des Personnes qui se contenteroient de vous donner du tres-humble ; la plupart des Gens, pour éviter cette distinction, se sont avisez d'écrire en Billet, et on n'écrit presque plus d'une autre manière » (Id., Ib., i" part., 133-135 ; cf. Grimarest, Conint. de Lett., 122).
Le vous et i.e tu '. — L'usage du tutoiement était si complètement abandonné au peuple que j'ai à peine besoin d'en parler. Nous n'en usons, dit Maupas, qu'à l'endroit de nos sujets et inférieurs, ou par dédain et courroux, ou bien '< à nos priuez amis, pour vne priuauté et familiarité tres-estroitte » (124)-.
Kn public il n'esL point poly, De s'eiitretutoyer sans cesse.
(Coulangea.CAana., II, U, 1694).
La mode, par moments, amena quelques dérogations à cet usage. Précieuses et petits- mai très se tutoyaient parfois (Voir Mol., V, 49.^ et suiv.. Mis., a. 1, se. 3, et cf. Belleg., Bcfl. sur le rid., 449). Mais Clilandre et Acaste ne firent pas autorité, A Port-Royal, les
1 . Je croÎR devoir joindre â ce qui priicède ces quelques observations, qui se rapporlent elles aussi i la politesse ei à l'titiquettc. i. Vuir Moli'^rc, Ma., éd. Livet, 141. L'annotateur renvoie aux Fâcheux, a. I,
enfants, habitués à se prévenir d'honneur les uns les autres, ne se tutoyaient jamais, S'"-Beuve l'a déjà noté.
En s'écrivant, on gardait les mêmes formes que dans la conversation. Le tutoiement de Patru et de Perrot d'Ablancourt, de La Fontaine et de Maucroix (La Font . , IX, 342), est chose exceptionnelle, Même en famille, on s'en gardait. Colbert tutoyait son fils, non son frère. Et bientôt Grimarest y vei-ra une manière grossière de s'entretenir, bannie du bel usage ' , « On ne dit jamais ia nj toi/ en François, affirmait déjà de l'Kstang : il n'y a qu'un maistre qui puisse dire lu ou toi/ h son valet, qu'il doit même traiter de vous en lui écriuant. La ciuilité dont toute nôtre langue est remplie, me dispense d'en apporter des exemples, parce que ce seroit chose superflue. Je diray seulement icy en quelles rencontres on peut dire (oy, en parlant, ou en faisant parler quelquvn. On peut dire ïoi/ lors qu'on tait parler deux égaux, pour marquer ou leur grande familiarité, ou leur grande affection ; lors qu'on fait parler quelqu'vit, ou auec grande indignation, ou auec grande haine : lors qu'vn homme est fort en colère ou qu'il parle auec mépris contre quelqu'vn, lors que Dieu, vn Ange ou vn Prophète parle aux hommes: lors qu'on fait parler vn barbare, ou vn homme fort inciuil, pour marquer son inciuilité : lors qu'on parle à vn homme mort, ou qu'on le fait parler luyméme : et lors qu'on se parle ii soy-méme, à son nme, ou à son corps, ouà unapartie de soy-méme » (Z>e /a Traduction, 1660. 57),
Dans ces conditions, le tutoiement, fréquent dans la langue littéraire, y prend des caractères fort divers. Les personnages des tragédies de Corneille se tutoient fort souvent, ainsi Chimène dit » son amant : Sors vaini/ueur d'un combat dont Chimène est le priu;. Et le roi dit de même au héros : IMaae faire le temps, ta vaillance et Ion roi. Ce n'est pas là évidemment une marque de respect, tandis que là où Boileau s'adresse à Arnauld, à Guilleragues, au Grand Roi, en les tutoyant, ce tutoiement n'implique aucune familiarité, tout au contraire. D'une et d'autre façon, il paraissait choquant â plusieurs. Subligny ne pouvait accepter que l'amitié eût amené deux rois !» tant de familiarité (Fol. Quer., Pref., la). Et de fait les héros de Hacine sont d'ordinaire plus cérémonieux. Corneille, lui, a corrigé en différents endroits son texte primitif d'après la mode.
Les partisans du tutoiement respectueux eurent aussi à se
I. <i Enla pratiquant, ajoulc-l-il. on parle comme le Peuple : c'est mËme un langage <|ui répugne, et qui a ne» conséquences, quand il est écrit ; on ne risque rien de se rcnrermer dans celui des honncttîs gens ■ {Comm. <le Lelt., HO).